Collectif Antifasciste Orléans

Collectif Antifasciste Orléans Méchamment Anticapitaliste
Contre le confusionnisme
Toujours Antifasciste!!!

23/05/2026

À l’occasion de l’organisation de la Marche des fiertés d’Orléans, prévue pour ce samedi 30 mai, Les Clitoriciennes proposent une émission afin de mettre en avant cet événement annuel, mais aussi le questionner. La Marche des fiertés, dite « Marche de l’égalité contre les LGBTphob...

Luttons au-delà de l’égalité (Appel pour un cortège de lutte au sein de la Pride d'Orléans partie 3/3)Aujourd’hui nous s...
21/05/2026

Luttons au-delà de l’égalité (Appel pour un cortège de lutte au sein de la Pride d'Orléans partie 3/3)

Aujourd’hui nous souhaitons continuer à honorer notre histoire et faire face à ceux qui menacent ou manipulent nos existences. Nous ne demandons pas une égalité théorique.
Nos luttes sont des luttes contre le contrôle des corps, contre les normes qui nous
assignent, nous disciplinent, nous isolent et nous rendent plus vulnérables.
Elles prennent ainsi tout leur sens en se liant aux luttes antiracistes, anti-impérialistes, anticapitalistes et antifascistes. Les violences qui frappent les personnes LGBTI+ ne sont jamais isolées : elles s’inscrivent dans des systèmes plus larges de domination.
C’est pourquoi nos revendications sont claires :

- Nous exigeons que cessent les politiques de contrôle des corps et des sexualités
- Nous combattons celleux qui souhaitent que nous vivions caché·es et dans la peur et luttons contre les violences LGBTIphobies physiques, morales et
systémiques.
- Nous exigeons des conditions matérielles d’existence dignes pour toustes, en particulier celleux d’entre nous qui subissent des oppressions multiples.
- Nous rappelons que l’institution policière est une source de violences et de répression pour les personnes LGBTI+, racisé·es et précaires.
- Nous refusons l’homonationalisme, le pinkwashing et toutes les formes d’instrumentalisation de nos existences par des pouvoirs impérialistes et coloniaux qui, sous couvert de nous défendre, renforcent en réalité le racisme, le nationalisme, le capitalisme et l’ordre patriarcal.
- Nous affirmons notre opposition à la militarisation de la société qui poussent à transformer nos utérus en usines à bébés et nos enfants en chair à canon.
- Nous luttons contre les violences enfantistes et la domination adultiste.
Spécifiquement, nous défendons les droits des enfant·es LGBTI+ et en particulier trans et intersexes. Nous dénonçons la mainmise du corps médical, des parents et des adultes en général sur le corps des enfant·es.
- Nous luttons pour des transitions libres et gratuites pour toustes à tout âge, sans juge ni psychiatre.
- Nous luttons pour le tout-Sécu dans un système de soin par et pour les patients, où le corps médical n’est plus une autorité de contrôle du corps des patients.
- Nous luttons pour une revalorisation de l’AAH, du RSA, de l’allocation chômage et du SMIC.
- Nous luttons contre l’hétéropatriarcat qui ne sert que les intérêts capitalistes et impérialistes en nous imposant une hiérarchisation sociale des sexes et une vision productiviste de la sexualité.

Dans un contexte de fascisation et de militarisation, il ne suffit pas d’afficher une fierté abstraite : il faut faire du bruit, revendiquer, s’organiser et lutter. La Pride est politique parce que nos vies le sont.

Loin des paillettes, le bruit des bottes (Appel pour un cortège de lutte au sein de la pride d'Orléans partie 2/3)Le cap...
21/05/2026

Loin des paillettes, le bruit des bottes (Appel pour un cortège de lutte au sein de la pride d'Orléans partie 2/3)

Le capitalisme est en crise, les inégalités se creusent. La bourgeoisie se radicalise, elle alimente et utilise le racisme et le patriarcat pour détourner les travailleureuses de leurs intérêts. Dans ce système, les travailleureuses doivent produire et se reproduire, or les LGBTI+, de par leur existence, remettent en question le carcan hétéropatriarcal. Ainsi, la bourgeoisie assimile les LGBTI+ les plus aisés, (les bourgeois, les blancs, les hommes) et s’accommode des autres. Mais comme lorsqu’aujourd’hui elle doit renforcer son contrôle sur la classe prolétaire, alors elle n’hésite pas à réprimer tous les LGBTI+, en commençant par les plus précaires : les trans, les racisé·es, les handi·es, les prolétaires.

