Lorraine Antifasciste

Lorraine Antifasciste Il est grand temps de construire un antifascisme différent à la portée de toutes et tous et ainsi redonner une impulsion dans la région.

Lorraine Antifasciste est une association membre de la FLL

⬛️🚩 PETITE SORTIE LE 18 SEPTEMBRE 2025 À NANCY
21/09/2025

⬛️🚩 PETITE SORTIE LE 18 SEPTEMBRE 2025 À NANCY

⬛️🚩 "LES VRAIS FASCISTES SONT À GAUCHE !"Il revient souvent, comme un refrain usé mais efficace, cet argument lancé par ...
27/07/2025

⬛️🚩 "LES VRAIS FASCISTES SONT À GAUCHE !"

Il revient souvent, comme un refrain usé mais efficace, cet argument lancé par les milieux d’extrême droite ou leurs sympathisants : “Les fascistes de gauche.”

L’idée, à première vue, semble vouloir dénoncer une prétendue radicalité autoritaire à gauche, voire un dogmatisme équivalent à celui des dictatures fascistes.

En réalité, cet argument est fallacieux, idéologiquement vide et historiquement trompeur. Car le fascisme, en tant que système et en tant que doctrine, est fondamentalement une idéologie de droite (de l’extrême droite précisément ) et ne peut en aucun cas être associé à une pensée ou un projet authentiquement de gauche.

🚩Qu’est-ce que le fascisme ?

Pour comprendre pourquoi il n’existe pas de “fascistes de gauche”, il faut d’abord définir ce qu’est le fascisme. Il ne s’agit pas simplement d’un régime autoritaire ou d’une forme de violence politique. Le fascisme est une idéologie structurée, apparue au début du XXe siècle, notamment en Italie avec Mussolini, puis en Allemagne avec le n***sme, et dans d'autres pays européens.

Selon l’historien Robert Paxton, spécialiste du fascisme, il s’agit d’un mouvement politique fondé sur le culte de l’État, la haine de la démocratie libérale, l’exaltation d’un passé mythifié, un nationalisme exacerbé, l’appel à la violence comme mode de régénération, et une hiérarchie sociale fondée sur des valeurs dites “naturelles” (souvent raciales ou sexuelles). Le fascisme vise à détruire la lutte des classes, à étouffer les syndicats indépendants, et à anéantir toute forme d’autonomie populaire ou d’organisation issue du bas.

Le fascisme est fondamentalement antisocialiste, anticommuniste, antilibéral et antiféministe. Il s’oppose radicalement aux idées d’égalité, d’émancipation collective, de solidarité internationale. Il repose sur l’ordre, l’autorité, la force et la domination.

🚩Fascisme et gauche : des fondements incompatibles

Par définition, la gauche — du moins dans son acception historique et émancipatrice — s’appuie sur des valeurs totalement opposées : égalité sociale, justice collective, critique des dominations économiques, opposition aux hiérarchies arbitraires, défense des droits humains, internationalisme et démocratie réelle.

Même les courants autoritaires de gauche (le stalinisme, par exemple), bien qu’ils aient pu instituer des régimes oppressifs, ne sont pas fascistes. On peut (et on doit) critiquer leur dérive dictatoriale, mais leur base idéologique ne repose pas sur la suprématie raciale, le militarisme expansionniste ou la négation de la lutte des classes : ils se sont inscrits, à tort ou à raison, dans une continuité marxiste, cherchant à abolir le capitalisme, là où le fascisme s’y adosse et le renforce.

Parler de "fascisme de gauche", c’est donc un non-sens historique et politique, une contradiction dans les termes. Cela revient à affirmer qu’il existerait des "antiracistes racistes" ou des "féministes misogynes" — une absurdité qui ne sert qu’à noyer les responsabilités politiques de l’extrême droite dans un relativisme sans fond.

🚩Une rhétorique de diversion

Quand l’extrême droite accuse la gauche d’être "aussi fasciste qu’elle", elle tente une inversion accusatoire classique. Elle cherche à délégitimer les critiques, à détourner l’attention de sa propre idéologie, à semer le doute dans l’esprit des citoyens peu politisés. C’est une stratégie vieille comme la propagande : faire passer les résistants pour les agresseurs, les antifascistes pour les véritables tyrans.

Ainsi, des mouvements sociaux ou militants qui s’opposent physiquement à des groupuscules néon***s sont qualifiés de "fascistes", au nom d’une prétendue "intolérance à la liberté d’expression". Mais l’antifascisme n’est pas une symétrie inversée du fascisme : c’est une réaction vitale, éthique et politique face à la haine, la violence et l’oppression. S’opposer à ceux qui veulent détruire la démocratie n’est pas une attaque contre la démocratie, c’est une défense active.

