Jeunes Communistes Lyon

Jeunes Communistes Lyon Pour la révolution et le socialisme, organise ta colère ! Rejoins la Jeunesse Communiste de Lyon !

La Jeunesse Communiste de Lyon est une organisation de jeunes militants qui veulent vaincre le capitalisme et bâtir le socialisme par la réappropriation, par les travailleurs, des moyens de production et le pouvoir ouvrier. À Lyon, nous proposons aux lycéens, étudiants et jeunes travailleurs de s’organiser sur leur lieu d’étude, de travail ou de vie pour résister aux attaques du gouvernement et du

patronat, défendre nos conquis sociaux, obtenir des améliorations de nos conditions d’études et de travail et mener la bataille pour la révolution et le socialisme. Seule la lutte organisée, massive, classe contre classe, paie et permettra de renverser la dictature des monopoles capitalistes, d’abattre l’impérialisme et la guerre, d’en finir avec l’exploitation de l’homme par l’homme, de bâtir une société nouvelle du travail, de la dignité, de la paix et de la liberté.

🛑 NE LAISSONS PAS LES CAPITALISTES FAIRE DU CORPS DES FEMMES LEUR PROPRIETE 🛑➡️ Etats-Unis : abrogation du droit à l’avo...
04/07/2022

🛑 NE LAISSONS PAS LES CAPITALISTES FAIRE DU CORPS DES FEMMES LEUR PROPRIETE 🛑

➡️ Etats-Unis : abrogation du droit à l’avortement au niveau fédéral

Le vendredi 24 juin, la cour suprême des Etats Unis d’Amérique, à majorité conservatrice, a abrogé l’arrêt dit “Roe versus Wade”, qui constituait jusqu’alors un rempart au niveau fédéral à la pénalisation de l’avortement, et ce depuis 1973, deux ans avant la dépénalisation de l’avortement en France. Ainsi, il revient désormais aux États de légiférer sur la question de l’IVG. L’avortement pourrait donc être pénalisé et sa pénalisation pourrait ainsi faire des femmes qui y auraient recours ainsi que des médecins qui les pratiquerait, illégalement, des criminels. À ce jour, 21 états ont déjà pénalisé ou prévoient de pénaliser l’avortement, 19 seulement l’ont légalisé. La situation dans les autres états est incertaine.

Un coup de tonnerre dans un ciel tranquille ? Sûrement pas : depuis l’arrêt Roe v. Wade, des centaines d’attaques ont été menées dans différents états pour limiter l’accès des femmes à l’avortement, et des comités anti-avortements ont pu bénéficier d’un large support politique mais également économique pour mener à bien leurs campagnes réactionnaires.

En effet cette remise en cause de ce droit fondamental est surtout poussée par les capitalistes états-uniens, main dans la main avec le gouvernement : Google, Amazon, Walmart ou encore Coca Cola et bien d’autres, derrière leurs larmes de crocodile et leurs logos aux couleurs de l’arc-en-ciel un mois dans l’année, ont versé des sommes colossales à ces comités anti-avortement, ont financé directement des juges ou des responsables politiques, afin de favoriser la prise de parole et in fine le pouvoir de ces réactionnaires jusqu’au niveau de la cour suprême.

En parlant de larmes de crocodile, les démocrates ne sont pas en reste quand on sait que Joe Biden n’a pas toujours été favorable à la mise en place de cette jurisprudence. Biden est entré au Sénat américain en 1973, seulement 17 jours avant que Roe v. Wade ne soit décidé et avait alors déclaré : « Je n’aime pas cette décision. Je pense que c’est allé trop loin », ajoutant qu’une femme n’avait pas « le droit exclusif de dire ce qui devrait arriver à son corps ».

➡️ Qu’en est-il de la situation en France ?

Les vives réactions à l’international ne se sont pas fait attendre, et la France ne fait pas exception : large couverture médiatique, déclarations de personnalités publiques, mais surtout des manifestations à l’appel de collectifs de femmes ou d’organisations comme le Planning familial, à la fois en solidarité aux femmes menacées par cette contre-réforme aux Etats-Unis mais également comme un coup de semonce, inquiets de ce que l’avenir politique nous réserve ici en France où 80 députés d’extrême-droite avec un long historique de revendications anti-IVG ont fait leur entrée à l’Assemblée nationale lors des dernières élections.

