01/06/2026
📌[Colloque] "L’honneur de la magistrature" (Cycle : "Justice et honneur")
🕰️Rendez-vous lundi 15 juin de 16h à 18h.
📝Inscrivez-vous pour assister au colloque à la Cour >> https://www.courdecassation.fr/agenda-evenementiel/lhonneur-de-la-magistrature
La place de l’honneur et les professions judiciaires
L’honneur est multiple dans l’histoire, renvoyant tout d’abord aux qualités personnelles des individus dont la plus représentée est souvent le courage. Mais, elle donne aussi une place importante aux qualités morales comme la loyauté, la probité, l’honnêteté. C’est par ces qualités que les professionnels de la justice sont distingués dès le Moyen-Âge.
La place donnée à l’honneur dépend aussi des représentations sociales qui peuvent varier d’une époque à l’autre, d’une culture à l’autre. Il en va ainsi de l’existence de valeurs sociales que l’on retrouve dans de nombreuses communautés.
La justice a de tout temps dû répondre aux déviances sociales de l’histoire dont le crime d’honneur, les infractions par le sang font partie. Sous l’Ancien Régime, c’est même un principe enraciné dans la société. Il est défendu dans l’Esprit des Lois qui fait de l’honneur le principe du gouvernement monarchique.
Ensuite, l’honneur devient un droit fondamental protégé par le Code civil, garantissant le respect de la dignité humaine tout au long de la vie des individus.
Depuis leur origine, les professions judiciaires ont eu à aborder cette notion complexe de l’Honneur que le droit a traduit à différentes époques et dont le sens s’est étendu de façon très importante lorsque les droits des individus ont été protégés. Ainsi, des serments, de la probité des acteurs en justice, le droit a étendu leurs prérogatives pour intervenir lors des troubles causés à l’honneur mais aussi pour réparer les personnes injustement déshonorées.
L’honneur peut ainsi se perdre (peine de mort, prostitution, faillites commerciales, condamnations pénales, prison, maladie). La justice répare également les injustices (réhabilitation des condamnés à mort) révise sa position (condamnation pénale) et de nos jours, confrontée à l’évolution des nouvelles technologies et le développement des réseaux sociaux, intervient pour rétablir les valeurs d’une société confrontée à la diffamation et à la dénonciation de conduites non conformes.