🚩Le piège du “fascisme moral”

Certains chroniqueurs ou polémistes accusent également la gauche de "fascisme moral", pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme une forme de “pensée unique” ou de “police du langage”. Là encore, la confusion est volontaire : exiger le respect des droits humains, dénoncer les discriminations, militer pour une société plus juste ne relève pas d’un autoritarisme mais d’une exigence éthique. La critique sociale n’est pas une censure. Refuser qu’on insulte les minorités ou qu’on banalise les discours de haine, ce n’est pas instaurer un régime totalitaire.

La gauche n’est pas exempte d’erreurs ou de contradictions, bien sûr. Mais elle n’a rien à voir avec l’idéologie fasciste. Ce n’est pas la rigidité ou l’excès militant qui fait le fascisme : c’est la volonté de restaurer un ordre social inégalitaire par la violence, la haine de l’autre et la destruction des solidarités.

🚩En conclusion

Non, il n’y a pas de “fascistes de gauche”. Il y a des autoritaires partout, des dogmatiques, des intolérants. Mais le fascisme, lui, est une doctrine réactionnaire, ultra-nationaliste, impérialiste et hiérarchique. L’utiliser à toutes les sauces pour discréditer les luttes sociales ou les mouvements progressistes revient à vider le mot de son sens et donc à affaiblir notre capacité à le combattre là où il prospère : dans les rangs de l’extrême droite.

Rejeter cette confusion n’est pas une querelle de vocabulaire. C’est un acte de lucidité politique. Car à force de tout appeler fascisme, on oublie d’où il vient, et surtout : contre qui il se dresse.

⬛️IL FALLAIT BIEN LA SORTIR POUR NOS AMIS MOSELLANS
23/07/2025

⬛️IL FALLAIT BIEN LA SORTIR POUR NOS AMIS MOSELLANS

⬛️NOUVEAUX VISUELS Vous avez êtes nombreux à nous demander des nouveaux visuels pour votre lieu d'habitation.Nous essayo...
20/07/2025

⬛️NOUVEAUX VISUELS

Vous avez êtes nombreux à nous demander des nouveaux visuels pour votre lieu d'habitation.
Nous essayons de les produire rapidement et pour que vous puissiez en faire le meilleur usage

En voici quelques exemples 😊

⬛️ POURQUOI LES ANTIFASCISTES SOUTIENNENT LE PEUPLE PALESTINIEN ?Il aura fallu le bombardement d’une église historique a...
17/07/2025

⬛️ POURQUOI LES ANTIFASCISTES SOUTIENNENT LE PEUPLE PALESTINIEN ?

Il aura fallu le bombardement d’une église historique aujourd'hui, sous protection française, pour que Paris lâche un petit « inadmissible ».

Un mot chuchoté entre deux ventes d’armes. Pendant ce temps, l’extrême droite, elle, continue de battre des records de servilité et de mauvaise foi. Elle soutient sans sourciller l’État israélien, même lorsqu’il pulvérise des lieux de culte, des hôpitaux ou des camps de réfugiés. Fascisme oblige : on aime les bombes, surtout quand elles tombent sur des pauvres.
Oui il y a des églises à Gaza n'en déplaise aux propagandistes d'extrême droite. Pour eux, dans un pays musulmans, il n'y a pas d'autres lieux de cultes. Le bombardement de l'église de Gaza à fait 2 morts et plusieurs dizaines de blessés.
Cette fois ils ne peuvent pas dire que c'est un bâtiment ou le Hamas s'est caché...

Il faut dire que le spectacle est presque comique. On voit les Zemmour, Bardella, Ciotti et autres groupuscules identitaires applaudir un État qui rase Gaza à coup de missiles, tout en prétendant défendre « l’héritage chrétien de l’Occident ».

À croire qu’ils ont oublié que ce sont des enfants chrétiens qui meurent aussi sous les gravats de Gaza, dans cette Palestine qu’ils préfèrent imaginer comme une zone barbare à nettoyer plutôt qu’un territoire occupé, martyrisé, colonisé.

L’extrême droite adore Israël, non pas par amour du judaïsme, mais parce qu’elle fantasme en lui un modèle de société forteresse : des murs, des drones, une armée violente et des Arabes enfermés, surveillés, bombardés.

Pour eux, Gaza est une sorte de rêve sécuritaire. Un laboratoire grandeur nature de ce qu’ils voudraient appliquer dans les banlieues françaises. Quand Netanyahou frappe, c’est Bardella qui salive.

Mais leur hypocrisie est totale. Ces mêmes figures d’extrême droite qui hurlent à « l’invasion migratoire » sont soudain silencieuses sur les milliers de morts civils à Gaza. Ces pseudos-défenseurs de la « civilisation chrétienne » n’ont pas un mot quand des enfants meurent dans les bras de prêtres dans une église bombardée.

Parce que ce ne sont pas leurs chrétiens. Parce que ce ne sont pas leurs enfants. Parce que pour eux, un chrétien arabe reste un Arabe.

En vérité, leur soutien aveugle à Israël n’est qu’un masque : celui de leur propre projet fasciste. Ce qu’ils admirent là-bas, c’est la militarisation de la société, la surveillance de masse, le mépris des droits humains.
Ce qu’ils voudraient importer ici, c’est l’impunité policière, les arrestations politiques, les frappes sans procès. Ils rêvent d’un État qui traite ses opposants comme des ennemis, qui expulse, qui tue sans avoir à se justifier.