Au niveau européen, la présidente von der Leyen a été nommée par les dirigeants des États membres et élue par le Parlement européen, dont les dirigeants Français, alors même qu’elle veut restreindre le droit à l’avortement. Rappelons également la protection des manifestations "pro-vie" par l'État français quand, dans le même temps, ce même État réprime les manifestations féministes.

De plus, la majorité présidentielle, avide d’entretenir le masque progressiste qui ne tient déjà plus en face depuis longtemps, déclare ainsi vouloir inscrire le droit à l’avortement dans la constitution française, proposition déjà évoquée plus tôt par la France Insoumise lors des campagnes présidentielles il y a 5 ans. S’il est indéniable que cette mesure serait, au moins, un signal positif, faut-il pour autant se réjouir et donner plein crédit à l’image d’une France gagnée à la cause du droit à l’avortement ? Un indice : le droit au logement est inscrit dans la constitution française…

En France, les acteurs principaux sur le terrain qui permettent aux femmes d’avoir accès à la contraception et à l’avortement sont les Centres de Planification et d’Education Familiale (CPEF). Il y en a un millier sur le territoire, mais très inégalement répartis : si la région Ile-de-France dispose de plus de 350 centres, la majorité des régions ont moins de 8 centres pour 100.000 femmes de 15 à 50 ans, situation qui se dégrade, dans le cadre plus large de l’aggravation du phénomène des déserts médicaux. Rappelons également qu’en 2019 le planning familial découvrait des restrictions phénoménales dans leur subventions : par exemple dans le Rhône une baisse de 30 % de subventions soit 40 000 euros.

La part des avortements réalisés en dehors d’établissements de santé ne cesse de croître en France, avec plus de 25% aujourd’hui. En février, le gouvernement annonçait d’ailleurs un soi-disant progrès dans l’accès à l’avortement pour toutes les femmes : l’accès à l’IVG médicamenteuse à domicile après une téléconsultation. Derrière ce masque d’hypocrisie se cache la volonté de baisser toujours plus les moyens donnés à la santé des femmes. Si, contrairement à ce que disent les culpabilisateurs comme Macron, l’avortement n’est pas systématiquement un traumatisme, c’est dans tous les cas un bouleversement hormonal et de fait un acte de santé qui doit être pris en charge par des équipes médicales dans des conditions dignes et sécurisantes, et qui nécessite une surveillance et un accompagnement. En avançant vers la téléconsultation et la prise médicamenteuse à domicile comme seul moyen d’accès à l’IVG, les pouvoirs publics disent aux femmes qu’elles doivent gérer cette question seules, sans accompagnement, c’est dire aux femmes que leur santé n’a pas d’importance, c’est dire aux femmes “allez-vous cacher, débrouillez-vous”. Pour garantir l’accès à l’IVG aux plus jeunes et aux plus vulnérables nous avons besoin de plannings familiaux aux plus proches des lieux de vie, d’étude et de travail.

Aussi, de manière similaire à ce qui se déroule aux Etats-Unis depuis longtemps et dont se plaignent beaucoup les personnels des plannings familiaux et des diverses organisations de lutte pour les droits des femmes, on observe des campagnes de désinformation massive sur la question de l’avortement, avec de très nombreux sites propagandistes dits “pro-vie” (entendre “pro-asservissement des femmes”) souvent référencés en tête de file dans les moteurs de recherche sur la question de l’avortement et de la contraception, répandant leurs mensonges réactionnaires, usant de la terreur, de la culpabilisation, pour dissuader les femmes d’avoir recours à des méthodes de contrôle de leur propre corps.

Enfin, le corps médical lui-même n’échappe pas au cadre patriarcal et sexiste de la société capitaliste dans laquelle il doit évoluer. Entre les cas de gynécologues qui font culpabiliser leurs patientes et refusent de répondre à des besoins contraceptifs réels, le fameux droit d’objection de conscience, et tout le cadre profondément réactionnaire qui anime la médecine (rappelons que le corps féminin est considéré comme intrinsèquement pathologique), le nombre de barrières pouvant empêcher une femme de disposer d’elle-même, de sa sexualité et de son droit à refuser ou non la maternité explose.

