21/05/2021
Chantiers navals et Airbus : le grand silence de la Présidente de Région
Il y a un mois, l’Etat annonçait ne pas retenir la proposition de reprise des Chantiers de l’Atlantique par M. Bourrelier. Il n’y a certes pas péril en la demeure : l’Etat reste l’actionnaire majoritaire, l’équipe de direction est solide et a une stratégie claire et le chantier se porte bien. Néanmoins, l’avenir de l’entreprise reste en point d’interrogation. Depuis, la Présidente de la Région Pays de la Loire reste silencieuse.
Il y a un mois, Airbus annonçait une réorganisation majeure de son réseau industriel en regroupant ses usines de Nantes et de Saint-Nazaire ainsi que le groupe Stelia Aerospace, lui-même filiale d’Airbus, pour constituer une nouvelle entité leader européen des aérostructures (fuselage, ailes…). Les syndicats ont souligné les incertitudes qui subsistent : siège social, développement de technologies, formation des salarié.e.s, évolution de l’emploi, tout cela reste flou. Depuis, la Présidente de la Région reste silencieuse.
Ce silence est assourdissant. S’agissant de l’avenir de deux fleurons de l’industrie régionale, ne pas proposer de vision d’avenir, ne pas interpeller publiquement les actionnaires, ne pas enclencher de nouvelles démarches collectives des industriels locaux est une faute contre l’emploi.
Certes, le travail dans la discrétion est nécessaire concernant des dossiers aussi délicats. Mais les salarié.e.s, comme les PME partenaires ou les organismes de recherche et de formation de ces filières, ont besoin de savoir où la Région veut aller, elles et ils ont besoin d’un projet collectif pour aider ces grandes entreprises à réussir. C'est impératif pour défendre nos intérêts et ancrer durablement ces compétences et ces emplois en Pays de la Loire. Alors que les Pays de la Loire attendent, on ne chôme pas dans les autres régions, et notamment en Occitanie.
Nous avons posé ces questions en Commission permanente du Conseil régional ce matin. Il a fallu insister à trois reprises pour avoir une réponse de la Présidente de Région, qui ne nous a pas éclairé.e.s. Le silence et la passivité de la Présidente sur ces deux dossiers résument cinq ans de politique économique et industrielle de Christelle Morançais.