Refondation Républicaine 71

Refondation Républicaine 71 Refondation Républicaine Bourgogne-Franche-Compté
Président d'honneur Jean-Pierre Chevènement

Jean-Pierre Chevènement le dernier jacobin par Régis Boulat et Renaud Meltz avec la collaboration de Laurent Heyberger
23/06/2026

Jean-Pierre Chevènement le dernier jacobin par Régis Boulat et Renaud Meltz avec la collaboration de Laurent Heyberger

22/06/2026

Les actes du séminaire « La Russie », organisé par la Fondation Res Publica le mardi 31 mars 2026, sont désormais en ligne.

En se tenant à distance des simplifications qui dominent le débat public, plus encore depuis le déclenchement de la guerre d’Ukraine, la Fondation Res Publica a souhaité proposer des analyses équilibrées des réalités qui caractérisent la Russie contemporaine, qu’il s’agisse de sa situation socio-économique, de son organisation politique ou de ses ambitions géopolitiques, en cherchant à la comprendre dans sa vision propre du monde comme dans sa projection vers l’avenir.

Sont intervenus à cette fin : Arnaud Dubien, directeur de l’Observatoire franco-russe et chercheur associé à l’IRIS ; Jean-Robert Raviot, docteur en science politique, professeur de civilisation russe et soviétique à l’Université Paris-Ouest Nanterre La Défense et auteur du Logiciel impérial russe ; et Jean de Gliniasty, ancien ambassadeur de France à Moscou, directeur de recherches à l’IRIS et auteur de nombreux ouvrages consacrés à la Russie et aux relations internationales.

Après une introduction de notre présidente Marie-Françoise Bechtel, Arnaud Dubien a dressé le tableau d’une société russe désormais structurée en quatre blocs : la « Russie partie » (physiquement ou mentalement), la « Russie des capitales », la « Russie profonde » et la « Russie combattante ». Il a ainsi mis en lumière les évolutions des mentalités depuis le début de la guerre en Ukraine, les fractures territoriales et sociales du pays, le rapport ambivalent des Russes à l’État, ainsi que les attentes d’une population marquée par les incertitudes économiques et aspirant, selon sa formule, à davantage de justice sociale - un enjeu majeur des élections législatives de septembre 2026 - et à un « retour à la vie normale ». Il a également souligné que les Russes se montraient de moins en moins optimistes quant à l’issue du conflit, tout en rappelant que 83 % d’entre eux soutiendraient Vladimir Poutine s’il signait demain un accord de paix.

Jean-Robert Raviot a ensuite proposé une réflexion historique et géopolitique sur ce qu’il nomme le « logiciel impérial russe ». Revenant sur le temps long de la construction de l’État russe, il a analysé les ressorts du « moscopolitisme » - une dynamique appelée, selon lui, à perdurer dans les décennies à venir -, la place centrale de la préservation de l’unité territoriale dans la pensée stratégique russe, le rapport à la frontière, ainsi que les racines profondes de la guerre d’Ukraine et des incompréhensions réciproques qui alimentent aujourd’hui les tensions entre la Russie et les puissances occidentales.

Jean de Gliniasty a enfin examiné l’état des relations entre l’Europe et la Russie. Revenant sur l’échec progressif des tentatives de rapprochement engagées après la fin de la guerre froide et sur la dégradation continue des rapports entre Moscou, l’Union européenne - notamment depuis ses élargissements à l’Est - et l’OTAN, il a replacé la rupture actuelle dans une perspective historique plus large. Son intervention a également mis en lumière les divergences croissantes entre les intérêts européens et américains, les limites de la diplomatie européenne face au conflit ukrainien, ainsi que la nécessité de réfléchir à une future architecture de paix et de sécurité en Europe, seule susceptible de permettre une recomposition durable des rapports entre Européens et Russes, une perspective qui lui paraît aujourd’hui difficile et lointaine.

