Mairie De Martigny Les Bains

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📸 Vendredi – Photos de classe 1984-1985On poursuit notre voyage dans les souvenirs de l'école de Martigny-les-Bains avec...
18/09/2026

📸 Vendredi – Photos de classe 1984-1985

On poursuit notre voyage dans les souvenirs de l'école de Martigny-les-Bains avec, cette semaine, l'année scolaire 1984-1985.

Certains visages sont immédiatement reconnaissables, d'autres demanderont peut-être quelques secondes de réflexion… et c'est justement tout le plaisir de ces rendez-vous. 😊

💬 Qui reconnaissez-vous ? Et surtout, quels souvenirs gardez-vous de cette année-là ? Une amitié, un enseignant, une anecdote, une bêtise mémorable… À vous de faire parler la photo !

❤️ Merci encore pour votre fidélité, vos commentaires et tous ces souvenirs que vous partagez semaine après semaine. C'est grâce à vous que cette série est devenue un véritable lieu d'échanges entre Octoduriens d'hier et d'aujourd'hui.

📌 Les photographies sont publiées telles qu'elles nous ont été confiées, sans amélioration ni modification.

À vos souvenirs ! 📸😊

Merci à Karine Cezinob pour son partage

17/09/2026

Ça se prépare doucement… et franchement, une bien belle soirée s’annonce à Martigny-les-Bains ! 🎶🥰

Le groupe est là, le foodtruck aussi, la musique commence à se faire entendre… il ne reste plus qu’à venir profiter de ce joli moment avec nous. 😊

Un grand merci à la Communauté de Communes Les Vosges Côté Sud Ouest pour ce bel événement et cette belle soirée offerte à notre village. 💚

Allez, je vous laisse avec un petit aperçu en vidéo… et peut-être à tout à l’heure ! 😉

17/09/2026
Le grand jour est arrivé, nous vous attendons nombreux 💙
17/09/2026

Le grand jour est arrivé, nous vous attendons nombreux 💙

🎭 MERCREDI HISTOIRE — Quand le Casino était trop petit pour MartignyLorsque j’ai commencé à chercher ce que les archives...
16/09/2026

🎭 MERCREDI HISTOIRE — Quand le Casino était trop petit pour Martigny
Lorsque j’ai commencé à chercher ce que les archives pouvaient encore nous raconter de Martigny-les-Bains en 1930, je pensais assez naturellement retrouver la station thermale, ses buveurs, son Parc, ses hôtels…Et comme souvent depuis que je me plonge dans nos vieux journaux, les archives ont décidé de m’emmener ailleurs. Je devrais le savoir à force pourtant.

Cette fois, elles m’ont ramenée au Casino, mais pas au Casino des beaux jours et des curistes.

Au Casino… en plein hiver et ce que j’y ai découvert révèle ce que notre village a de plus beau, réunir encore et toujours.
Un dimanche soir de janvier 1930
Le dimanche 12 janvier, à 20 h 30, la fanfare La Fraternelle organise une soirée récréative au Casino avec le concours de la troupe d’amateurs de la Colonie scolaire de Montigny-le-Roi.
Au programme notamment : Le Chemineau, drame en cinq actes de Jean Richepin.

Sur le papier, une soirée comme il pouvait certainement s’en organiser beaucoup, sauf que celle-ci va prendre une tout autre dimension.
Quelques jours plus t**d, le compte rendu publié dans la presse commence par une phrase qui m’a immédiatement arrêtée :

« De mémoire d’homme, on n’avait vu une telle affluence au Casino. »

Des centaines de personnes se pressent dans la grande salle. Toutes les places sont occupées. Le journaliste précise même que toutes les familles de Martigny sont représentées, à l’exception de celles récemment frappées par un deuil.

Autrement dit : ce soir-là, Martigny est au Casino.
La municipalité est représentée, presque tous les conseillers municipaux sont là, les responsables de La Fraternelle également, et le public ne semble pas simplement être venu soutenir gentiment la fanfare, le spectacle plaît réellement.