Et pendant qu’ils lèchent les bottes du gouvernement israélien, ils continuent de traquer les militants pro-palestiniens ici, de les accuser d’« antisémitisme », de vouloir interdire les manifs, de criminaliser toute solidarité.
Tout cela avec la complicité d’un pouvoir français qui prétend défendre les « valeurs de la République » pendant qu’il piétine le droit international.

Mais le vernis craque. Même Macron, pourtant si frileux, commence à grimacer devant les images atroces venues de Gaza. Et pendant ce temps, les masques tombent.

L’extrême droite se révèle pour ce qu’elle est : non pas la voix du peuple, mais le bras armé du colonialisme global, l’idiot utile des empires et des puissances militarisées. Elle ne défend pas la paix, ni la sécurité, ni même la chrétienté. Elle défend l’ordre brutal, l’occupation, la domination.

Il faut rire de ces fascistes de salon qui brandissent la Bible dans une main et applaudissent les frappes aériennes de l’autre. Rire de ceux qui se prétendent antiglobalistes mais soutiennent un État nucléarisé, surarmé, sponsorisé par les USA. Rire de leur indigence morale, de leur inversion du réel, de leur pathétique posture de résistants alors qu’ils sont les relais du pire.

Mais après avoir ri, il faut agir. Parce que pendant que ces pantins médiatiques bavent leur haine dans les talk-shows, des familles entières sont écrasées sous les bombes à Gaza.

Parce que pendant que Bardella se félicite de l’« autodéfense israélienne », des médecins palestiniens ramassent des corps d'enfants calcinés dans les couloirs des hôpitaux. Parce que pendant que les fachos fantasment sur les barbelés, un peuple meurt, jour après jour, sous le regard complice des grandes puissances.

L’antifascisme, ce n’est pas juste une affaire de slogans. C’est la solidarité concrète avec les peuples opprimés. C’est refuser tous les colonialismes. C’est dénoncer toutes les armées d’occupation. C’est dire clairement : pas en notre nom. Et certainement pas avec notre silence.

🏴🚩 HISTOIRE DU JOUR ( HAYANGE VILLE OUVRIÈRE À L'EXTRÊME DROITE)Hayange, ancienne cité sidérurgique de Moselle, fut prof...
14/07/2025

🏴🚩 HISTOIRE DU JOUR ( HAYANGE VILLE OUVRIÈRE À L'EXTRÊME DROITE)

Hayange, ancienne cité sidérurgique de Moselle, fut profondément marquée par la fermeture des hauts-fourneaux en 2012, un choc social dont les conséquences sont encore palpables. En 2014, elle élit Fabien Engelmann, ex-CGT, ex-LO, ex-NPA, qui bascule dans le FN/RN et devient maire, élu dès le premier tour en 2020 avec 63 % des suffrages exprimés . Pourtant, une large majorité des habitants fils et filles d’ouvriers ne s’identifient pas à ce choix, fruit selon beaucoup d’un « vote de détresse », favorable à un RN « dé‑diabolisé ».

Une gestion municipale pointée du doigt

Malgré des décisions spectaculaires, fête du cochon, vidéosurveillance, verbalisation anti-mendicité, la popularité locale d’Engelmann repose avant tout sur une image de « maire qui bouge », ce qui a séduit beaucoup de retraités . Mais derrière ce vernis :

La CGT communaux dénonce la suppression d’une quinzaine de postes, pression sur le personnel, précarité et ambiance toxique .

Des agents municipaux dénoncent harcèlement : en 2018, un ancien agent, syndiqué UNSA, obtient gain de cause contre le maire pour excès de pouvoir .

En 2016, le maire est condamné pour diffamation envers un représentant CGT, suite à un tract calomnieux .

Il coupe l’électricité du Secours populaire en 2016, privant l’association de ses locaux, ce qui provoque une vague de solidarité en réaction.

La présence d’un maire RN dans une ville historiquement ouvrière a suscité des mobilisations antifascistes régulières, portées par diverses organisations :

1. Soirée-débat et manif antifasciste
« Extrême Droite : mieux la connaître pour mieux la combattre » est organisée à Nilvange, suivie d’une manifestation à Hayange pour dénoncer le populisme et la division incitée par le discours frontiste .

2. Rassemblement régulier de plus de 200 personnes devant la mairie ou en manifestation. L’objectif : dénoncer l’« illégitimité » d’Engelmann et appeler à reconstruire une solidarité de classe et sortir l'extrême droite.

3. Perturbation de la fête du cochon (2017)
Lors de la 4e édition de cette fête controversée, des militants anti-spécistes (269 Life) interrompent le discours du maire et jettent du colorant rouge, brandissant « ni racisme, ni spécisme » .

En parallèle… Justice et contestation populaire

Plusieurs de ses décisions municipale sont annulées par le tribunal administratif (ex. contrats, marchés publics) et il est condamné pour excès de pouvoir .

