14/05/2026
Un petit groupe de passionnés de Liez s’est réuni pour que les morts pour la France ne soient pas oubliés et soient honorés comme il se doit, post mortem. Après un long travail, ils viennent de montrer au public le résultat, lors de la cérémonie du 8 Mai. D’autres soldats seront aussi mis à l’honneur ultérieurement, dans d’autres cérémonies.
À Liez, les cérémonies du 8 Mai ont connu cette année un développement inattendu. Le maire, René Grimaud, explique : Avec l’antenne locale des anciens combattants, l’UNC, nous avons souhaité qu’elle soit un peu particulière. Plutôt que de rendre un hommage global aux soldats morts pour la France, il nous est apparu important de personnifier ce moment.
Pour ce faire, un petit groupe issu de l’association a effectué un gros travail de recherches sur la vie de tous les jeunes Liézois dont les noms sont gravés sur cet emblème de la fierté nationale.
Ceux qui ont œuvré principalement sont Jean-Louis Feuillard pour les recherches militaires, Patrick Gautron pour les recherches généalogiques et communales et René Grimaud pour la coordination et l’exposition. Ce dernier poursuit : Ces investigations nous ont donné l’occasion de rencontrer les familles, de mettre au jour des trésors de vieilles photos, vieux documents – comme de fausses cartes d’identité – et de les numériser pour les sauver de l’oubli. Ce furent des moments souvent émouvants et toujours très enrichissants. Le public présent à la cérémonie a apprécié le travail effectué.
Deux soldats disparus mis à l’honneur chaque année
Chaque année, seront mis à l’honneur deux disparus en décrivant leur vie à Liez, leur parcours militaire, ainsi que leur descendance pour que soit bien personnifié l’hommage qui leur est rendu. Cette année, ce sont la vie et le destin de Serge Roux et Florimond (Joseph) Pouzet qui ont été reconstitués.
Serge Roux, né à Liez en 1925, s’était établi ouvrier boulanger à Puyravault. Actif dans la Résistance malgré son jeune âge, il avait activement participé au harcèlement des troupes allemandes dans la poche de La Rochelle. Avec ses camarades du maquis de Niort, il fut incorporé dans l’armée française à 19 ans, en octobre 1944, et combattit vaillamment jusqu’à ce qu’il décède en avril 1945 des suites des difficiles conditions de vie.
Florimond Pouzet, né en 1914, a rejoint la 35e Division d’infanterie au moment de la mobilisation générale de 1939. Capturé lors de la bataille de France aux environs de Verdun en juin 1940, il fut envoyé dans un stalag et subit alors quatre années de dures conditions d’internement. Les privations et la maladie ont fini par avoir raison de lui et il décède en février 1945 dans un hôpital local, sans avoir pu rentrer au pays.
https://www.ouest-france.fr/pays-de-la-loire/liez-85420/dans-cette-commune-du-sud-vendee-une-autre-maniere-dhonorer-les-anciens-combattants-0938ade4-4d46-11f1-8c1e-ea82e439204b