03/12/2025
Le 29 novembre 2025 à Bouzonville, lors de sa présentation au fanion, la promotion 2025 / 2026 de la PMM Guépratte porte le nom de « quartier maître Alain PARVÉ ».
Revenons sur son histoire :
Une bombe dans un café de Djibouti le 18 mars 1987 : des Français tués.
Cet attentat a fait 10 morts et 40 blessés à la terrasse de « L'Historil »
Parmi les militaires tués dans le bar de Djibouti figure un jeune engagé de Malleloy (Meurthe-et-Moselle), Alain Parvé, né le 13 juillet 1964.
Il s'était engagé en 1981, dans la Marine nationale, à l'âge de 17 ans.
Il était passé par l'école d’instruction navale de Querqueville, près de Cherbourg, avant de naviguer sur différents bâtiments ; parmi ceux-ci, le croiseur « Colbert » ou il a servi un an.
Électromécanicien appliqué et estimé, il avait le grade de quartier-maitre.
Basé à l'Ile du Levant (Méditerranée), il s'était embarqué voilà quinze mois sur l'aviso escorteur « L’Amiral-Charner ».
Après avoir patrouillé dans les eaux territoriales, son bâtiment a fait escale à Djibouti lorsque est survenu l’attentat meurtrier.
En tout, dix personnes ont été tuées et il y eu quarante blessés, dont trois très grièvement, suite à l'explosion qui s'est produite dans le café « L’Historil », vraisemblablement provoquée par une bombe.
La déflagration s'est produite vers 19h30 locales, à une heure de pointe et a ravagé la terrasse du café situé en plein centre de Djibouti, place du 27-Juin (ancienne place Melenik) en face du célèbre « Palmier en zinc » disparu suite à un attentat 10 ans plus tôt, qui lui, avait fait 5 morts.
L'attentat, qui semble ne pas faire de doute pour les autorités djiboutiennes, était dirigé contre un lieu très fréquenté par les Européens, et les Français particulier.
À cette époque, près de 4.000 militaires français, sans compter leurs familles et les coopérants civils sont établis à Djibouti où la France possède une base militaire.
Alain devait retrouver sa famille deux semaines plus t**d.