13/09/2026
Le photographe Omar Victor Diop incarne, ici, le portrait d'Angelo Soliman.
Arraché à ses parents alors qu'il n'a que 7 ans, Angelo Soliman voit son destin basculer dans l'esclavage. Rien ne témoigne de son affranchissement : il semble qu'il ait glissé, peu à peu, du statut d'esclave à celui de domestique.
En 1754, il entre à la cour du prince Venceslas de Liechtenstein. Valet puis précepteur, il suit la cour dans ses déplacements et s'intègre à la société viennoise, où il acquiert une certaine aisance.
Initié à la franc-maçonnerie, il y tient un rôle actif jusqu'en 1786. Le 21 novembre 1796, Angelo Soliman s'éteint à Vienne.
Contre toute attente, une partie de sa dépouille est, alors, utilisée pour confectionner un mannequin, exposé sous les traits d'un « sauvage », au cabinet impérial d'histoire naturelle de Vienne, jusqu'en 1806.
S’inspirant d’une gravure réalisée par Johann Haid à partir d’une œuvre du peintre tchèque Johann Steiner, Omar Victor Diop attire notre regard sur un destin hors du commun.
Son travail est à découvrir, dans le cadre de la manifestation «Expression(s) décoloniale(s) #4», jusqu'au 8 novembre au musée d'histoire de Nantes.