Le journaliste va même jusqu’à comparer l'interprétation du Chemineau à celles données par les artistes professionnels que les spectateurs avaient pu voir dans le Parc de l'établissement pendant la saison d'été, une comparaison assez savoureuse : en janvier, les amateurs font presque oublier les artistes de la saison thermale.
Et La Fraternelle réalise une bonne recette et surtout, ses musiciens ne comptent manifestement pas s'arrêter là.

Février : on recommence

À peine la première soirée terminée qu’une autre est préparée, le 2 février, nouveau grand concert au Casino.
La Fraternelle, dirigée par Alfred Courreaux, est à nouveau présente. Des artistes locaux participent également à la soirée, avec notamment du théâtre, du chant, du violon et du piano, une nouvelle fois, le public répond présent.
Le compte rendu publié quelques jours plus t**d indique que cette deuxième soirée connaît un succès comparable à celui du 12 janvier alors forcément…

On en annonce déjà une troisième.

À ce stade de mes recherches, je pensais simplement avoir découvert une série de soirées hivernales particulièrement appréciées, mais mars allait rendre l'histoire beaucoup plus intéressante.

Le 9 mars, il n'y a plus de place

Pour la troisième soirée, organisée le dimanche 9 mars, le succès dépasse encore celui des précédentes, le Casino est plein. Cette fois, on ne manque plus seulement de chaises : des billets doivent être refusés.
Et le public ne vient plus uniquement de Martigny. Les journaux mentionnent des spectateurs venus de Villotte, Serécourt, Ainvelle, Saint-Ouen, Châtillon et Tignécourt.

Parmi cette foule se trouve même Mme Catherine Huguenin, v***e Clasquin, âgée de plus de 80 ans, qui s'est fait conduire au Casino parce qu'elle aime la musique et la fanfare.
Ce genre de petit détail me fait toujours autant vibrer.

Au milieu des chiffres et des comptes rendus, il nous permet tout à coup d'imaginer une personne bien réelle, un dimanche soir de mars 1930, décidée à ne surtout pas manquer la soirée.
L'Express de l'Est nous permet même d'entrer davantage dans la salle.

La soirée se prolonge jusqu'à minuit et demi. Chants, théâtre, saynètes, prestidigitation, opérette se succèdent et les spectateurs découvrent de nouveaux décors, qui semblent avoir fait leur petit effet. Une collecte permet également de réunir 205 francs pour les sinistrés du Midi.

Mais le plus intéressant se trouve presque ailleurs, parce qu'à force de remplir le Casino…Martigny commence à se demander s'il n'est tout simplement pas devenu trop petit.
Et si Martigny construisait une salle des fêtes ?

Dans son compte rendu, L'Abeille des Vosges rapporte qu'il est désormais question dans la commune de construire une salle des fêtes.
Et pas n'importe laquelle, martigny, présenté dans l'article comme un « bourg important et ville d'eau », aurait besoin d'une salle plus grande que le Casino, où se tiennent alors la plupart des fêtes locales.

Voilà donc où nous ont conduits trois dimanches d'hiver, en janvier, le Casino déborde, en février, on recommence, en mars, on refuse du monde.
Et quelques semaines seulement après la première soirée, la question d'un nouvel équipement pour le village est déjà posée. Je trouve que cela en dit beaucoup sur la vie de Martigny à cette époque.

Parce qu'on pourrait facilement imaginer le Casino comme un bâtiment essentiellement destiné aux curistes et aux distractions de la saison thermale.

Les archives de l'hiver 1930 racontent tout autre chose, les Octoduriens se sont approprié les lieux, et ce n'est toujours pas terminé…

Le 6 avril, la troupe de Montigny-le-Roi revient, cette fois, elle interprète notamment Le Grillon du Foyer. Et devinez quoi ?
Salle comble. Encore.

