16/05/2026
🚨INSTALLATION ILLEGALE DE CARAVANES À L'ÉTANG ROYAL - Notre réaction
L’arrivée d’une centaine de caravanes à l’Étang Royal pose une nouvelle fois la question de l’autorité, de l’anticipation et du respect des règles sur notre territoire.
Mais cette période pour les fêtes de Pentecôte est connue de tous les élus car les familles de gens du voyage se retrouvent pour des offices et fêtes de famille mais ici sur la métropole il manque des aides dites de grand passage pour ces événements.
Pendant que certains maires en France ont ces aires , d'autres sont toujours dans la réaction et prennent immédiatement des mesures fermes pour empêcher les branchements sauvages, limiter l’accès aux fluides et faire respecter les décisions de justice, à Longvic, l’installation se fait quasiment au nez et à la barbe de l’élu chargé de la sécurité.
Oui, porter plainte est nécessaire.
Mais ensuite ?
Qui paie les dégradations ?
Qui prend en charge les terrains détériorés, les clôtures abîmées, les coûts de nettoyage, les raccordements illégaux, la mobilisation des services municipaux ?
Toujours les mêmes : les collectivités… donc les contribuables.
Il est temps de sortir de l’improvisation permanente d'autant que des repérages auraient eu lieu la semaine dernière selon des riverains.
La fermeté ne consiste pas à faire des déclarations après coup.
La fermeté, c’est anticiper, empêcher les installations illégales, sécuriser les accès sensibles, coordonner immédiatement les procédures avec l’État et appliquer sans faiblesse les outils prévus par la loi.
Car oui, le sujet relève aussi pleinement de la Métropole.
Dijon Métropole exerce la compétence liée aux aires d’accueil et de grand passage des gens du voyage.
Et justement, un nouveau schéma directeur départemental vient d’être adopté en Côte-d’Or avec la perspective de nouvelles aires de grand passage supplémentaires et Obligatoire sur le territoire métropolitain. Le sujet a d’ailleurs été évoqué cette semaine en commission d’appel d’offres où j’ai siégé.
Il faut désormais un véritable plan d’action métropolitain :
sécurisation physique des sites sensibles et espaces publics exposés ;
coordination immédiate entre communes, Métropole, Préfecture et forces de l’ordre ;
✅procédures d’expulsion accélérées ;
✅contrôle des raccordements sauvages pour couper les accès à l'électricité et eau.
✅facturation systématique des dégradations ;
✅création d’aires adaptées pour éviter les occupations anarchiques
✅transparence totale sur le coût réel supporté par les habitants.
Mais maintenant qu’ils sont là, il faut aussi regarder la réalité en face et agir avec pragmatisme.
✅Il faut ouvrir le dialogue et négocier immédiatement une indemnisation pour les consommations d’eau et d’électricité, la gestion des déchets ainsi que la remise en état complète du terrain après leur départ.
Cela se fait régulièrement ailleurs lorsque les collectivités prennent les choses en main et discutent clairement des conditions d’occupation et d'indemnisations. Cela marche !
Il ne faut pas être naïf : ils ne repartiront probablement pas avant 8 à 10 jours. Et chacun sait qu’une procédure judiciaire prend souvent près de quinze jours avant d’aboutir à une expulsion… ils seront donc partis avant même la fin de la procédure.
Les habitants attendent autre chose que de la résignation.
Ils attendent de l’autorité, de l’organisation et du courage politique.