14/11/2021
Le cas Barth : une énième forfaiture du «macky »
La démocratie sénégalaise est en mal, en crise, elle est malade, en un mot, elle est prise en otage par un gouvernement de dictateurs. Ce régime dictatorial a rompu avec les principes fondamentaux d’une bonne démocratie (la liberté d’opposition et l’existence de débats contradictoires).
Aujourd’hui, c’est avec une grosse désolation et frustration que nous assistons à une
énième tentative de liquidation d’un adversaire politique.
De prime abord, comprenons que l’acharnement sur Barth, candidat à la mairie de Dakar, s’inscrit dans une suite logique des œuvres anti-démocratiques et anti-républicaines du régime Faye-Sall. C’est connu de toutes et de tous, Macky et son régime n’aiment pas la confrontation, voire la divergence des opinions. De ce fait, depuis son accession au pouvoir, la démocratie ne cesse de connaître des coups et agressions. Nous assistons à une démocratie à l’agonie dans la mesure où les libertés fondamentales sont bafouées. Le Sénégal, jadis, était une vitrine de la démocratie et fascinait les autres pays de la sous-région. Ces acquis démocratiques constituent un levier sur lequel repose le vivre en commun de notre société.
Nous constatons avec amertume le fait que le régime foule au pieds nos libertés et droits
fondamentaux. Dans une volonté d’acquérir un troisième mandant, Macky et ses comploteurs usent de tous les procédés mêmes les plus anti-démocratiques. Le mot d’ordre est clair et précis pour eux: c’est d’éliminer purement et simplement toute voix dissidente. Cette manière de procédé, dans l’exercice du pouvoir, renvoie à la dictature. C’est ainsi que bien avant l’affaire Barth, nous avons connu des cas similaires notamment la tentative de liquidation de l’ancien idylle de Dakar, Khalifa Sall . Vous l’aurez compris, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.
S’il se trouve qu’aujourd’hui beaucoup de sénegalais.e.s crient au scandale et à la forfaiture dans le cas Barth, c’est qu’ils ont appris et intégré les récentes forfaitures orchestrées par l’actuel locataire du palais. Le régime de Macky use de l’appareil étatique pour contenir, contrôler et liquider les adversaires politiques. Nous l’avons tous vécu lors des récents évènements de mars dernier la manière dont la justice s’est très vite auto-saisie en un laps de temps dans une volonté manifeste de liquider un homme politique.
Pendant ce temps, certains dossiers dont le cas des faux billets, en guise d’exemple, ont un traitement privilégié. C’est là où se situe notre crainte et inquiétude en ce sens que nous assistons pour la plus part des cas à une instrumentalisation de la justice. Cet adage
wolof « coumba amoul ndeye ; coumba am ndeye » illustre à bien des égards les agissements du régime actuel.
Nous fustigeons avec la dernière énergie cet état de fait et appelons au sens de
responsabilité pour la paix et la quiétude dans le pays. Il nous semble de manière assez évidente que le Sénégal doit renouer avec cette posture de référence en matière de démocratie au niveau international. Macky Sall et ses acolytes doivent comprendre que le pouvoir appartient au peuple. Aucun régime quel qu’en soit sa force, ne saurait étouffer une volonté populaire.
Alpha Oumar Diallo, coordonnateur des FDS- France.