En 2026, certains États mènent encore des opérations policières visant spécialement à réprimer la communauté LGBTI+ comme en Russie ou en Indonésie. Dans 64 États du monde, les communautés LGBTI+ sont directement réprimées par la loi, dans 12 d’entre eux, l’homosexualité est passible de peine de mort. Les partis et gouvernements d’extrême droite, ennemis historiques des LGBTI+, gagnent en puissance.

Aux États-Unis, par exemple, les personnes trans sont particulièrement visées. Au Kansas, elles ont vu leur permis de conduire être désactivé par une loi transphobe, se retrouvant sans-papiers dans leur propre pays. Les personnes trans non-blanches sont ainsi encore plus exposées aux politiques racistes menées. La Cour suprême américaine s’est prononcée contre une loi interdisant les thérapies de conversion. Les programmes politiques de diversité, équité et inclusion (DEI) censés pallier des inégalités historiques ont été suspendus, les contenus LGBTI+ retirés des sites gouvernementaux, et des mesures encouragent désormais la délation des personnes se rendant coupables de « fausse identité de genre ». L’institut Lemkin parle même d’un risque de « génocide des personnes trans américaines »
En Europe, le premier ministre Hongrois Victor Orban a interdit la Pride. En Italie, les couples homosexuels ne peuvent ni adopter, ni recourir à la PMA, y compris lorsqu’elle est réalisée à l’étranger.
Malgré toutes les attaques physiques, juridiques et idéologiques qu’elle mène contre nos communautés, la bourgeoisie a pourtant convaincu certains LGBTI+ par un discours homonationaliste, et islamophobe. En France, elle prétend que les ennemis des LGBTI+ seraient les personnes étrangères et en particulier les musulman·es. C’est cette même bourgeoisie qui refuse d’accueillir les LGBTI+ menacé·es de morts dans leur pays.

Les droits LGBTI+ sont bien souvent instrumentalisés par les Etats impérialistes et colonialistes à l’instar d’Israël qui utilise l’image d’une Tel-Aviv prétendument LGBT-friendly depuis des années dans une opération de pinkwashing pour tenter de légitimer son action génocidaire en Palestine auprès des membres des communautés LGBTI+ du monde entier.

Au Royaume-Uni, les femmes trans ont été récemment exclues de la définition légale du mot « femme » sous la pression de lobbies transphobes.
En France, le Sénat a voté la loi Eustache-Briniot, loi transphobe visant à interdire les transitions aux mineur·es. En parallèle, la Haute Autorité de Santé a repoussé la publication de ses recommandations sur les transitions des mineur·es sous la pression des lobbies transphobes. Par ailleurs, des thérapies de conversion sont encore pratiquées et les associations qui accompagnent à la vie affective et sexuelle – notamment des personnes LGBTI+ -, sont frappées par des baisses de subventions. Dans le même temps, des structures réactionnaires comme Familya sont subventionnées par les collectivités publiques – comme c’est le cas ici, à Orléans.

Les agressions LGBTIphobes se multiplient, parfois sous forme de guet-apens via les applications de rencontre LGBTI+, et parfois directement dans l’espace public. Les groupes d’extrême droite attaquent également les locaux des organisations LGBTI+ comme récemment à Lille, au Mans, ou encore à Maubeuge. Concernant ces attaques, il n’y a évidemment rien à attendre de la police, qui restera toujours dans son rôle de défense des intérêts de la bourgeoisie, bien qu’elle tente de paraître parmi les communautés LGBTI+ dans une répugnante tentative de pinkwashing (à la Pride de Paris par exemple). L’institution policière perpétue les discriminations contre nos communautés et les LGBTIphobies sont toujours bien présentes en son sein.

