03/06/2026
C’était au Conseil municipal de lundi !
Dans le cadre des questions diverses, Ramona Gonzalez Grail a interrogé en ces termes la nouvelle municipalité sur la décision de remise en place de l’éclairage nocturne :
« Lors du précédent mandat, la commune avait mis en place une extinction nocturne de l’éclairage public, d’abord de 23h à 5h, puis de minuit à 5h du matin.
Cette décision répondait à plusieurs objectifs : maîtrise des dépenses énergétiques, réduction de la pollution lumineuse, préservation de la biodiversité et engagement de la commune dans une démarche environnementale responsable.
Or, quelques jours seulement après l’installation du nouveau conseil municipal, l’éclairage nocturne a été rétabli alors qu’aucun bilan n’avait été réalisé avant de prendre cette décision concernant :
• Les retours et demandes des Talaudiérois ;
• L’impact environnemental et écologique de cette mesure ;
• Les questions de sécurité et de tranquillité publique.
Nous rappelons par ailleurs qu’aucune augmentation particulière de la délinquance ou des atteintes à la tranquillité publique n’a été constatée durant la période d’extinction nocturne.
À ce jour, aucun élément objectif ne semble donc démontrer que cette mesure ait eu un impact négatif sur la sécurité dans notre commune.
Cette décision rapide interroge d’autant plus qu’aucune concertation ni communication préalable ne semblent avoir été organisées.
Aussi, nous souhaiterions savoir :
• Quelles sont les motivations précises ayant conduit la municipalité à rétablir l’éclairage nocturne ;
• Sur quels éléments objectifs, études ou statistiques cette décision s’appuie, notamment en matière de sécurité ;
• Si un bilan complet de l’expérimentation menée précédemment sera réalisé et rendu public ;
• Et enfin si la municipalité entend prendre en compte les enjeux environnementaux, énergétiques et de sobriété dans sa politique d’éclairage public. »
En réponse, la Maire a indiqué « qu’elle a répondu à une demande de la population, en tous cas à ceux qui l’ont interpellé lors de ses réunions publiques électorales, tout en reconnaissant qu'aucune étude ne permettait de démontrer l'efficacité de cette mesure en matière de sécurité.
Il s’agissait juste d’apporter une réponse à un « sentiment » d’insécurité des talaudiérois qui se déplacent la nuit ».
Élever la voix et faire preuve d'agressivité ne renforce pas un argument et n’en fait pas une vérité !
Certains élus de la nouvelle majorité devront méditer sur cette phrase, car à la suite de la réponse de l’édile ils se sont emportés dans des explications sans fondements et très personnelles, bien loin de l'intérêt général, s'en prenant à ceux qui "bullent la nuit" pendant que d'autres travaillent... élevant ainsi le niveau de l'échange
Une nouvelle fois, nous pensons que s’il est légitime d'entendre les inquiétudes des habitants, encore faut-il distinguer « le ressenti » du besoin objectivement établi.
À défaut, le risque est de transformer une perception en nécessité, puis cette nécessité supposée en dépense publique…
Les économies qui pouvaient être réalisées disparaissent alors, sans qu'aucun bénéfice mesurable n'ait été démontré.
Une décision dont le coût sera bien réel pour les finances communales quand sa plus-value pour la collectivité reste à démontrer !