La lutte pour les droits des femmes, et tout particulièrement celui d’avorter, est donc toujours bien d’actualité dans notre pays également, d’autant plus que les discours réactionnaires se multiplient et s’intensifient, et surtout se normalisent dans les sphères politique, médiatique et publique.

➡️ Origines de ces attaques : montée de la réaction

Le patriarcat puise son origine dans la société de classe. Effectivement, depuis son émergence, la société de classe a eu besoin de faire du corps de la femme un moyen de transmission des richesses ainsi que de reproduction de la main d’oeuvre (esclaves, paysans ou ouvriers) : en somme la reproduction des classes. La cellule familiale hétérosexuelle émerge avec l’exploitation bourgeoise comme la nouvelle norme imposée. Une cellule familiale dans laquelle la femme connaît alors une double exploitation : sexuelle (pour assurer la reproduction de la main d’oeuvre, élever les enfants, les soigner, etc.) et au travail. Pour contrôler cette reproduction, la société de classe a besoin de contrôler, de brider la sexualité des femmes tout en faisant en sorte qu’elle appartienne aux hommes. C’est pour cela que la charge mentale de la contraception est imposée aux femmes et seulement aux femmes. La société de classe, donc le capitalisme, impose de fait une vision du corps féminin en tant que moyen de reproduction, que simple marchandise qui appartient aux hommes, et, particulièrement à l’homme de la cellule familiale dans laquelle elle est placée.

Si c’est par la lutte que les femmes du monde entier, avec à l’avant garde les travailleuses organisées, ont arraché des droits dont l'accès à l’IVG, dès que le capitalisme est en crise, il n’hésite pas à nous reprendre brutalement et violemment ces droits. C’est par la montée de la réaction que le capitalisme impose un nouveau cadre où ces droits sont bafoués sans vergogne : par la promotion des discours réactionnaires dans les médias, la banalisation dans toutes les sphères culturelles des positions les plus dures contre l’émancipation des femmes, et ce malgré une façade démocratique et faussement progressiste ça et là comme avec l’annonce du projet d’inscrire le droit à l’avortement dans la constitution.

Aujourd’hui, alors en crise, le capitalisme nous reprend nos droits en mettant la santé de millions de femmes en danger, et en réaffirmant que nos corps lui appartiennent. Et la réaction ne s’arrête pas là, pour le contrôle total de nos corps, l'accessibilité à la contraception devient de plus en plus restreinte et la norme hétéronormative pour contrôler la cellule familiale, outil de la société de classe, est imposée en restreignant et réprimant notamment les relations homosexuelles (notamment l’interdiction du mariage gay et la pénalisation des relations sortant de cette norme).

➡️ S’organiser pour nos droits, pour la révolution et le socialisme

Pour défendre nos droits, et lutter contre ce système patriarcal, nous devons nous organiser pour abattre le capitalisme qui fonctionne avec ce dernier, et pour construire une société émancipée. S’organiser entre femmes, mais également s’organiser avec tous ceux qui ont intérêt à se battre pour cette société qui s’émancipe de l’exploitation sous toutes ses formes : le socialisme.

Nous devons lutter pour défendre nos droits, pour se réapproprier notre corps, pour défendre notre santé, pour défendre notre éducation et nos organisations.
Nous devons nous battre pour nos sœurs états-uniennes et partout dans le monde pour l’accès à l’IVG sans contraintes.
Nous devons nous battre pour la constitutionnalisation du droit à l'IVG en France et la mise en application concrète de ce droit sur le terrain, partout au quotidien, par la mise en place de subventions massives pour les plannings familiaux afin de favoriser leur action et de multiplier leur présence partout où des femmes en auraient besoin.

Nous devons nous battre pour un accès à la contraception gratuite et sans contraintes mais également pour un développement de la contraception masculine pour que les femmes puissent échapper à cette charge mentale et culpabilisatrice.

Nous devons nous battre pour un service public de la santé via une sécurité sociale intégrale qui permette à toutes les femmes précaires d’accéder à une santé gratuite, publique et appropriée à leur corps.