Une enquête pour fraude sur comptes de campagne conduit en décembre 2014 le rapporteur du tribunal administratif de Strasbourg à demander un an d’inéligibilité .

Malgré ces rebonds judiciaires, le RN maintient son soutien, et Engelmann dr**ue la majorité municipale en jouant sur l’image d’un élu « décomplexé » mais efficace.

La recomposition politique locale révèle une fracture entre l’image de « gestionnaire efficace » et une réalité politique d’exclusion sociale, de répression syndicale, et de révélations judiciaires.

Hayange reste un terrain de lutte sur le long terme, avec une mobilisation populaire régulière face à la banalisation du RN, reposant sur l’idée qu’une autre politique sociale est possible.

Hayange incarne la tension entre une tradition ouvrière et une gouvernance d’extrême droite, maquillée sous un vernis gestionnaire. Malgré une abstention élevée, l’élection d’Engelmann reste minoritaire : il exploite un vote de colère, une asitence au RN “dédiabolisé”, pour asseoir sa légitimité. Mais la réaction syndicale et citoyenne est là : manifs, soirées, tracts, actions directes appellent à riposter, à construire une mémoire solidaire, antifasciste, ouvrière.

Le combat à Hayange est loin d’être achevé : il incarne une contestation populaire contre les logiques clientélistes, racistes et autoritaires. Ce sont ces mouvements multiples, visibles dans la presse comme dans les quartiers, qui continuent de faire vivre un espoir politique différent, dans le sillage d’une vraie démocratie sociale.

En illustration des wagons de mines avaient été dégradé ou des nationalistes avait peint dessus des institutions xénophobes et des drapeaux français, les antifascistes du secteur les avaient repeint a leur sauce.

12/07/2025

⬛️ LES ANTIFASCISTES VOIENT DES FACHOS PARTOUT ?

À force de dénoncer la montée de l’extrême droite, on nous rétorque que l’on voit « des fachos partout ». Cette phrase, qui pourrait sembler anodine ou moqueuse, est en réalité un puissant outil rhétorique au service de l’extrême droite et de sa banalisation. Elle vise à discréditer celles et ceux qui, depuis des années, tirent la sonnette d’alarme, documentent, alertent et combattent l’idéologie fascisante qui gangrène la société.

C’est une stratégie éprouvée : retourner l’accusation contre celles et ceux qui la formulent, faire passer les militants et les militantes antifascistes pour des paranoïaques, des hystériques, voire des extrémistes eux-mêmes. L’objectif est clair : dépolitiser le débat, délégitimer toute critique et faire passer les idées fascistes pour de simples opinions parmi d’autres.

Une société saturée d'extrême droite... mais "ça n'existe pas"

L’extrême droite est aujourd’hui omniprésente. Dans les médias, les propos xénophobes, islamophobes, racistes, sexistes ou autoritaires sont devenus monnaie courante. Dans les discours politiques, elle a imposé ses thèmes : sécurité, identité, « problèmes d’immigration », fantasmes sur « l’ensauvagement » ou le « grand remplacement ». Même des partis qui se prétendent « républicains » reprennent sans sourciller des éléments de langage d’extrême droite.

Et pourtant, dénoncer cette omniprésence vous expose à un procès en exagération. On vous accuse de voir « le mal partout », de crier au loup, de diaboliser injustement vos adversaires. Comme si désigner les faits, les propos, les symboles ou les comportements pour ce qu’ils sont — fascistes, racistes, autoritaires — devenait en soi plus problématique que leur existence même.

C’est là le cœur du piège : faire croire que dénoncer le fascisme serait une forme d’extrémisme équivalente au fascisme lui-même.

Une stratégie de défense : ne jamais assumer

L’extrême droite actuelle se veut décomplexée mais reste lâche. Elle ne s’assume jamais comme telle. Elle ne dit pas « nous sommes fascistes », elle préfère dire « nous sommes patriotes », « souverainistes », « anti-woke », « tradis », « protecteurs de la civilisation », ou tout simplement « réalistes ». Mais jamais fascistes. Et elle accuse aussitôt quiconque le souligne d’exagérer, de mentir, d’être dans l’idéologie ou la censure.

C’est une technique bien connue : faire du faux équilibre une arme. Comme si toutes les opinions se valaient, comme si toutes les idéologies étaient légitimes au même titre. Comme si l’antifascisme devenait lui-même une idéologie suspecte, au même niveau que le fascisme qu’il combat. Le glissement est pernicieux, mais diablement efficace : il met dos à dos les victimes et leurs bourreaux.

Ne pas assumer son idéologie, c’est une ruse stratégique pour séduire plus largement. C’est un maquillage politique pour rendre le fascisme tolérable, acceptable, fréquentable. Et c’est pourquoi la critique antifasciste est si violemment attaquée : parce qu’elle enlève les masques.

