15/10/2026
Minute n° 1 — La dation
8 avril 1973, Mougins. Pablo Picasso s’éteint.
Il meurt sans testament. Il laisse sa femme et quatre enfants, issus de trois lits différents. Et un héritage que les Archives nationales qualifient de colossal.
De son vivant, il a prévu de donner sa collection personnelle à l’État : Cézanne, Matisse, Braque, le Douanier Rousseau. Ses héritiers respectent cette volonté. Le 26 mai 1978, la collection est présentée au Louvre, au dernier étage de la galerie de Flore. Reste la succession, et ses droits.
La réponse est une loi de 1968, conçue en prévision de cette succession. Les héritiers paient une part des droits en remettant des œuvres à l’État. À l’automne 1979, le Grand Palais expose « Picasso. Œuvres reçues en paiement des droits de succession ». En 1985, le musée Picasso ouvre à Paris.
En France, les droits de succession peuvent toujours être payés par un don à l’État, sur autorisation ministérielle, lorsqu’ils atteignent au moins 10 000 €. Sont visés notamment les œuvres d’art, les objets de collection d’intérêt exceptionnel et certains immeubles des zones du Conservatoire du littoral.
Prochaine Minute : Eylau, 1807. On le compte parmi les tués. Il revient.
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Informations générales : chaque situation familiale appelle un examen particulier.
Sources : Archives nationales sur FranceArchives ; musée national Picasso-Paris ; Beaux Arts Magazine (29 août 2023) ; service-public.fr, fiche F36432.
Jean-René Morani et Jody Marbac, notaires
Notaires Office Nice, 4 avenue de la République