13/04/2026
Communiqué de presse - Extension de l’aéroport de Nice : une fuite en avant incompatible avec la santé des riverains
Ce lundi 13 avril est inaugurée l’extension du terminal 2 de l’aéroport Nice Côte d’Azur. Présentée comme une amélioration du confort des passagers, cette opération s’inscrit en réalité dans une stratégie d’augmentation massive du trafic aérien.
Selon les documents du permis de construire déposés par la Société des Aéroports de la Côte d’Azur, le trafic passager pourrait passer de 14,5 millions en 2019 à 21,6 millions d’ici 2030, soit une hausse de plus de 7 millions de passagers en dix ans.
Une telle augmentation se traduira mécaniquement par une hausse du nombre de vols. Or, l’aéroport Nice Côte d’Azur est un aéroport de centre-ville. Chaque jour, ce sont déjà près de 450 mouvements commerciaux qui survolent directement les habitations, exposant des milliers de riverains à des nuisances sonores importantes et à une pollution de l’air aux effets avérés sur la santé.
Les données de la Direction générale de l'aviation civile montrent qu’entre 2010 et 2019, l’augmentation du trafic passager s’est accompagnée d’une forte hausse du nombre de mouvements d’avions. Poursuivre dans cette direction ne peut qu’aggraver une situation déjà critique.
Dans ce contexte, le cadre actuel est insuffisant. L’arrêté du 2 mars 2010 encadrant les restrictions d’exploitation ne permet pas de protéger efficacement les habitants. Le couvre-feu nocturne est régulièrement contourné par des dérogations ou des ret**ds, laissant les populations exposées au bruit et à la pollution jusque t**d dans la nuit.
Face à cette situation, nous demandons des mesures immédiates et concrètes :
- un plafonnement strict du nombre de vols commerciaux annuels ;
- un renforcement effectif du couvre-feu nocturne, avec interdiction des vols sur une plage horaire élargie et limitation drastique des dérogations ;
- la mise en place d’un dispositif de contrôle indépendant et transparent des niveaux de bruit et de pollution, avec publication régulière des données.
La qualité de vie et la santé des habitants de Nice et de son littoral ne peuvent être les variables d’ajustement de la croissance du trafic aérien. Il est temps de mettre en cohérence les politiques publiques avec les enjeux sanitaires et environnementaux.
Saber Gasmi - Soumicha Amara-Korba
Co-secrétaires Les Écologistes-EELV Nice
Juliette Chesnel-le Roux
Conseillère municipale et métropolitaine Ville de Nice