La Fraternelle participe une nouvelle fois à la soirée et des artistes locaux présentent également Coco Bel-Œil. Depuis janvier, le Casino est donc devenu le rendez-vous régulier des soirées récréatives du village.

Puis viennent les beaux jours, le bâtiment retrouve alors davantage son visage thermal. Le 14 juillet, après les cérémonies officielles, les jeux organisés dans le Parc de l'Établissement réunissent la population mais également, selon les mots du journal, les « buveurs et les touristes de la station ». La journée s'achève par un bal au Casino.

Et le 17 août, le Casino de l'Établissement thermal accueille le groupe des Amateurs du Parc, qui donne une représentation au profit des œuvres de bienfaisance locales avec notamment deux pièces de Courteline : Le Commissaire est bon enfant et Les Boulingrin.
Le même lieu traverse donc les saisons. L'hiver, il accueille les habitants et les sociétés locales. L'été, les habitants y côtoient les buveurs et les touristes de la station. Puis l'hiver revient.

Les « Grillons Lorrains » prennent le relais
À la fin du mois de novembre, un nouveau nom apparaît dans les colonnes du journal :

« Les Grillons Lorrains de Martigny-les-Bains ».

Ce groupe d'artistes amateurs prépare une série de spectacles pour la saison d'hiver, avec un objectif clairement annoncé : contribuer à l'éducation artistique.
Le 30 novembre, leur soirée de gala est organisée dans la grande salle du Casino et le compte rendu est sans ambiguïté :

« immense succès ».

Le public est à nouveau très nombreux, on vient de tous les quartiers de Martigny, des écarts, mais également des communes voisines. Et un détail permet de refermer parfaitement la boucle commencée onze mois plus tôt : le journal précise que certains des artistes présents avaient déjà été applaudis l'hiver précédent, ce n'était donc pas une succession de soirées isolées.
En suivant les journaux semaine après semaine, on voit apparaître quelque chose de beaucoup plus intéressant :
une véritable saison culturelle hivernale.

Et dire que je cherchais le Martigny thermal de 1930…Je l'ai bien trouvé.
Dans le Parc, auprès des buveurs, des touristes et au Casino de l'établissement thermal. Mais les archives m'ont surtout permis de découvrir un autre Martigny.

Celui des dimanches d'hiver, celui où l'on se déplace des villages voisins pour assister au spectacle, où une dame de plus de 80 ans se fait conduire au Casino pour écouter la fanfare, où l'on applaudit les voisins montés sur scène, où les sociétés locales organisent, jouent, chantent et récoltent de l'argent pour leurs œuvres.
Et celui qui, en mars 1930, finit par se poser une question finalement assez extraordinaire : le Casino ne serait-il pas devenu trop petit pour nous ?

en 1930, même lorsque les curistes avaient quitté Martigny-les-Bains, le Casino, lui, ne s'endormait pas.


📚 Sources
— L’Abeille des Vosges, janvier 1930 : annonces et comptes rendus des premières soirées récréatives organisées au Casino par La Fraternelle et la troupe de Montigny-le-Roi.
— L’Abeille des Vosges, février 1930 : deuxième soirée au Casino et annonce de la suivante.
— L’Abeille des Vosges, mars 1930 : compte rendu de la soirée du 9 mars, affluence exceptionnelle, places refusées et projet évoqué d'une salle des fêtes plus grande que le Casino.
— L’Abeille des Vosges, avril 1930 : nouvelle soirée récréative du 6 avril et nouvelle salle comble.
— L’Abeille des Vosges, juillet 1930 : fêtes du 14 juillet, animations au Parc de l'Établissement en présence des habitants, des « buveurs et touristes de la station », et bal au Casino.
— L’Abeille des Vosges, août 1930 : représentation des Amateurs du Parc au Casino de l'Établissement thermal.
— L’Abeille des Vosges, novembre et décembre 1930 : création de la saison hivernale des Grillons Lorrains et compte rendu de leur gala du 30 novembre au Casino.
— L’Express de l’Est et des Vosges, 20 janvier 1930 : compte rendu détaillé de la soirée du 12 janvier — affluence exceptionnelle, composition du public et comparaison avec les spectacles donnés pendant la saison d'été.
— L’Express de l’Est et des Vosges, 20 mars 1930 : compte rendu détaillé de la troisième soirée — salle comble, spectateurs venus des communes voisines, artistes, nouveaux décors, spectacle jusqu'à minuit et demi et collecte au profit des sinistrés du Midi.
Archives de presse ancienne consultées sur Gallica — Bibliothèque nationale de France.

