L’association Dcalk est née du projet collectif d’édition Les Chiens de l’Enfer. Réunie en 2011 autour de la conception de « Borgia, le jeu malsain » nous avions alors le désir de nous servir des agencements du jeu et de la liberté de la satyre pour désigner le point initial de notre recherche : est-ce qu’à travers la mécanique d’un jeu, lieu de simulation de la réalité, la fiction critique peut t
rouver une place ? Depuis nous n’avons fait que creuser cette approche, développant cette expérience de création et de micro-édition, relayant les précédents et les initiatives, et prolongeant notre recherche pour trouver des moyens de faire du jeu de société un support critique.
À l’occasion de la troisième année d’existence de l’association, nous sentions qu’il était important de redéfinir les différentes identités et expérimentations du collectif. Si nous avons construit ce travail en s’appuyant sur les éditions Les Chiens de l’Enfer, nous souhaitons aujourd’hui donner une place équivalente à nos autres activités et formats de diffusion. Interrogeant les pratiques de création et de reproduction du jeu de société, Dcalk regroupe désormais :
Les éditions Les Chiens de l’Enfer restent notre lien au format imprimé et notre exploration de la micro-édition insolente
Les rencontres Spiele Punk proposent régulièrement une programmations de débats et de rencontres sur des thèmes choisis ayant trait au jeu. Les créations dans l’espace public sont l’occasion de développer des incursions nomades et des ateliers collaboratifs débouchant sur des installations pérennes
Le travail de médiation inclut la compilation de la Ludothèque noire et la mise en place de ressources en ligne sur les possibles croisements entre le jeu de société et la culture du libre. Dcalk fait ainsi la synthèse de tous ces projets, soulignant notre envie collective d’imaginer des espaces de transfert des valeurs du jeu, inscrivant cette pratique sociale dans un contexte élargi.