02/03/2026
Du cœur de Montpellier, le petit train s’élance,
Sifflet cristallin qui danse dans l’azur.
La vapeur en volutes, telle une douce lance,
Trace un chemin de rêve où le soleil murmure.
Sur les étangs miroitants frissonne la faune,
Roseaux et nénuphars jouent avec le matin.
Chaque rail est un chant, chaque roue qui résonne
Fait vibrer l’air léger d’un parfum marin.
Les pins se courbent, complices de la vapeur,
Et les fleurs s’inclinent au souffle du chemin.
Le train, comme un cœur, bat au rythme des heures,
Répand son petit monde en éclats cristallins.
Puis la mer s’ouvre enfin, vaste et caressante,
Les vagues en dentelle embrassent le rivage.
Montpellier s’éloigne, Palavas s’avance,
Et le soleil en or illumine le passage.
Petit train de vapeur, lien entre terre et flots,
Tu portes les regards, les rires et les échos.
Sur ton sillon léger, faune, flore et lumière
Se donnent rendez-vous sous le ciel de la mer.
Poème de Charles LANRAS