Ces attaques contre les personnes LGBTI+ s’inscrivent dans une stratégie impérialiste. La bourgeoisie renforce le contrôle des corps et militarise la société en ciblant d’abord les plus précaires. Elle s’est attaquée aux travailleuses du sexe (TDS) par les lois de 2016 contre le proxénétisme qui criminalisent le soutien matériel aux TDS et leur auto-organisation, lois racistes qui touchent tout particulièrement les TDS étrangères.
Elle s’attaque aux migrant·es en réduisant l’Aide Médicale d’État en 2019, et en recourant massivement à l’enfermement arbitraire des migrant·es dans les CRA comme celui d’Olivet à La Source.
Elle met en place « l’aide à mourir » pour les personnes qu’elle juge improductives : les handicapé·es et les psychiatrisé·es, comme au Canada ou en Belgique où le su***de assisté se substitue à un système de santé digne.
Être LGBTI+ est un facteur de précarité : c’est risquer de perdre son logement, son travail, son cercle social. Transitionner c’est aussi des dépenses médicales mal remboursées et une errance médicale. S’attaquer au RSA, à l’AAH, à la Sécurité Sociale, aux salaires, aux conditions de travail, s’attaquer aux travailleureuses c’est aussi s’attaquer aux LGBTI+.

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24/04/2026

Nous avons récemment été avertis que le blason de Gilles de Rais, compagnon de Jeanne d'arc condamné notamment pour avoir assassiné et violé des enfants, figurait toujours dans la cathédrale d'Orléans.

Nous nous sommes rendus sur place et en effet un hommage lui est rendu puisque son blason accompagné de son nom y figure toujours en très grande taille entourés de 9 drapeaux à ses couleurs.

Si Gilles de Rais est connu pour être un compagnon de Jeanne d'Arc ayant participé à la libération du siège d'Orléans, les personnes qui se sont chargées de rechercher les blasons et d'installer cet hommage ne peuvent ignorer les accusations et les condamnations pour viols et meurtres d'enfants dont Gilles de Rais fait l'objet.

En effet avec une rapide recherche internet sur Gilles de Rais on trouve qu'en octobre 1440, il est jugé par le tribunal inquisitorial pour les meurtres de « cent quarante enfants, ou plus ». Les juges séculiers du duc de Bretagne le condamnent à la pendaison et au bûcher pour son coup de force perpétré à Saint-Étienne-de-Mer-Morte ainsi que pour des crimes commis sur « plusieurs petits enfants » sans précision de leur nombre.

Le 26 octobre 1440, il monte à l'échafaud avec deux de ses serviteurs coupables d'assassinats.

Depuis le XXème siècle quelques personnes avancent la thèse de l'innocence de Gilles de Rais, cette thèse est qualifiée de complotiste par plusieurs historiens, dans leur majorité les historiens ne remettent pas en cause la culpabilité de Gilles de Rais.

Alors que fait le blason d'un meurtrier pédocriminel au milieu de la cathédrale d'Orléans à la droite du Christ ?
Est-ce un exemple à suivre selon l'église ?
Cet hommage choquant nous rappelle évidemment les traitements lamentables des violences sexistes et sexuelles au sein de l'Eglise et ces 3 exemples médiatisés récents :

- Dissimulation des agressions sexuelles et des viols de l'abbé Pierre sur des femmes et des mineurs alors que le Vatican savait depuis 1955.

- Promotion d'un prêtre condamné pour viol par l'archevêque de Toulouse (une décision depuis dénoncée par les évêques de France)

- Affaire Bétharram qui a révélé des agressions sexuelles et châtiments corporels au sein d'un établissement catholique "on savait des choses et on les cachait, mais pas que dans l'Église" a déclaré l'évêque de Bayonne

On peut se réjouir de la création d'une cellule "Ecoute et blessures" chargée de recueillir les témoignages de violences sexuelles commises par des responsables de l'Eglise au sein du diocèse d'Orléans.

Mais comment expliquer que malgré la création de cette cellule il y a 10 ans un pédocriminel et meurtrier avec des dizaines de victimes soit encore mis en avant dans la cathédrale, le principal édifice religieux du diocèse ?

Comment les victimes actuelles d’actes pédocriminels commis au sein de l’Église peuvent-elles libérer leurs paroles lorsque l’institution continue de commémorer le souvenir d’un violeur d’enfants ?

Dans le cas de Gilles de Rais tout le monde sait depuis 1440, alors combien de siècles encore avant que l'Église décide de ne plus lui rendre hommage ?

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