27/04/2024
Les pro et les anti-sémites
L'histoire, comme cela lui arrive souvent, est en train de bégayer !
Traiter d'anti-sémites ceux qui, dans les universités américaines, manifestent contre ce qui est en train de subir les Palestiniens de Gaza et sont ainsi considérés comme des pro-Hamas, c'est, franchement, aller trop vite en besogne, pour moi qui voit cela de ma capitale où règnent les poubelles et le délestage et où manque cruellement l'eau.
Quand on a salué la création de l'état d'Israël en 1947 on ne pouvait pas être plus pro-Sémite. Et, comme à cette époque, nous sommes tous des pro-Sémites et avions salué avec respect le comportement des palestiniens qui avaient accueilli ces juifs errants !
Nous ne savions pas que certains de ces juifs, tel le sinistre Netanyahou, allaient devenir les ultras d'aujourd'hui qui, après avoir créé des colonies en Palestine, habitées aujourd'hui par des colons, quel mot sinistre, continuent encore à le faire, et traitent les résistants palestiniens de terroristes...
Telles devraient être les questions fondamentales que chacun de nous devrait se poser aujourd'hui devant ce qui se passe à Gaza. Et c'est une page d'histoire mondiale : A partir de quand, de résistant devient-on terroriste ? A partir de quand et de quoi devient-on antisémite ?
L'histoire de la France occupée, entre 1939 et 1945, devrait nous interroger. Le français, occupé, qui s'était retranché dans l'arrière-pays, très vite appelé maquis, avait d'abord été considéré par le gouvernement de Vichy et l'occupant allemand de terroriste.
Puis il était devenu maquisard puis résistant avant d'être considéré comme étant le libérateur et fêté comme il se devait par toute la France.
N'oublions pas que cette France-là avait, tout de suite, commencé à oublier le tirailleur sénégalais, comme le soldat malgache, que l'on avait sciemment enlevés de la troupe des libérateurs de Paris ...
Il avait d'ailleurs été très vite rapatrié au Sénégal pour ne pas le payer comme tous les anciens combattants français parmi lesquels, avaient certainement pu s'intercaler quelques pro-nazis des premières heures, devenus, par opération du Saint-Esprit, des farouches libérateurs.
Pour le monde de demain, nous devons réfléchir sur l'évolution des discours de Macron et de Bayden, entre celui du début du drame de Gaza, prononcé avec de forts mouvements de menton et ceux des derniers jours, presque larmoyants.
Comme nous devrions sérieusement réfléchir sur les causes réelles du drame malgache des dernières années et d'aujourd'hui et sur les solutions qui devront être, tôt ou t**d, apportées pour ramener la sérénité et le progrès social dans notre pays.