28/04/2026
Vacances pour tous : un recul que nous refusons
Aujourd’hui, la Ville reconduit le dispositif « Vacances pour tous ».
Mais derrière cette reconduction, une réalité s’impose : c’est un recul.
D’abord au niveau national.
Le dispositif des Colos apprenantes représentait environ 40 millions d’euros.
Il a été tout simplement supprimé, impact direct du budget d'austérité passé par 49.3.
En parallèle, la CAF annonce quand même 20 millions d’euros supplémentaires via le dispositif AVE, mais le compte n'y est pas : une perte sèche de 20 millions d’euros pour les départs en vacances des enfants.
Moins de moyens. Moins de départs.
👉 Aujourd’hui en France, 2 enfants sur 5 ne partent pas en vacances.
Et face à cela, l’État se retire.
Mais localement aussi, nous avons une responsabilité.
Oui, la Ville maintient le dispositif. Mais elle en réduit le budget de 100 000 € par rapport à l'année dernière.
Et cela, nous ne devons pas l’accepter, parce que cette baisse intervient au pire moment :
quand l’État se désengage,
quand les besoins sociaux explosent,
Et quand les acteurs alertent sur un risque massif d’exclusion.
👉 C’est maintenant qu’il fallait faire plus. Pas moins.
Les chiffres interrogent : près de 3 000 enfants bénéficiaires sont partis en 2025… contre seulement 1 664 prévus pour l’été 2026 à lire les conventions en annexe du rapport voté dans toutes les mairies de secteur, et en mairie centrale pour la semaine prochaine. Pour la plupart d'entre nous, nous ne pourront pas lire les conventions, celles-ci étant en annexe des délibérations, et les annexes ne sont toujours pas accessibles au grand public, comme sous Gaudin, comme sous la première mandature de Payan, ...
Certains élus de secteur ont même été amenés à voter sans avoir eu les conventions en annexe.
Nous espérons nous tromper mais cet écart est inquiétant.
Et parlons franchement, cela a été justement dit au conseil d'arrondissement des 4e et 5e arrondissements : 100 000 €, c’est 0,007 % du budget de fonctionnement de la Ville. Une goutte d’eau.
À l’inverse, doubler le budget représenterait 0,05 % du budget de la ville.
0,05 % pour permettre à des milliers d’enfants de partir en vacances.
Qui peut sérieusement dire que c’est impossible ?
Ce n’est pas une contrainte technique.
C’est un choix politique, alors même que tout le monde le sait, ces séjours sont essentiels pour la réussite éducative. Comme le rappellent les acteurs de l’éducation populaire : « Ne fermez pas la porte aux vacances de nos enfants ».
Aujourd’hui, la suppression des Colos apprenantes constitue un recul historique du droit aux vacances.
À Marseille, nous ne pouvons pas nous contenter d’accompagner ce recul.