🔎 LUNDI PORTRAIT – Jules Dubois, celui qui voulait préserver la mémoire de MartignyIl y a des personnages que l'on décou...
14/09/2026

🔎 LUNDI PORTRAIT – Jules Dubois, celui qui voulait préserver la mémoire de Martigny

Il y a des personnages que l'on découvre par un livre (me concernant), une fonction, une date ou une ligne dans un registre et, comme toujours, j'aime chercher… En cherchant un peu plus loin, on découvre alors une tout autre histoire.

Son nom figure dans la liste des anciens maires de notre commune, une fonction qu'il occupera deux années, de 1882 à 1884, et pourtant, ce n'est pas ce qui a retenu le plus mon attention.

Car Jules Dubois semble avoir passé une grande partie de sa vie à observer Martigny, l'étudier, le dessiner, fouiller son passé et tenter d'en conserver les traces.

Retracer toute la vie de Jules Dubois en quelques lignes serait presque impossible tant elle fut riche. Archéologie, agriculture, météorologie, cartographie, histoire locale, vie publique… Mes recherches m'ont réservé bien des surprises.

Alors, pour ce Lundi Portrait, j'ai choisi de m'arrêter surtout sur ce qui nous permet aujourd'hui encore de découvrir l'homme qu'il était : sa curiosité, son attachement à Martigny et cette volonté constante d'en observer, conserver et transmettre la mémoire.

Louis Jules Dubois naît à Martigny le 24 juin 1830. Commerçant et cultivateur durant une partie de sa vie, puis propriétaire, il développe une curiosité qui semble n'avoir eu que peu de limites.
Agriculture, géologie, météorologie, archéologie, histoire, cartographie… une véritable soif de savoir et de recherche.

Dès 1876, il transmet ainsi à la Société d'émulation du département des Vosges un tableau de ses observations météorologiques.
L'année suivante, en 1877, une carte agricole et forestière du canton de Lamarche qu'il a réalisée reçoit une médaille d'argent. Et il ne s'agit pas d'un simple dessin : il y représente notamment la géologie du territoire, les différentes cultures et les aménagements forestiers.
À cette même période, il rejoint la Société d'émulation du département des Vosges, au sein de laquelle il participera activement aux travaux et aux échanges savants.

Au fil du temps se dessine le portrait d'un homme qui ne se contente pas de regarder son environnement : il relève, classe, représente et transmet.

Cette curiosité le conduit naturellement vers les traces beaucoup plus anciennes laissées dans le sol de Martigny.
Dans la forêt de Couche-Pied, un ensemble de tumulus avait déjà attiré l'attention et fait l'objet de recherches au XIXᵉ siècle.
En 1891, Jules Dubois y mène à son tour des fouilles.

Les recherches menées sur le site mettront au jour différents vestiges et objets anciens. Nous n'allons pas ici dresser l'inventaire complet des découvertes — il me pardonnera, je l'espère — mais certaines pièces provenant des tumulus de Martigny sont aujourd'hui documentées jusque dans les fonds du Musée d'Archéologie nationale.
Son intérêt pour l'archéologie ne s'arrêtait manifestement pas au bord des fouilles.