Le débat final a rappelé la nécessité, pour dépasser les blocages actuels, de comprendre la Russie telle qu’elle est, et de restituer à la réflexion géopolitique la profondeur historique qui lui est nécessaire. Cet impératif irrigue également les deux textes annexés aux actes de ce colloque, eux aussi disponibles sur le site de la Fondation Res Publica : la note de conjoncture n° 164 du CEMI du 4 mai 2026, consacrée à « l’économie russe au premier trimestre 2026 », ainsi que la note de lecture rédigée par Marie-Françoise Bechtel sur l’ouvrage Le recommencement de l’histoire : d’une perestroïka l’autre, récemment publié aux Éditions Frantz Fanon par Natalia Routkevitch, jeune politologue franco-russe.

📎 https://fondation-res-publica.org/seminaire/la-russie/

Avec Jean-Yves Autexier
22/06/2026

Avec Jean-Yves Autexier

Non à l’introduction du communautarisme dans la constitution. Avec de nombreux camarades sénateurs, mais aussi des constitutionnalistes et universitaires de renom, j’ai signé cette tribune importante.
La Corse mérite des solutions concrètes que la réforme de la Constitution ne lui apportera pas.
Mardi prochain, les députés seront face à un choix essentiel.

https://www.latribune.fr/article/la-tribune-dimanche/opinions/19760392481103/opinion-le-communautarisme-dans-la-constitution-un-vote-de-conscience-par-pierre-mazeaud-elisabeth-badinter-jacques-toubon

Michaël Weber, Sénateur de la Moselle Emmanuel Maurel Laurence Rossignol Jérôme Guedj Hélène Conway-Mouret

22/06/2026
Bonne fête à tous les papas
21/06/2026

Bonne fête à tous les papas

Après le CERES, après Socialisme et République, Jean-Pierre Chevènement Chevènement Georges Sarre Jean-Yves Autexier Rol...
21/06/2026

Après le CERES, après Socialisme et République, Jean-Pierre Chevènement Chevènement Georges Sarre Jean-Yves Autexier Roland Carraz et leurs amis fondent le Mouvement des Citoyens.
La plus grande époque du parti de Jean-Pierre Chevènement.
C'est à ce moment-là en 1992 que je le rejoins à Amiens avec les amis Thierry Lucas, Pujol, Yves le diascorn, Jean-Jacques Savey ....

L'énigme, 10 ans avec Chevènement par Jean-Loup Coly
20/06/2026

L'énigme, 10 ans avec Chevènement par Jean-Loup Coly

Jean-Pierre Chevènement par Laurent Chabrun et Franck Hériot
20/06/2026

Jean-Pierre Chevènement par Laurent Chabrun et Franck Hériot

L'homme qui a marché sur l'eau par Anne Nourry
19/06/2026

L'homme qui a marché sur l'eau par Anne Nourry

18/06/2026

La tribune préparée par notre ami Benjamin Morel et signée par de nombreuses personnalités républicaines mérite notre attention !

Ceux qui voteront l’introduction du communautarisme dans la Constitution le feront en toute conscience



L’Assemblée nationale, mardi 23 juin prochain, en milieu d’après-midi, s’apprête à vivre l’un des moments les plus importants de son histoire politique.

Une majorité de députés pourrait voter pour l’introduction du communautarisme dans la Constitution.

En droit, ce dernier se définit, depuis la décision du Conseil constitutionnel du 15 juin 1999, comme « la reconnaissance de droits collectifs à des groupes définis par une communauté d’origine, de culture, de langue ou de croyance ». L’Assemblée s’apprête en Corse à reconnaître « une communauté insulaire, historique, linguistique et culturelle », et à y attacher des droits… et pas des moindres, celui de faire la loi.

Ainsi, au nom d’une culture et d’une communauté, on aurait des droits supérieurs ou inférieurs à quelqu’un qui ne pourrait s’en revendiquer. C’est là la définition de la discrimination qui appliquée à un critère culturel ou historique ouvre la voie au racisme.

Si ce principe est accepté en Corse, il n’y a aucune, aucune, raison de principe de refuser qu’il s’applique ailleurs. Pourquoi demain ne réserverait-on pas des droits particuliers à des individus se revendiquant de la « communauté historique et culturelle française », en bref, aux Français de souche ?

Voilà un texte que s’apprêtent à voter La France insoumise et le Parti socialiste. Ils le savent.

Comment demain ne pas dire oui à certaines communautés culturelles qui, en Seine-Saint-Denis par exemple, réclameraient des droits différenciés car « c’est leur culture ».