Nous devons nous battre pour le droit de ne pas être mère, mais également pour le droit d’être mère sans que cette condition nous enferme dans une exploitation toujours plus violente au sein de la cellule familiale :
🚩 pour le développement de crèches sur chaque lieu de vie, d’étude et de travail ;
🚩 pour la reconnaissance financière et du droit au travail de mère au foyer ;
🚩 pour la mise en place de subventions massives pour lutter contre les violences conjugales sur les femmes et également sur les enfants.

Notre corps n’est pas une marchandise, il ne leur appartient pas :
Nous devons nous battre contre la banalisation morale et juridique des violences sexistes et sexuelles commises sur les femmes.

Il est bien sûr important de se battre au sein de ce système capitaliste et patriarcal, car comme aujourd’hui, la répression violente nous reprendra toujours nos droits dès que le capitalisme en aura le besoin. Rappelons que l’URSS, état socialiste, était le premier état à légaliser l’avortement en 1920, au lendemain de sa révolution, faisant suite à une guerre civile, menacée de tous côtés, sans industrie et avec une population extrêmement pauvre, 50 ans avant les Etats Unis ou la France. Nous devons nous battre pour un monde sans exploitation et donc sans patriarcat, un monde dans lequel le progrès pour le genre humain sera placé en premier, pour notre santé, pour notre bien-être, pour notre émancipation à toutes et à tous. Battons-nous pour la révolution, pour le socialisme, pour le communisme.

🚩 8 Mai 1945 : victoire antifasciste de libération du joug fasciste en Europe.🇩🇿 8 Mai 1945 : massacres coloniaux de Sét...
08/05/2022

🚩 8 Mai 1945 : victoire antifasciste de libération du joug fasciste en Europe.
🇩🇿 8 Mai 1945 : massacres coloniaux de Sétif, Guelma et Kherrata commis par l'armée française contre des algériens revendiquant dépendance.

La mémoire de nos martyrs et de nos victoires se poursuit dans nos luttes !

Nous étions rassemblés ce matin place Gabriel Péri, avec les Jeunes Révolutionnaires et les Jeunes pour la Renaissance Communiste en France - JRCF pour commémorer la victoire antifasciste de 1945 ainsi que les massacres coloniaux de Sétif, Guelma et Kherrata.
Les 8 et 9 Mai, de Paris à Moscou en passant par Washington ou Londres, des célébrations éhontées à caractère chauvin et militariste se tiennent en grande pompe comme d'énièmes messes où est prêchée la propagande capitaliste sur la victoire de 1945. Les politiciens bourgeois, en France comme en Russie, alors même qu'ils conduisent aujourd'hui les peuples dans la guerre et participent activement à la monté de la réaction et du fascisme, vont usurper le titre d'héritiers de cette victoire. Nous disons clairement que la célébration du 8 Mai par les gouvernement bourgeois du monde n'est qu'une hypocrisie : ceux-là invisibilisent aujourd'hui la nature de la victoire de 1945 qui n'est pas une victoire contre le peuple allemand, contre le peuple italien ou contre les peuples des pays sous le joug du fascisme, qu'il ne s'agit pas non plus de la victoire des États impérialistes contre l'Allemagne mais bien de la victoire des peuples, ceux d'Union Soviétique en tête, qui ont payés le prix lourd pour la libération du monde des griffes de la dictature barbare et ouverte du capital que représente le fascisme.

Ce ne sont pas les bourgeois et leurs États qui ont vaincus le fascisme mais bien les travailleuses et travailleurs organisés dans les résistances armées en France, en Yougoslavie, en Italie, au Bélarus ou en Chine, ce sont les mouvements massifs de grève et la grande contre-offensive de l'Armée Rouge qui ont porté le coup final à un ennemi dont le rôle historique était de réduire notre classe au statut d'esclaves vivant sous la terreur blanche. Ce sont en effet les bourgeois et leurs États qui ont été à l'origine de la mise en place du fascisme, qui ont entrainés les peuples dans la guerre et qui ont orchestrés la plus vaste œuvre de mort qu'à été le génocide des juifs, des rroms et la répression nazie. Cette barbarie qui, comme le disait Aimée Césaire, avait pris l'une de ses racines pratiques dans la barbarie coloniale a d'ailleurs repris immédiatement, le jour même de la libération, montrant bien que le fascisme comme le colonialisme sont des émanations fétides du même système abject d'exploitation qu'est le capitalisme. En effet, l'autre 8 Mai, celui dont on ne parle pas en France dans les grandes célébrations morbides faites sous les clairons militaires, c'est celui des massacres de Sétif, Guelma et Kherrata où l'armée coloniale a assassiné 45 000 algériens qui défilaient pour leur liberté.