Quand l'extrême droite impose les règles du débat

En accusant les autres de voir « des fachos partout », l’extrême droite impose ses propres règles de respectabilité. Elle décide qui peut parler, dans quels termes, et selon quelle grille de lecture. Elle détourne les mots, les retourne contre leurs utilisateurs originels. Le terme « antifasciste » est tourné en ridicule, les violences policières deviennent des « opérations de maintien de l’ordre », les discours haineux sont appelés « liberté d’expression ».

Et pendant que l’on débat à l’infini pour savoir si tel ou tel propos est vraiment d’extrême droite, cette dernière avance, se normalise, prend des postes, obtient des majorités, infiltre les institutions.

Le débat est ainsi piégé dès le départ. Car on demande aux antifascistes de prouver, rationnellement, calmement, poliment, l’évidence. De démontrer que non, l’antisémitisme n’est pas une opinion comme une autre. Que non, la glorification du colonialisme, la haine des pauvres, la misogynie ou la répression brutale ne sont pas neutres. Et pendant ce temps, les néofascistes, eux, n'ont pas à se justifier.

Le danger de l’habitude

Lorsque l’extrême droite devient un bruit de fond permanent, l’indignation s’étiole. On finit par s’y habituer. Par se dire que c’est le monde tel qu’il est. Que ce n’est pas si grave. On devient anesthésié par l’ampleur même de la catastrophe.

Et dans ce contexte, ceux qui continuent à alerter deviennent dérangeants. Ils rappellent une vérité que beaucoup préféreraient oublier. Ils tiennent une mémoire vivante du danger. Ils refusent l’habitude, l’indifférence, la banalisation. Alors on les traite d’exagérés, de « radicaux », voire de « violents ».

Mais ce sont eux, au fond, qui maintiennent vivante l’idée que la dignité humaine n’est pas négociable. Que la justice ne se discute pas. Que la haine ne mérite ni complaisance, ni tribune, ni débat.

Voir des fachos partout ? Non : les reconnaître où ils sont.

Refuser l’extrême droite, ce n’est pas la voir partout, c’est ne pas l’ignorer. Ce n’est pas agiter un épouvantail, c’est tenir le miroir. Ce n’est pas être radical, c’est être lucide.

Et aujourd’hui, plus que jamais, cette lucidité est vitale. Car face à une extrême droite qui avance masquée, qui s’infiltre dans les institutions, qui modèle les débats et prétend être la voix du peuple, la vigilance n’est pas un luxe. Elle est une nécessité.

C’est pourquoi nous continuerons à nommer les choses. À dire ce qu’est le fascisme. À le reconnaître dans les idées, les gestes, les politiques. À refuser qu’on lui trouve des excuses ou qu’on lui donne une respectabilité qu’il ne mérite pas.

Non, nous ne voyons pas des fachos partout. Mais nous refusons de les laisser passer n’importe où.

🏴🚩DES N***S VIVENT LEURS IDÉOLOGIES PAISIBLEMENT DANS LA MEUSE !La Taverne de Thor : un repaire néonazi au cœur de la Me...
07/07/2025

🏴🚩DES N***S VIVENT LEURS IDÉOLOGIES PAISIBLEMENT DANS LA MEUSE !

La Taverne de Thor : un repaire néonazi au cœur de la Meuse

Une présence inquiétante depuis 15 ans

Depuis quinze ans, la Taverne de Thor existe en Lorraine. D’abord établie à Toul (Meurthe-et-Moselle) de 2010 à 2014, elle s’est installée depuis 2015 à Combres-sous-les-Côtes, en Meuse.

Ce lieu n’est pas un simple café ni un lieu de convivialité : il s’agit d’un pied-à-terre du national-socialisme, toléré par les autorités locales et redouté par les habitants.

Frequenté par les Hammerskins, ce réseau suprémaciste blanc originaire des États-Unis, la Taverne attire des n***skins venus de toute l’Europe, issus de pays comme l’Allemagne, la Suisse, la Belgique, la Suède, les Pays-Bas, la Tchéquie et l’Italie. Lieu d’entraînement physique, de musique, de bière et de propagande raciste, ce club-house est un vecteur de radicalisation active.

Une organisation bien structurée et violente

Les Hammerskins sont une organisation suprémaciste née à Dallas, à la fin des années 1980, et rapidement évoluée en réseau mondial, impliqué dans des meurtres et attentats racistes.

Leur structure repose sur un modèle de clubs fermés, hiérarchisés selon un rituel en phases (supporter → prospect → membre), s’inspirant des gangs de motards.

En Lorraine, leur salle est un hangar agricole acheté par un tatoueur local et combattant de MMA, également membre actif du réseau .

Le lieu accueille une salle d’entraînement avec ring permanent, des concerts racistes, soirées à bière et symboles n***s omniprésents. Depuis 2010, plusieurs milliers de personnes, nationalistes et nostalgiques du IIIe Reich, s’y sont rassemblées.