Voilà un texte que s’apprêtent à voter Horizons et Renaissance. Ils en sont conscients.



Comment en est-on arrivé là ?

Les députés seraient-ils étourdis ? Chaque projet de loi est accompagné d’un avis du Conseil d’État. En l’occurrence, celui qui a accompagné ce texte est au vitriol et dit clairement que la notion de « communauté » remettait en cause les principes les plus basiques et fondamentaux de la République. Lundi 15 juin, 11 constitutionnalistes avertissaient dans Le Monde des mêmes dangers d’un tel texte.

Que répond le gouvernement ?

Rien, il a ignoré les remarques du Conseil d’État.

Gilles Siméoni, qui a fait mettre en berne les drapeaux de la Collectivité de Corse en l’honneur d’Yvan Colonna et refuse de porter son écharpe tricolore, est pour lui une source plus fiable.

L’exécutif, le rapporteur, disent que ces mots n’ont pas de portée juridique.

C’est là se moquer du monde!

Une constitution n’est pas une motion de consensus d’un parti politique, c’est un texte normatif. Son objet, son essence, est justement de produire du droit !

On répond aussi qu’une loi organique viendra borner tout ça. C’est absurde et c’est remettre en cause les fondements mêmes de l’État de droit. Les droits fondamentaux sont garantis par la Constitution, qui vient ensuite borner les éventuelles atteintes que le législateur pourrait porter à ces droits…

ce n’est pas au législateur de rattraper les atteintes aux droits que l’on met dans la Constitution !

On dit que les droits fondamentaux ne seraient pas impactés… mais justement l’objectif du texte est de réduire des droits, de les moduler pour porter notamment atteinte à l’égalité entre les citoyens.

Toutes les politiques attendues par les nationalistes dépendent de ça. Ce n’est pas une conséquence indirecte du texte, c’est son essence et sa motivation.

On dit que le fait que la communauté soit « insulaire » changerait tout… pourquoi ?

La communauté se voit accorder des droits particuliers au regard de son insularité, certes, mais aussi de sa culture.

L’un ne dépend pas de l’autre, c’est une juxtaposion de critères dérogatoires. Ces arguments ne sont pas seulement spécieux, mais même juridiquement absurdes. Ils sont graves, car ils masquent la gêne qu’il y a de la part de ceux qui le voteront à assumer le contenu de ce texte.

L’ignorance ou l’incompétence ne sont pas des excuses.

Le contenu de ce texte n’est pas une affaire d’interprétation, c’est une affaire de responsabilité.



Alors, certains diront que tout ça sera rattrapé par le Sénat et que ce n’est que de la politique.

Certains présidentiables soignent l’avenir de certains de leurs alliés. D’autres vont chercher des signatures de maires. Certains rêvent de pouvoir se dire « homme des territoires ».

L’opportunisme n’est pas une excuse.

L’Assemblée ne peut se cacher derrière le Sénat. Beaucoup de parlementaires auront, eux, opportunément piscine mardi pour ne pas mêler leur nom à l’affaire.

On comprend leur amour de la nage.

Les députés qui auront voté ce texte porteront à jamais la tache de ce vote.bIl marquera une rupture. Ils en seront comptables.

Les candidats qui auront voté ou n’auront pas appelé à rejeter ce texte également. Ils n’auront plus le droit de dire qu’ils sont contre le communautarisme, ils l’auront approuvé, adopté et même souhaité le constitutionnaliser.

À chaque intervention ou prise de position de leur part sur ce thème s’attachera toujours la preuve de leur insincérité. Elle leur sera rappelée.

Nous nous engageons à toujours la leur rappeler publiquement.

Il y a des taches qui ne s’effacent pas.

La République, c’est d’abord l’égalité des citoyens.

Il y aura encore, après ce vote, une gauche non-mélenchoniste, mais pour tous ceux qui auront voté ce texte, il ne pourra plus être possible de se réclamer de la gauche républicaine.

Ils auront adhéré aux mêmes principes différentialistes que le leader insoumis. Il y aura encore un bloc central, certes. Mais il n’y aura plus d’arc républicain.

Nous n’emploierons plus ces mots, et nous saurons rappeler pourquoi.

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1210 Rue De Sancé
Mâcon
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