Nous le disons : les crimes fascistes et les crimes coloniaux sont les crimes du capitalisme !

La résistance, qu'elle soit contre le fascisme ou contre le colonialisme, a toujours été la résistance des travailleurs contre leurs exploiteurs, la lutte classe contre classe pour une société nouvelle débarrassée de l'exploitation de l'homme par l'homme !
C'est parce que la résistance au fascisme était ouvrière que dans l'immédiat après-guerre notre classe a été capable d'arracher des conquis tels que la Sécurité Sociale à une classe capitaliste mise à genoux, collaboratrice et paniquée. C'est parce que la résistance au colonialisme était ouvrière que, dans tous les pays d'Afrique et d'Asie qui se sont libérés du colonialisme français, des aspirations et conquis socialistes ont émergés des indépendances.
Aujourd'hui, renforçons la lutte pour renverser l'ordre social capitaliste barbare, construisons un monde à notre image, où ceux qui produisent sont ceux qui décident : le socialisme-communisme !

🌍 Le premier Mai à travers le monde : cette année, comme chaque année depuis plus d'un siècle, les travailleuses et trav...
06/05/2022

🌍 Le premier Mai à travers le monde : cette année, comme chaque année depuis plus d'un siècle, les travailleuses et travailleurs du monde entier ont battus le pavé des rues des villes et des villages du monde entier pour réclamer le pain, la paix et la liberté.

A cette occasion nous partageons ce florilège non-exhaustif d'images prises dans les cortèges de nos frères et soeurs de classe de Corée au Chili, du Burkina en Grèce, d'Allemagne en Irak.

Nous partageons également une traduction du communiqué publié par l'initiative des Partis Communistes d'Europe :

"Cette année, nous soulignons le 1er mai dans des conditions difficiles, au milieu de l'aiguisement sévère des contradictions au sein du système impérialiste.

L'escalade constante entre les blocs impérialistes du monde a pour résultat inévitable d'aiguiser la concurrence ; comme tout monopole a besoin de s'étendre, il rencontrera éventuellement d'autres monopoles qui cherchent à faire de même. La lutte constante pour les profits oriente les politiques de la bourgeoisie et de ses gouvernements, et impose au peuple la militarisation et une augmentation de l'exploitation. La faute est dans le système capitaliste lui-même.

Cette année, nous mettons l'accent sur le 1er mai pour montrer le caractère de la guerre impérialiste qui s'est abattue sur le peuple ukrainien, qui découle de la lutte de la bourgeoisie russe pour faire valoir ses intérêts dans la lutte contre ses concurrents, les États-Unis, l'OTAN et l'UE, qui ont poussé leurs tentacules loin en Europe et en Asie. Dans cette lutte, il n'y a qu'une seule victime - les travailleurs, le peuple. C'est pourquoi nous renforçons la lutte pour le désengagement de nos pays de l'abattoir de la guerre dans lequel les classes bourgeoises et leurs gouvernements entraînent les peuples.

La crise en Ukraine, comme précédemment celle du Kazakhstan, trouve ses racines dans la contre-révolution du début des années 90 ; elle trouve ses racines dans le renversement du socialisme. Cette grande tragédie, qui a ressuscité le capitalisme dans une grande partie du monde, a brisé le système qui avait permis la coexistence pacifique de ces nations, qui avait constitué le fondement de l'éradication de l'exploitation et du nationalisme.

De nos propres yeux, nous voyons maintenant ce que le capitalisme, qui donne naissance au fascisme et au nationalisme, peut faire, quelles horreurs il est capable de commettre. Notre solidarité est toujours avec le peuple, les exploités et ceux qui luttent.

