13/03/2026
Domaine skiable, des choix assumés.
Parce que l'argent ne tombe pas du ciel,
Parce qu'il ne suffit pas d'investir, encore faut-il ne pas mettre en péril l'équilibre économique d'une entreprise par des coûts de fonctionnement trop importants,
Parce qu'en quelques années les prix des matériels et de l'énergie ont flambé,
Parce ce que la plus grande menace qui pèse sur l'avenir des stations n'est pas le changement climatique mais l'incapacité pour elles de renouveler un matériel obsolète ou d'en financer les grandes inspections règlementaires Parce que les stations qui n'auront pas fait l'effort de rationaliser leur parc de remontées mécaniques connaîtront de grandes difficultés,
NOUS AVONS FAIT DES CHOIX D'INVESTISSEMENTS QUE NOUS ASSUMONS
Ce qui a été fait en seulement 3 ans depuis la reprise de l'exploitation par la SEMILOM :
- Le tapis couvert des Lutins,
- La refonte de la signalétique,
- Le télésiège débrayable de La Muande,
- La piste des vallons avec neige de culture,
- L'aménagement du front de neige avec tapis couvert (débit constaté à 1.5 fois plus que pour l'ancien front de neige),
- La neige de culture sur le stade,
INVESTISSEMENT TOTAL 18 Millions d'Euros
Nous avons fait le choix de la raison, en réalisant tout de suite ce qui apporte une réelle plus-value à notre domaine skiable. Le bon sens et le pragmatisme ce n'est pas, plus de remontées mécaniques, mais des appareils performants et bien positionnés.
Le bilan après une saison d'exploitation
Le projet de la Muande est une parfaite réussite :
- Les flux skieurs sont aujourd'hui beaucoup mieux répartis sur l'intégralité du domaine skiable d'Orcières. Le secteur Ouest connaît une fréquentation skieurs de +40% si on regarde les passages sur le TSD de Muande (supérieurs à ceux des TS Bergerie et Montagnou cumulés). La nouvelle piste des Vallons est plébiscitée par les clients, et même les débutants qui la pratiquent sans aucune difficulté de haut en bas,
- Les temps d'attente au départ du front de neige des Drapeaux ont largement diminué. Avec des pics à 11 500 skieurs jours cette année (+15% par rapport au précédent pic), la file d'attente du Drouvet 1 enregistre un maximum de 12' et celle de Muande de 5',
- Les améliorations sur le réseau de neige de culture ont permis d'ouvrir le domaine skiable d'Est en
Ouest dès les vacances de Noel; ce qui n'aurait pas été possible avec le dispositif précédant,
- Le secteur des Lauzières est toujours autant fréquenté et le nouveau téléski des Marches absorbe parfaitement les flux skieurs de l'ancien TS Lauzières (+ de 1000 skieurs par heure).
Le télésiège des Lauzières
Remplacer le télésiège des Lauzières c'est à minima un investissement de 6 millions d'Euros pour un appareil pinces fixes (pas très pertinent compte tenu de la longueur), 10 millions pour un débrayable auquel il faut rajouter 1 à 2 millions pour l'équipement neige de culture. Ce projet en plus des projets réalisés n'était pas financièrement supportable à court terme.
Dès lors, fallait-il garder un télésiège vieux de 50 ans et supporter les charges d'entretien d'un appareil en grande inspection permanente, tous les 5 ans vu son ancienneté.
Ce qui a été fait ne supprime aucun kilomètre de pistes.
Le télésiège du soleil
Cet appareil utilisé comme transport urbain :
- N'a pas de ski propre, (le projet de piste retour étudié il y a quelques années n'a pas pu être réalisé compte tenu du refus d'autorisation de certains propriétaires de terrains),
- N'est pas équipé en neige de culture,
- Ne dispose pas de parking à proximité,
- Transporte en moyenne 7000 personnes par hiver, comparé à 120 000 pour la moyenne des téléskis du domaine skiable et 500 000 pour nos télésièges. Cela représente un pic de fréquentation de 430 passages uniques sur LA plus grosse journée d'utilisation,
- Coûte 100 000 € tous les 5 ans en entretien règlementaire.
C'est davantage par les aménagements urbains (cheminements piétonniers, liaisons verticales...) et par la desserte en navettes que se fera la connexion de ce quartier à la station. L'avenir du télésiège se décidera parallèlement à la réalisation de ces aménagements pour qu'il n'y ait pas de rupture.
Le téléphérique de Rochebrune
Dans le contexte règlementaire et environnemental actuel une extension de domaine en équipant un secteur vierge se traduira par des années de procédures et assurément des recours contentieux, pour un résultat très aléatoire avec à la clef un montant d'investissement de plusieurs dizaines de millions d'Euros et uniquement à destination d'une clientèle de skieurs experts.
C'est davantage par la neige de culture avec une ressource en eau garantie grâce à nos investissements au Lac des Estaris et par l'aménagement du plateau de Rocherousse que l'on garantira au plus grand nombre l'offre de ski d'Orcières.
Le pragmatisme n'est pas un slogan électoral.
Pour nous cela signifie d'adapter notre action en permanence pour ne pas compromettre le futur.
Certainement le plus sûr moyen de garantir l'avenir de notre
Les élus sortants