11/05/2026
[RETOUR SUR LA COMMEMORATION DE L'ARMISTICE DU 8 MAI 1945]
Ce jeudi 7 mai a eu lieu la commémoration du 8 mai 1945.
Malheureusement nous n'avons pas pu avoir la présence des enfants de l'école, le devoir de mémoire étant pourtant essentiel.
Nous remercions les associations des anciens combattants, la FNACA et le Souvenir Français et les portes drapeaux, ainsi que toutes les personnes présentes.
Je remercie également le Conseiller Départemental, Didier Laffont, les maires et élus des communes voisines représentées ainsi que le Président de la Communauté des communes des Hauts Tolosans.
Le discours de Monsieur le Maire
Monsieur le Conseiller Départemental, cher Didier
Monsieur le Président de la Communauté des communes des Hauts Tolosans, cher Nicolas
Mesdames et Messieurs les Maires des communes voisines,
Mesdames et Messieurs les élus,
Messieurs les Présidents et membres des Associations d’Anciens Combattants, la Fnaca et le Souvenir Français,
Madame et Messieurs les portes drapeaux,
Mesdames et Messieurs les Présidents d’associations communales,
Mesdames et Messieurs les agents territoriaux qui œuvrez au quotidien pour notre village,
Mesdames et Messieurs, en vos grades et qualités
Chères Montaigutoises, chers Montaigutois, chers amis,
Nous sommes réunis aujourd’hui, en ce 7 mai, pour marquer la fin d'un cauchemar qui a déchiré le monde il y a plus de 80 ans.
Le 8 mai 1945 n’est pas seulement une date dans nos livres d’histoire ; c’est le cri de soulagement d’une humanité qui retrouvait enfin la lumière après l’obscurité de la barbarie.
Le Devoir de Mémoire, au-delà des absences
Comme vous le savez, j’aurais aimé que les enfants de notre école soient parmi nous ce matin. Les circonstances en ont décidé autrement, par un choix indépendant de ma volonté, et leur absence est un silence qui doit nous interpeller. Car si les visages de la jeunesse ne sont pas physiquement dans nos rangs aujourd’hui, leur avenir, lui, est au cœur même de notre présence ici.
L'absence des plus jeunes ne nous dispense pas de notre mission ; elle la rend plus urgente.
Le devoir de mémoire n'est pas un exercice de nostalgie, c'est un passage de témoin.
C’est à nous, adultes et citoyens, de porter leurs voix, de raconter ce qu'il s'est passé, et d'expliquer pourquoi nous nous tenons debout devant ce monument.
Nourrir la Paix pour conjurer la Guerre
La paix n'est pas un état acquis pour toujours. Elle n'est pas simplement l'absence de bruit de bottes ou de sifflements de bombes. La paix est une construction fragile, un jardin que l’on cultive chaque jour.
Pour éviter que l’histoire ne bégaie, nous devons Refuser l'indifférence, face aux tensions du monde.
Nous devons Nourrir le dialogue, là où la colère voudrait s'installer.
Nous devons Comprendre, comprendre que la guerre commence toujours par de petits renoncements à la tolérance.
Un appel à l'empathie
Si nous voulons honorer véritablement ceux qui sont tombés pour notre liberté, nous devons vivre selon les valeurs qu’ils ont défendues.
En ces temps de doutes, je nous invite à faire preuve d’un peu plus d'empathie les uns envers les autres.
Regarder son voisin, non pas comme un étranger ou un adversaire, mais comme un semblable.
C'est dans ce respect mutuel, dans cette capacité à se mettre à la place de l'autre, que réside notre meilleur rempart contre la violence.
Que ce moment de recueillement nous rappelle que nous sommes les gardiens de cet héritage. Pour nous, pour nos enfants, et pour la mémoire de ceux qui ne sont plus.
Je vous remercie.
Vive la Paix, vive la République et vive la France.
Un remerciement particulier au Souvenir Français qui continue d'honorer la mémoire des soldats tombés et qui ont entamés des travaux d'entretien de notre carré militaire en parant de marbre une partie des tombes des enfants de Montaigut.