Cette année, nous soulignons le 1er mai dans une situation où la position des travailleurs dans tous les pays se détériore rapidement. Les prix de l'énergie, des carburants, des denrées alimentaires et d'autres produits de première nécessité montent en flèche, créant au final une situation impossible pour les travailleurs. C'est la stratégie de l'UE et des gouvernements concernant la soi-disant transition verte qui a entraîné une flambée des prix avant même la guerre sous le prétexte de la "protection de l'environnement", servant ainsi les intérêts des groupes commerciaux. Les mesures anti-ouvrières sévères, le démantèlement des conventions collectives de travail, l'expansion de la flexibilité et du télétravail servent également les mêmes intérêts.

Nous mettons en avant le 1er mai pour montrer la seule voie possible, pour montrer la faillite totale du système capitaliste-impérialiste, qui impose aux peuples du monde la pauvreté au lieu de la prospérité, la guerre au lieu de la paix.

Nous ne choisissons pas entre ceux qui volent les peuples du monde ; nous ne choisissons pas entre différentes formes d'exploitation. Nous choisissons notre propre avenir et nous nous battrons pour lui. Nous, communistes, sommes à l'avant-garde de la lutte pour élever le degré de syndicalisation, pour regrouper le mouvement ouvrier dans la lutte pour ses droits contemporains. Nous sommes inspirés par les grévistes de Chicago qui ont ouvert la voie à la classe ouvrière pour revendiquer tout ce qui lui appartient et qui est volé par une poignée de capitalistes.

Nous honorons et commémorons le 1er mai de cette année, nous le faisons avec une conviction plus forte que jamais, que le socialisme reste le seul avenir possible pour l'humanité. Nous affirmons qu'il n'y a qu'un seul choix possible devant les peuples du monde : Le socialisme ou la barbarie.

Vive le 1er mai !

Vive l'internationalisme prolétarien !

Vive le socialisme !

📆 DIMANCHE 8 MAI 11H GUILLOTIERE : Commémoration du 8 Mai 1945.🚩 8 Mai 1945 : victoire antifasciste de libération du jou...
05/05/2022

📆 DIMANCHE 8 MAI 11H GUILLOTIERE : Commémoration du 8 Mai 1945.

🚩 8 Mai 1945 : victoire antifasciste de libération du joug fasciste en Europe.
🇩🇿 8 Mai 1945 : massacres coloniaux de Sétif, Guelma et Kherrata commis par l'armée française contre des algériens revendiquant dépendance.

✊ Deux mémoires, un devoir : continuer le combat !

Ce 8 Mai plus que jamais, face à la crise générale du capitalisme qui menace de faire sombrer l'humanité dans une nouvelle grande guerre d'ampleur mondiale : célébrons le combat et la victoire héroïque de notre classe, célébrons celles et ceux qui ont, au péril de leurs vies, ramenés la paix en France et dans le monde !

❌ Crimes fascistes, crimes coloniaux : crimes du capital :

Rappelons-nous également que le même jour où l'Europe était libérée des griffes du fascisme, les griffes du colonialisme se resserraient sur les peuples d'Afrique malgré les promesses de De Gaulle qui avait fait miroiter aux peuples des colonies qu'ils obtiendraient leur autonomie suite à leur contribution à la guerre. Rappelons nous que le 8 Mai 1945 est le jour où 45 000 algériens ont été massacrés à Sétif, Guelma et Kherratta pour avoir manifesté pour leur droit à l'indépendance, à l'autodétermination !

🚩 Commémorer c'est lutter :

Défendons les conquis sociaux gagnés au lendemain de la guerre par la CGT et le Parti Communiste ! Renforçons la lutte et la grève pour en gagner de nouveaux ! Partons à l'offensive pour renverser cet ordre social barbare qui vit de l'exploitation de l'homme par l'homme, qui ne connaît d'autre logique que le profit et est prêt à toutes les atrocités pour se maintenir !

Construisons une société nouvelle de travail, de dignité et de paix, où ceux qui produisent seront ceux qui décident, où, par la planification de l'économie et le pouvoir ouvrier, nous pourrons répondre aux immenses besoins sociaux du peuple !