Le tournoi du 15 juin 2024 : un réveil public choquant

Le 15 juin 2024, environ 300 n***skins issus du réseau Hammerskin et de Blood & Honour ont investi Combres-sous-les-Côtes pour un tournoi de MMA, événement relayé localement et nationalement. Malgré la visibilité des symboles n***s, une présence policière notable, notamment gendarmes, n’a pas conduit à des mesures d’interdiction ou de contrôle, laissant passer l’événement. L’indignation populaire a suivi, sans réponse juridique claire.

Mobilisations citoyennes : des alertes vaines

Face à cette imbrication inquiétante de la haine et de la violence, les mobilisations locales n’ont cessé de croître :

Dès mai 2015, une pétition pour la fermeture de la Taverne a recueilli plus de 50 000 signatures .

Le 20 juin 2024, le Conseil départemental de la Meuse, à l’unanimité, a sollicité le gouvernement pour interdire le groupuscule Hammerskin et fermer la salle.

En février 2025, des syndicats de la Meuse rappellent leur demande de fermeture dans un courrier officiel adressé au préfet.

Malgré ces démarches, l’État n’a fait aucun pas concret : aucune dissolution n’a été prononcée et la salle reste active. Les pétitions restent sans effet et les autorités locales jouent la carte de la neutralité ou de la discrétion....

Financement et menace constante

La Taverne ne se contente pas d’être un lieu de rassemblement : elle devient également un centre de financement pour l’extrême droite :

Entrées payantes aux tournois et concerts.

Vente de boissons et de merchandising raciste.

Cotisations affiliées au Radical Fight Club (RFC) Encadré par Jérémy Flament, ce club héberge d'activités sportives et endoctrinement idéologique.

Ce modèle économique permet d’alimenter à plus grande échelle la machine de guerre culturelle des n***s Hammerskins, au cœur même d’un département rural.

Les conséquences pour la population locale

Les habitants de Combres-sous-les-Côtes vivent désormais dans un état de peur. Des symboles haineux, des musiques extrémistes, une vitrine idéologique ouvertement raciste : tout cela se normalise par un défaut d’intervention publique. Ce climat instable alimente l’inquiétude des riverains, qui décrivent ce lieu comme « intolérable » et « inacceptable ».

Un enjeu national et européen

Avec l’interdiction du mouvement Hammerskin en Allemagne en septembre 2023, le local meusien est devenu un centre de gravité européen de cette mouvance. Depuis, la Taverne de Thor reçoit un afflux de militants étrangers, alimentant un réseau transfrontalier structuré, renforcé dans l’ombre.

Face à ce danger, l’absence d’action française rappelle une passivité coupable : alors qu’en Allemagne, l’interdiction permettait de briser le réseau, en France, rien n’a été fait. La Lorraine, déjà fragilisée par des recompositions politiques et sociales, devient une zone de non-droit idéologique.

Appels à l’action antifasciste

La lettre ouverte publiée le 2 juillet 2025, signée par divers collectifs antifasciste, insiste sur la nécessité :

De fermer immédiatement la Taverne de Thor.

De dissoudre les Hammerskins sur le sol français.

De dénoncer un outil logistique et financier du fascisme.

Ils rappellent : « Ni en Meuse, ni ailleurs, la présence de ces néonazi·es n’est acceptable » .

Comment agir et quelles solutions ?

Pour faire face à cette menace, plusieurs pistes d’action se dessinent :

1. Renforcement des contrôles symboliques et financiers
– Surveillance accrue des symboles n***s visibles (croix gammées, runes, t-shirts…). – Contrôle des flux financiers, billetteries, boissons, merchandising.

2. Intervention juridique et préfectorale
– Appliquer la loi Gayssot (interdiction de l'expression raciste et négationniste). – Dissoudre le groupuscule Hammerskin selon l’article L212-1 du code de la sécurité intérieure.

3. Mobilisation institutionnelle
– Insistance du Conseil départemental auprès du ministre de l’Intérieur. – Communiqués de presse, rapatriement médiatique de la question en dehors du Grand Est.

4. Pression citoyenne continue
– Maintien de pétitions, rassemblements antifascistes, conférences. – Collaboration avec les médias locaux et nationaux pour maintenir la visibilité.

5. Education et prévention
– Colloques et ateliers dans les écoles pour sensibiliser sur le danger des idéologies extrémistes. – Publication de documents historiques sur la résistance contre le n***sme en Lorraine.

La Taverne de Thor est aujourd’hui plus qu’un lieu de haine : c’est un instrument de radicalisation, un point de ralliement idéologique et un centre de financement pour les réseaux néon***s en Europe. Depuis quinze ans, la surveillance étatique fait défaut, laissant prospérer une organisation haineuse dans une région historiquement meurtrie. Face à ce constat alarmant, le silence n’est plus acceptable.

Les demandes sont claires : fermeture immédiate, interdiction du site et du réseau, mobilisation juridique et citoyenne. Le temps de l’inaction est passé. L’histoire de la Meuse mérite mieux que l’ombre nauséabonde d’un hangar néonazi.

