17/10/2024
Juliette Méadel dénonce la mauvaise gestion des finances de la ville, dans le viseur de Bercy pour cause de gaspillage : l’Etat prélèvera 1,5 million d’euros sur les finances de pour 2025.
Dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025 la ville de Montrouge va perdre 1,5 million d’euros au titre de la contribution des communes les plus riches à la réduction du déficit public. La ville de Montrouge est-elle riche? Pas tant que ça. Gaspille-t-elle son argent? Oui, assurément.
En 4 ans, les citoyens ont subi une augmentation de 100% des impôts locaux et une hausse inédite des tarifs municipaux, bien au-delà de l’inflation et ce sur simple décision du maire UDI, Etienne Lengereau.
D’abord la fiscalité locale a augmenté de 100% entre 2020 et 2024 (la taxe foncière était de 9,90% en 2020 contre 19,98 en 2024) et les tarifs municipaux sont en hausse : les tarifs de la cantine par exemple ont augmenté de près de 25% sur la même période soit deux fois plus que l’inflation.
Ensuite les dépenses de fonctionnement ont explosé, pour quoi faire ? Pour assurer la communication du maire et de ses adjoints ainsi que leur frais de réception : ces derniers ont été multiplié par 3 en 4 ans. En 2024 les impôts des Montrougiens sont utilisés pour imprimer et livrer la propagande municipale, toujours plus volumineuse et fréquente (782 000 euros, notamment pour Montrouge Mag) et financer toujours plus de réceptions et cocktails (844 000 euros).
Résultat ? Au quotidien, la vie se dégrade : par exemple il y a moins de sports (la ville a perdu des gymnases : celui de Rabelais (en travaux) et le gymnase de la rue de Vanne (inutilisable) ; peu de musique, le conservatoire est toujours aussi peu soutenu en termes de moyens (manque de places et peu d’événements), et les associations sportives, culturelles et sociales voient leur dotation drastiquement diminuer (- 35% en 4 ans).
Conclusion : l’Etat cherche des ressources publiques en ces temps difficiles, se penche sur les communes qui gaspillent leurs moyens en réalisant des dépenses superflues et les ponctionne. Le maire de Montrouge dépense plus d’1,5 million en communication sur papier glacé et frais de cocktail : c’est effectivement superflu et ça correspond exactement à la somme d’argent qui sera prélevée par l’Etat sur les finances locales de notre ville.
Qui paie à la fin? Nous les contribuables.
Il est temps que cela cesse, en 2026, pour les prochaines élections municipales, il faudra vous souvenir de l’incompétence de l’équipe municipale actuelle. L’avenir n’attend pas.
L’Equipe d’élus municipaux de L'avenir n'attend pas, Montrouge