Pour la révolution et le socialisme !

Organise ta colère !

🔴 Uranium au Niger : les monopoles français se gavent, les peuples se meurent 🔴Alors que le gouvernement français contin...
03/05/2022

🔴 Uranium au Niger : les monopoles français se gavent, les peuples se meurent 🔴

Alors que le gouvernement français continue de dire qu’il n’a d’autre intérêt en Afrique de l’Ouest que la lutte contre le terrorisme et la « coopération économique », une claire exposition des chiffres sur l’extraction du minerais d’Uranium au Niger par le monopole français du nucléaire Orano ne laisse aucun doute sur le fond impérialiste de la question.

🔴 Des mécanismes monétaires pour saigner le Niger

En effet, le Niger produit environ 3000 tonnes d’uranium par an, réparties sur 2 sites miniers actifs, avec un 3ème site attendant toujours d’être ouvert. Tous 3 appartiennent à des filiales de la société française Orano, ex Areva. Le prix de cette production qui représente près de la moitié de la production globale d’Orano est fixé unilatéralement par cette dernière, à environ 40 000 FCFA le kilo (prix qui varie selon les années) soit environ 60 €/kg. Sur un total d’environ 200 millions d’euros annuels que représente l’extraction minière de l’uranium de son sol, le Niger en perçoit moins de la moitié.

Il n’est pas anodin ici d’exprimer les prix en francs CFA, qui est une monnaie fixe adossée à l’Euro et directement issue de la domination coloniale. Ainsi, si le prix de l’uranium varie sur le marché international, il restera fixe pour la France au Niger. De plus, cette monnaie permet à l’État français, via Orano (dont il détient 80 % des parts), de récupérer l’uranium sans réels transferts monétaires car le franc CFA est émis en France et les mécanismes de cette même monnaie obligent le Niger à déposer 50% de ses réserves monétaires dans le trésor français.
Notons d’ailleurs que, d’après les douanes françaises, la France importe plus que la consommation d'uranium qui lui est nécessaire et exporte ses surplus, ou plus précisément les surplus qu’elle s’est attribués au Niger.

Enfin il est aussi important de montrer le pouvoir de décision absolu dont bénéficie Orano, en parlant du 3ème site encore non exploité, la mine d’Imouraren. Cela fait plus de 30 ans que ce site est à l’étude, et une dizaine d’année que les infrastructures d’exploitation sont prêtes, mais que le monopole français retarde son démarrage. Et pour cause, ce site représenterait 275 000 tonnes de minerais, l’un des plus importants du monde, qu’Orano a besoin de garder à l’arrêt pour finir d’assécher les deux autres mines du Niger, maintenir une pression sur les prix, et anticiper les nouveaux sites importants à l’international que des monopoles concurrents pourraient exploiter, notamment au Kazakhstan. L’État nigérien n’a quant à lui pas le moindre pouvoir de décider de l’exploitation ou non de ses ressources.

🔴 Radiations, misère et maladies pour le peuple minier :

Alors même qu’en Europe nous développons des moyens très efficaces de conditionner les matériaux radioactifs, que de nombreuses normes existent, la situation au Niger est bien différente, sous l’omerta médiatique française. De l’uranium et d’autres composés radioactifs qui en découlent, dont les radiations gamma sont si puissantes qu’on ne peut pas s’en protéger même équipé d’une combinaison en plomb, comme le souligne la Commission pour la recherche et l’information indépendante sur la radioactivité, exposent en permanence les travailleurs de ces mines à des taux de radioactivité au-delà de nocifs. Pire, ces éléments se trouvent par la suite dans des matériaux de construction utilisés pour faire des pistes, des routes, ou même des maisons, comme cela a été révélé par des ONG à Arlit, ville de plus de 100 000 habitants proche de l’une des principales mines d’Orano, où la commission a mené une étude en 2003.