⬛️🚩 LA RAISON DE LA MONTÉE  DE L'EXTRÊME DROITE ET LA LUTTE CONTRE CELLE CI🏚️ 1. Sentiment d’abandonBeaucoup de villages...
05/07/2025

⬛️🚩 LA RAISON DE LA MONTÉE DE L'EXTRÊME DROITE ET LA LUTTE CONTRE CELLE CI

🏚️ 1. Sentiment d’abandon

Beaucoup de villages se sentent délaissés par les pouvoirs publics : fermeture des gares, des postes, des écoles, des maternités, raréfaction des services de santé, manque d’emplois, déserts numériques...
Ce vide est souvent interprété comme une trahison de l’État central, ce qui alimente le ressentiment envers les élites traditionnelles et favorise les partis "anti-système".

🧓 2. Vieillissement de la population

Dans les zones rurales, la population est souvent plus âgée, et l’électorat senior vote davantage que les jeunes. Or, statistiquement, les personnes plus âgées votent plus fréquemment pour la droite ou l'extrême droite, par réflexe conservateur ou sécuritaire.

🌍 3. Crainte de l'altérité, malgré une faible immigration

Dans beaucoup de villages, la diversité est faible, voire absente. Pourtant, cela ne signifie pas qu'il n'y a pas de peur de l'immigration.
Les récits médiatiques anxiogènes ou les discours politiques sur "l’invasion", la perte d’identité ou l’insécurité peuvent créer une peur de l’autre purement fantasmée, car non confrontée au réel.
Le grand remplacement en fait partie.

🗳️ 4. Protestation politique

Le vote pour l’extrême droite est souvent un vote de colère ou de rupture. Beaucoup de gens dans les villages ont l’impression que la gauche les a oubliés, que la droite traditionnelle les méprise, et que les élites ne comprennent plus rien à leur quotidien.
Ils votent alors pour "le seul parti qui les écoute", même si ce discours est parfois contradictoire et mensonger.

🚜 5. Transformation du monde agricole et ouvrier

L’extrême droite séduit aussi les agriculteurs fragilisés, les anciens ouvriers ou les petits commerçants, pour qui les mutations économiques ont été brutales (délocalisations, PAC, fermeture d’usines, concurrence étrangère, ubérisation…).
Elle leur propose un discours de protection identitaire et économique, mêlant souveraineté nationale et nostalgie.

🏘️ 6. Isolement informationnel et algorithmique

Dans certains villages, l’accès à la presse indépendante est limité, les réseaux sociaux et les chaînes d’info en continu deviennent les principales sources d’information.
Or, les algorithmes renforcent les biais émotionnels et les croyances existantes, favorisant les discours de peur, de haine ou de complot.

🛠️ 7. Effondrement des structures militantes locales

Autrefois, les syndicats, les partis de gauche ou les associations tenaient le terrain, organisaient la solidarité, les fêtes, les kermesses, les activités sportives et ludiques, les discussions politiques.
Aujourd’hui, dans beaucoup de villages, ces forces ont disparu ou se sont affaiblies. L’extrême droite occupe alors un espace laissé vacant, souvent avec un maillage militant.

📉 8. Déclassement symbolique et territorial

Beaucoup de ruraux ont le sentiment que leur mode de vie est dévalorisé, que leur voix ne compte plus dans les décisions nationales.
Ce ressentiment culturel, ce sentiment d’être "les oubliés de la mondialisation", se transforme en colère politique.

⚖️ En résumé :

> L’extrême droite prospère dans les villages non pas parce qu’ils sont intrinsèquement "racistes" ou "réactionnaires", mais parce qu’ils subissent et ont subi une série d’abandons cumulés, nourris de ressentiment, de peurs, de ruptures symboliques et d’un vide politique que d’autres n’occupent plus.
Le sentiment de peur est également un facteur que les médias détenu par l'extrême droite martelent sans cesse.
Beaucoup de ruraux sont des travailleurs pauvres. Plutôt qu'être en bas de l'échelle sociale, ils vont trouver un bouc émissaire pour se sentir supérieur à une autre classe sociale.

🏴🚩 LES MOYENS DE LUTTE

Excellente question, et elle est cruciale : comment lutter contre l’extrême droite là où la gauche n’a plus de forces collectives, où les militant·es sont isolé·es, parfois découragé·es, et où le terrain semble verrouillé ? Il n’y a pas de solution miracle, mais voici des pistes concrètes et stratégiques, basées sur l’expérience de terrain, l’histoire des luttes et la sociologie politique :

1. Recréer du lien humain avant de faire de la politique

> Avant de parler d’antifascisme, il faut recréer de la confiance.

Créer des espaces de convivialité entre voisins ou au sein des associations sportives et culturelles : ce sont les lieux où la gauche peut redevenir audible. Les gens votent rarement avec leur tête, mais avec leur cœur et leurs tripes.

L’extrême droite crée une fausse chaleur communautaire : il faut reconstruire une chaleur authentique, humaine et inclusive.

2. Reconstruire une présence locale, régulière et incarnée

> On ne gagne pas un village avec des tracts citadines et des hashtags.

