01/05/2026
1 MAI 1891 : MASSACRE DE FOURMIES
Il y a 135 ans aujourd'hui, le 1er mai 1891, les syndicats du nord, tout juste légalisés, appellent générale pour la journée de 8 heures.
À Fourmies, ville textile, les ouvrières et les ouvriers se mobilisent dès 5h du matin pour faire le piquet de grève. L’après-midi, plus de 2 000 personnes partent en manifestation. Le patronat prend peur. Ses chiens de garde en uniforme, tirent sur la foule à l'arme de guerre. En 45 secondes, le carnage est total : 35 personnes sont blessées, et 10 autres deviennent des martyrs de la classe ouvrière.
En 1891, les ouvriers de l'industrie de la laine et du coton sont en majorité des femmes, payées moitié moins que les hommes. Elles sont donc nombreuses mobilisées ce jour-là. Les enfants ne sont pas épargnés : dès 12 ans on devient galibot ou on rentre à l'usine, pour n'en sortir que sur son lit de mort.
Cette date faisait déjà écho au 1er mai 1886, jour de lancement d'une grève par les anarchistes de Chicago, là aussi pour la journée de 8 heures, réprimée dans le sang par la police à Haymarket Square, sur ordre du patronat américain.
Plus d'un siècle plus t**d, les Mulliez, Arnault et autres héritiers des assassins de Fourmies possèdent toujours les moyens de production, et sont en train de s'allier aux fascistes et détruire la planète pour les garder.
En mémoire de Maria Blondeau et de tous les martyrs qui n'ont jamais baissé les yeux, notre devoir est de continuer de nous organiser collectivement, multiplier les grèves, saboter les projets mortifères, fonder des coopératives et lieux alternatifs, sur tous les fronts et par tous les moyens nécessaires reprendre le contrôle sur nos vies et faire en sorte que les richesses profitent à tous. Nous n'attendrons pas un siècle de plus.