29/11/2025
LIBÉRATION DE BOUALEM SANSAL : L’INFANTILISME DES MILITAIRES ALGÉRIENS
Boualem Sansal va enfin retrouver la liberté qui lui a été arbitrairement et scandaleusement confisquée le 16/11/2024.
Il a été arrêté pour un délit d’opinion qui, en démocratie, n’aurait jamais existé. Mal en a pris aux généraux qui se sont très vite rendu compte qu’il n’y avait pas de prison assez grande pour contenir un homme de sa stature.
Pour autant, il ne fallait surtout pas qu’Alger donne l’air de céder aux pressions françaises qui exigeaient sa libération immédiate et inconditionnelle. Boualem était l’otage des tensions diplomatiques entre les deux pays. La justice, en dictature, n’est pas une institution au service du droit, mais un instrument contre la citoyenneté.
Même la libération de Sansal par une “grâce” présidentielle est une vaine tentative des militaires de ne pas perdre la face. L’Algérie, qui vient de passer en pertes et profits 50 ans de guerre insensée contre le Maroc par Polisario interposé, essuie un autre revers avec la libération de notre écrivain. Cela met à nu le terrorisme d’État qui sévit dans ce pays et le caractère arbitraire de la répression politique à laquelle sont soumis ses opposants, et particulièrement les militants kabyles.
La Kabylie exprime son soulagement pour cette libération et salue, à travers elle, la victoire de la liberté sur la dictature.
L’incarcération de Sansal avait le mérite de jeter, pour un temps, un éclairage particulier sur les prisonniers politiques kabyles qui, je l’espère, continueront de bénéficier de l’attention de l’opinion internationale pour qu’à leur tour ils soient libérés.
C’est parce qu’il n’y a pas de geste d’apaisement en leur faveur et en direction de la Kabylie, c’est parce que le MAK n’a pas d’interlocuteur valable au sein des décideurs algériens que la date de déclaration d’indépendance de la Kabylie est fixée pour le 14 décembre prochain.
Le combat pacifique kabyle continue.
Vive la Kabylie libre et ind