17/06/2026
Bilan de la première journée d'examen du projet de loi constitutionnel pour une Corse autonome au sein de République :
Au terme de la première journée d’examen à l’Assemblée nationale du projet de loi constitutionnelle consacrant un statut d’autonomie pour la Corse, et à quelques heures de la reprise des débats parlementaires, Femu a Corsica souligne les éléments suivants :
En rejetant massivement les deux amendements visant à retirer le projet de loi constitutionnelle, la représentation nationale française exprime, dans sa grande majorité, sa volonté d’avancer politiquement sur la question de l’accord politique et de l’évolution institutionnelle de la Corse.
II en va de même concernant le rejet de l’amendement du Rassemblement national. Présenté par ses auteurs comme un « contre-projet d’autonomie », cet amendement tournant le dos à l’accord politique conclu entre la Corse et le Gouvernement en mars 2024, constitue en réalité un véritable projet contre l’autonomie : refus d’octroyer le pouvoir législatif à la Collectivité de Corse, opération d’enfumage avec la création des collectivités des pieve du Nord et du Sud visant à revenir en arrière pour une renaissance déguisée des deux Conseils départementaux.
À cet égard, Femu a Corsica prend acte du positionnement résolument hostile de François-Xavier Ceccoli. Par ses amendements contraires à l’esprit du texte, par son abstention et son propos sur l’amendement du RN dans lequel il dit se reconnaître dans les propositions de Marine Le Pen et réaffirme son opposition absolue au statut de résident, le député Ceccoli se situe en allié objectif du Rassemblement national et en adversaire résolu de l’accord politique scellé entre la Corse et l’État, et entériné à une écrasante majorité par l’Assemblée de Corse.
Nous rappelons que ce projet de loi constitutionnelle vient de loin. Il est le fruit d’un compromis historique visant à tourner la page d’un demi-siècle de conflit, à faire droit aux aspirations démocratiques du peuple corse et à ouvrir le chemin de l’espoir pour notre pays.
Femu a Corsica en appelle donc à la responsabilité des députés : le projet de loi constitutionnelle ne saurait faire l’objet de modifications dénaturant et remettant en cause l’accord politique de mars 2024.
Les heures et les jours à venir sont décisifs.