15/11/2024
EN FIN, MON OPPOSITION DE FOND À CANDIDE ARMAND-MARIE AZANNAI
Je ne reviendrai pas sur la qualité et la pertinence des analyses du Président du Parti Restaurer l'Espoir, ancien Député, ancien Ministre, homme politique consommé des 40 dernières années dans le landernau politique béninois.
Candide Armand-Marie Azannai a le pedigree et l'expérience avérés au profit de sa dissection de la situation politique au Bénin.
Il y opère, avec minutie, un examen chirurgical éloquent; le verbe et la syntaxe à l'appui, par l'entremise du discours en camouflage du Président de l’Assemblée nationale, Louis VLAVONOU.
Par l'occasion, il s'installe dans un bloc argumentaire à quatre pièces, pour extirper des allégations d'une tentative de coup de force, la maligne et perverse manipulation des institutions aux fins de conserver un pouvoir personnalisé.
Dans ce registre de traitement des faits politiciens, Candide Armand-Marie AZANNAI est un exégète et un sachant dont la parole aurait suffit pour emporter adhésion à sa cause.
Et pourtant!
La quatrième et dernière partie de l'opération linguistique de destructuration du coup de force imaginaire, prend une orientation de cause personnifiée qui réduit, voire entache, la cause d'intérêt général clamé.
A l'énoncé de l'objectif prévu à ce niveau d'intervention, on se demande si le principal n'est pas de sauver le soldat Olivier BOKO, et par effet de proximité, Oswald HOMEKY.
“MON MOT D'ORDRE DE SOUTIEN À OLIVIER BOKO ET CONSORT”...
sonne plus comme un appel à une cause individuelle plutôt que la défense d'un principe d'action qui est jusque là, le fil conducteur de l'opération de démystification d'une supercherie.
Bien entendu que Olivier BOKO, comme toute personne prise dans les griffes d'une machinerie politique, mérite défense au nom du respect de l'équité; mais un appel à sa cause au nom de l'amitié repositionne la prise de position dans un acte intuitu personae.
La qualité et les relations entre Candide Armand-Marie Azannai et Olivier BOKO,que l'on pourrait subodorer entre les lignes, ne sont-ils pas plus le déclencheur qu'une dénonciation de pratiques abusives qui concerneraient un individu lambda?
Je ne ferai pas ici de procès de motivations à M. Candide Armand-Marie Azannai, mais je me demande sur quels éléments de démarcation repose la présomption que M. Olivier BOKO, par une supposée prise de distance avec le système de la Rupture, représenterait l'effondrement dudit système?
Vouloir tracer son propre chemin dans la conservation du même pouvoir n'est pas un désaveu du pouvoir dont M. Olivier BOKO jouit des privilèges sans prérogatives ni titre officiels.
Les supputations d'intention, jamais assumée par M. Olivier BOKO, ne suffisent pas pour en faire une incarnation de volonté politique à laquelle l'appel au soutien se justifie.
Il est extrêmement dangereux, voire périlleux, de forcer des soutiens populaires sur des malentendus de cause.
Plus clairement, M. Olivier BOKO n'a jusqu'alors, de façon publique et franche, affiché aucune distanciation, encore moins un désaveu, du pouvoir de Patrice TALON, pour en représenter un allié aujourd'hui pour ceux qui s'évertuent pour le retour de l'ordre constitutionnel de février 1990.
Le détournement des institutions et des moyens de l’État aux fins de régler des querelles de clan est à dénoncer et à combattre; mais cela ne doit pas occulter la nécessité du devoir d'inventaire.
C'est un devoir de mémoire pour ne pas se tromper de cause.
Charly Teddy
10/11/2024.