Même isolé, un militant présent chaque semaine dans une lutte locale, un marché peut incarner une autre vision du monde.

Il faut sortir du repli militant et aller à la rencontre des gens dans leurs lieux de vie réels.

Être connu comme « celui ou celle qui aide », qui écoute, qui agit concrètement, donne plus de légitimité qu’un discours idéologique.

Tu n'es pas seul, autour de toi d'autres personnes sont également exaspérées de voir la montée de l'extrême droite. Il est temps de les rencontrer et de sympathisé. Il n'y a plus de bistrots et bah offre un café et ouvre toi a cette personne. Peut qu'il ou qu'elle en connaît d'autre et vous voilà dans une situation de non isolement.

3. Mener des luttes locales concrètes

> Lutter contre une fermeture de classe, une usine, un projet écocide… ça parle plus que dénoncer "le fascisme" direct et sans explication profondes.

L’ancrage local commence souvent par une lutte qui dépasse les étiquettes politiques.

Dans ces luttes, on rencontre des gens qui votent RN, mais qui agissent avec solidarité. Cela ouvre des brèches. Les arguments de l'extrême droite sont très vite démontable avec ses personnes. Même si cela peut être long car il ne faut jamais rentrer en confrontation directe.

Ces luttes locales permettent de dépolitiser au départ pour repolitiser par l’expérience.

4. Casser les fantasmes avec des récits incarnés

> On ne convainc pas les gens en leur hurlant qu’ils ont tort, mais en racontant ce qu’ils ne savent pas.

Les gens votent souvent RN sur des peurs fabriquées. Apporter des récits, des témoignages, des exemples réels, c’est une arme douce mais puissante.

Par exemple : « Moi aussi j’avais peur des migrants, et puis j’en ai rencontré un, et voilà ce qu’il m’a appris… Ils ne sont pas tous pareil et c'est devenu un ami proche »

L’expérience vécue est plus forte que le contre-argument.

5. Constituer des petits noyaux, même très faibles

> Deux militants isolés, c’est déjà un binôme. Trois, c’est un début de collectif.

Il faut accepter de commencer petit, de se retrouver à trois autour d’un apéro et de planifier un plan d'action.

Puis élargir avec des alliés non encartés : syndicalistes, profs, aides-soignants, retraités, jeunes…

Se coordonner avec des collectifs régionaux pour mutualiser les forces et ne plus être seuls.
C'est là que l'on rentre en scène 😉

6. Créer du récit et des symboles positifs

> La gauche perd souvent car elle critique ce qui est, sans proposer ce qui pourrait être.

Il faut redonner du sens, du désir, de l’imaginaire populaire.

Parler d’autonomie alimentaire, de souveraineté locale, de fierté d’habiter ici, mais avec des valeurs d’égalité et de solidarité.

Ne pas abandonner les symboles populaires à l’extrême droite. Par exemple, reprendre la figure du "paysan" à la FNSEA. Ou celle du "patriote" à Bardella. Et si ça te dérange, utilise l'identité régionale ou local.

7. Pratiquer un antifascisme enraciné, pas hors-sol

> Il ne suffit pas de dénoncer l’extrême droite : il faut la combattre là où elle se nourrit.

Cela veut dire dénoncer ses trahisons locales : "Regardez ce qu’ils font quand ils sont au pouvoir dans la région : coupes sociales, magouilles, clientélisme…"

Confronter les élus RN à leurs incohérences concrètes, pas juste leurs grandes phrases.
Si tu le sents avec ton petit collectif, va aux réunions des élus d'extrême droite. Et pose les questions pièges pour qu'ils soient en difficulté.
Montre que l'extrême droite est incompétente en public et surtout ne soit pas agressif ni suffisant. Excuse toi même après l'avoir humilié.

Il faut travailler sur les réseaux de sociabilité, pas juste sur les urnes.

8. Garder le moral et la mémoire des luttes

> Être minoritaire aujourd’hui ne veut pas dire être vaincu.

Beaucoup de résistances ont commencé dans la clandestinité ou l’isolement.

Il faut documenter ce qu’on fait, garder trace, raconter, transmettre.

Savoir qu’un seul village peut rallumer une flamme, comme Sainte-Soline ou Bure ont montré que des campagnes peuvent devenir centrales.

En résumé :

Lutter contre l’extrême droite dans les villages, c’est repolitiser la vie quotidienne, recréer du commun, redonner envie, et sortir des bulles militantes. Ce n’est pas immédiat, c’est lent, humain, mais c’est la seule manière de reprendre pied là où la colère a été captée par les ennemis du peuple. C'est long mais ça sera payant avec le temps. On doit devenir ces acteurs de lutte.

Et n'oublie pas, il suffit d'être 4 ou 5 dans un village de monde deux milles habitants pour devenir un réel poid dans la vie du village et vous deviendrai incontournables.

Si tu as un doute ou si tu es vraiment isolé·e envoie nous un message, on trouvera une solution ensemble 😉

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