Une notice biographique publiée en 1897, donc de son vivant, décrit son cabinet de travail.
On y trouvait plusieurs centaines de monnaies et médailles gauloises et romaines, dont beaucoup avaient été découvertes dans les environs de Martigny, mais également des fossiles, des minéraux vosgiens, des haches et pointes en silex, des éléments de colliers, un vase funéraire et différents objets provenant de tumulus.

Autrement dit, son cabinet devait ressembler à un véritable petit musée de l'histoire du territoire.
Et cette collection ne semble pas être passée totalement inaperçue : plus de vingt ans après la notice de 1897, un guide Hachette publié en 1922 signalait encore à Martigny une « intéressante collection Jules Dubois ».

Mais il ne conservait pas uniquement les objets, il cherchait aussi à représenter son territoire.

Outre sa carte agricole et forestière, il réalise un plan-relief du territoire de Martigny à l'échelle 1/10 000, faisant apparaître les altitudes.
Il construit également un plan-relief de l'établissement hydrominéral de Martigny.
Et celui-ci voyagera beaucoup plus loin que notre village puisqu'à la fin du XIXᵉ siècle, il est signalé à Paris, exposé dans la vitrine du dépôt de l'établissement thermal, quai Voltaire.
Pour un homme né à Martigny en 1830, qui avait commencé comme commerçant et cultivateur, le parcours est tout de même assez étonnant.

Et puis il y a les dessins…

C'est probablement l'une des découvertes qui m'a le plus intriguée pendant mes recherches.
En novembre 1901, l'artiste Valère Lefèbvre adresse à un « Monsieur Jules Dubois » un album avec cette dédicace manuscrite :
« À Monsieur Jules Dubois – Souvenir affectueux – V. Lefebvre – Novembre 1901. »

À l'intérieur se trouvent les eaux-fortes de Valère Lefèbvre, mais également de nombreux dessins originaux, aquarelles, plans et panoramas de Martigny, réalisés entre 1901 et 1905.
Ils sont signés de différentes façons : « Jules Dubois », « J. Dubois », « Dubois » ou encore « J.D. ».

Et surtout, ce n'est pas seulement le Martigny monumental qui y apparaît. On y retrouve les rues, les fontaines et les puits, la gare, la tuilerie, la plâtrerie, le Café des Vosges, la maison curiale, l'établissement thermal, l'hospice fondé par l'abbé Thiébaut, des villas, des maisons et même un grand panorama du village daté de 1902.

Une véritable promenade dans le Martigny du début du XXᵉ siècle.

Tout porte à penser que le Jules Dubois qui a réalisé ces dessins est bien notre Louis Jules Dubois : le prénom, le village, les dates, la dédicace de Valère Lefèbvre et même une vue décrite comme prise « à la porte de Jules Dubois » constituent un faisceau d'indices particulièrement fort.
Mais parce que l'histoire demande aussi de savoir dire « je n'en ai pas la certitude », je précise que cette attribution, bien que très vraisemblable, n'a pas été formellement authentifiée à ce jour. Je préfère donc garder cette petite réserve plutôt que de transformer une forte probabilité en certitude.

Et finalement, c'est peut-être dans ses écrits que Jules nous explique lui-même pourquoi il a passé autant de temps à observer et conserver tout cela.
Pendant de nombreuses années, il travaille sur l'histoire de Martigny.

Son manuscrit consacré à Martigny est récompensé d'une médaille d'argent en 1881. Son étude sera ensuite publiée dans les Annales de la Société d'émulation en 1888. Puis, en 1900, paraît son ouvrage Dans les Vosges : Martigny-les-Bains et ses environs.