« On a constaté une exposition permanente de la population à la radioactivité par les poussières radioactives, par le gaz radon, par des textiles contaminés qui sont en vente sur les marchés. Il y a des matériaux radioactifs dans les rues. Certaines maisons ont même été construites avec des matériaux radioactifs », déclarait alors Bruno Chareyron, directeur de la commission.
Derrière la question de la radioactivité se cache également de nombreux éléments toxiques utilisés pour l’extraction des minerais. Entre difficultés respiratoires, cancers, naissances d'enfants avec des malformations, morts de paralysie, maladies étranges, eaux «potables» contaminées, le prix pour le peuple est celui de la mort. On le voit bien, la pollution n’est pas une fatalité liée au nucléaire en soi, mais bien une question de contrôle démocratique : seul le peuple travailleur aux commandes peut mettre en œuvre une énergie, nucléaire ou autre, au service du peuple lui-même et non au service des profits d’une minorité d’exploiteurs qui se passent du traitement des déchets, des contrôles, des normes sanitaires et sociales pour gonfler leur capital.

🔴 Vider jusqu’à l’os, puis laisser sur le carreau :

Non content de piller le sol, de pourrir les chairs et de fouler au pied le droit du Niger et de sa population a disposer de leurs ressources, Orano malmène évidemment les travailleurs des mines par des vagues de licenciements massives.
Ainsi la mine d’Arlit dont les ressources sont presque épuisées, ne laissant comme on l’a vu que des déchets toxiques, ferme ses portes en mettant au chômage 600 salariés d’un coup, le 31 mars 2021, sans indemnités. De même pour la mine d’Akouta (Cominak) qui représente 1200 employés, dont la sentence est prononcée au même moment. Idem pour la mine d’Imouraren, dont les multiples reports du lancement de l’exploitation ont causé plusieurs vagues de licenciements (180 en 2015) pour ne conserver que quelques employés pour la surveillance du site au repos.
En effet comme nous l’avons dit plus haut, des sites importants ouvrent au Kazakhstan, dont la production à bondit de plus de 500 % entre 2004 et aujourd’hui, là où la plupart des sites dans le monde présentent des variations de leur production entre 20 et 60 %, positivement ou négativement. Le groupe Orano y est bien entendu présent avec la compagnie minière Katco, premier producteur mondial d’uranium, et qui représente l’autre moitié de sa production globale.
C’est une donnée cruciale pour comprendre également le redéploiement géostratégique de la force militaire française, avec la fin de l’opération Barkhane et le renforcement des tensions avec la Russie et la Chine.

🔴 Unis par nos exploiteurs, brisons nos chaînes ! 🚩

Ainsi on le voit, les mêmes gros monopoles français de l’énergie, Orano, Total, Engie etc. qui jouent avec le prix de l’électricité et du gaz et n’hésitent pas à couper le chauffage aux foyers des couches populaires en défaut de paiement, ceux-là même tirent des bénéfices faramineux de l’asservissement le plus barbare et le plus criminel des peuples travailleurs de pays comme le Niger, de l’Afrique subsaharienne, des anciennes colonies, de l’Asie mineure…
Nous travailleurs de France, jeunesse populaire, femmes et hommes qui nous éreintons au travail ou en formation, nous ne verrons jamais la couleur de ces trésors de guerre, qui passent directement entre les mains des capitalistes qui peuvent ensuite faire pression sur nos salaires, sur nos loyers, sur le prix de notre nourriture, sur notre dignité. Nous n’avons aucun intérêt en commun avec Orano et son entreprise mortifère qui transforme le Niger en poubelle nucléaire à ciel ouvert après en avoir pompé jusqu’au moindre filon de ressources premières. Il n’y a pas d’unité nationale avec nos propres tortionnaires qui maintenant font sonner le clairon face à la Russie pour maintenir leurs positions stratégiques au Kazakhstan et autres états d’Europe de l’Est et d’Asie mineure.
Au contraire, nous partageons avec les peuples d’Afrique et d’Asie exploités par les grands groupes français les mêmes intérêts de classe : les intérêts de travailleurs qui produisent les richesses et n’en voient pas la couleur !

L’impérialisme français en Afrique doit tomber. L’impérialisme en tant que système, que mode de production et d’échange, que base des rapports internationaux, doit tomber.

🚩 Vive l’unité internationale des peuples travailleurs,
🚩 A bas l’impérialisme, à bas l’exploitation barbare,
🚩A bas le pillage et à bas la guerre !

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