Lors des différents débats et votes parlementaires (loi MAPTAM, loi NOTRe...) de ces dernières années et portant sur la réforme territoriale, l'ANECR a toujours porté les combats pour des institutions au plus près des citoyen-ne-s. L'enjeu démocratique du rapprochement du peuple des lieux de décisions est central et, le rôle des élu-e-s, pour que les gens s'approprient et participent aux choix qui
les concernent, est déterminant dans la vision de la société que nous voulons bâtir. Au cœur de cette bataille, la commune reste un point fort d'une démocratie vivante, associant le plus grand nombre possible. Si les institutions doivent évoluer, ce n'est certainement pas en supprimant les communes, véritables cœurs battants de la république, que l'on résoudra la profonde crise politique que l'on connait aujourd'hui. Passer de la construction politique de la république, issue de la révolution française (communes - départements - nation) à une construction économique au service du capitalisme (intercommunalités non choisies - grandes régions - Europe) n'est pas acceptable. Au moins faut-il ouvrir un grand débat national sur cette question. A la mise en concurrence des territoires, nous opposons la coopération librement choisie de ceux-ci. C'est le sens de la campagne "Communes debout", qui se veut un outil de débats et d'actions, que l'ANECR lance dans le pays et qui suscite l'intérêt de nombreux-ses élu-e-s de tous les bords politiques.