Dans son introduction, il raconte quelque chose de beaucoup plus personnel. Il explique être né à Martigny et y avoir toujours vécu. Il se souvient surtout des veillées d'hiver de son enfance, durant lesquelles il aimait écouter ses aïeux raconter les anciennes histoires, les coutumes, les habitants et les événements passés.
Des histoires qu'il dit avoir retenues. Mais arrivé au « déclin de la vie », il sait que cette mémoire est fragile, alors il écrit :

« Le passé a fui, le temps l'efface. »

Il craint qu'après encore une ou deux générations, bien des faits locaux soient définitivement oubliés. C'est pour cette raison qu'il décide de rassembler ses notes et ses souvenirs afin, selon ses propres mots, d'« en laisser le souvenir à ceux qui nous succéderont dans la vie ».

Et tout à coup, ses recherches, ses collections, ses cartes, ses plans et ses écrits prennent un autre sens.

Jules Dubois ne restera pas non plus à l'écart de la vie de son époque. Il s'investit dans l'instruction, l'agriculture et différentes instances locales. Il siège notamment au conseil d'administration de la Société des Eaux minérales de Martigny et occupe différentes fonctions publiques, dont celle de maire de Martigny de 1882 à 1884.

Une notice de 1897 souligne d'ailleurs que les fonctions qu'il avait exercées étaient gratuites. Mais finalement, ce sont peut-être ses activités les moins officielles qui nous parlent le plus aujourd'hui.

Plus de 125 ans après la publication de son livre, Jules Dubois avait déjà compris combien la mémoire d'un village pouvait être fragile.

Il a fouillé son sol pour comprendre ceux qui y avaient vécu bien avant lui, observé son territoire et l'a cartographié. Il a collectionné les traces de son passé, recueilli les souvenirs transmis par ses aïeux et les a écrits pour ceux qui viendraient après.

Et il y a quelque chose d'assez émouvant à penser que 125 ans après la publication de son livre, nous faisons exactement partie de ces « ceux qui nous succéderont » auxquels Jules souhaitait laisser ses souvenirs.

Alors aujourd'hui, c'est à notre tour de faire vivre le sien.
Louis Jules Dubois, un Octodurien qui avait compris que connaître son histoire était aussi une façon de ne pas la laisser disparaître.

Sources:
Annales de la Société d'émulation du département des Vosges ; Henri Jouve, Dictionnaire biographique des Vosges (1897) ; Jules Dubois, Dans les Vosges : Martigny-les-Bains et ses environs (1900) ; Archives départementales des Vosges ; Carte archéologique de la Gaule – Les Vosges, Mathieu Michler ; Musée d'Archéologie nationale, fonds Édouard Flouest ; Gazette Drouot, catalogue Marambat–de Malafosse ; Librairie ancienne Gaëlle Cambon ; Guide Hachette Vosges, Lorraine, Alsace (1922) ; archives et site officiel de la commune de Martigny-les-Bains.

Plus que deux jours pour les inscriptions
14/09/2026

Plus que deux jours pour les inscriptions

📸 Vendredi – Photos de classe 1983-1984Un nouveau vendredi, et une nouvelle page de nos souvenirs d'école à feuilleter e...
11/09/2026

📸 Vendredi – Photos de classe 1983-1984

Un nouveau vendredi, et une nouvelle page de nos souvenirs d'école à feuilleter ensemble. 😊

Aujourd'hui, direction l'année scolaire 1983-1984 avec ces photographies qui nous ramènent quelques décennies en arrière.

Des visages connus, peut-être quelques copains d'enfance, des frères, des sœurs… et certainement quelques souvenirs qui referont surface en les regardant. ❤️

Comme toujours, n'hésitez pas à identifier les personnes que vous reconnaissez et à raconter vos anecdotes en commentaires. C'est aussi grâce à tous vos échanges que ces photos continuent de vivre bien des années après avoir été prises.

📌 Ces photographies sont publiées telles qu'elles nous ont été confiées, sans amélioration ni modification.

Belle redécouverte à toutes et à tous ! 📸

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1 Place Des Vosges
Martigny-les-Bains
88320

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