19/10/2026
Notre communiqué :
Condamner les violences ne signifie pas renoncer à comprendre et à agir.
La Rochelle Unie se félicite du succès populaire de la mobilisation de samedi, qui témoigne de l’ampleur des inquiétudes et des revendications dans notre société.
Nous condamnons avec force les dégradations commises contre des commerces et des bâtiments publics, et exprimons notre solidarité avec les commerçant·es et les communes touchés, notamment Limoges après l’incendie de sa mairie.
Mais défendre la République, ce n’est pas seulement protéger ses bâtiments : c’est aussi défendre ses services publics, ses libertés et la dignité de toutes et tous.
Nous refusons que les scènes de dégradation, souvent provoquées par des individus extérieurs au mouvement, résument une mobilisation entière. Les faits doivent être établis avec rigueur, loin des amalgames et des réactions à chaud qui alimentent les divisions et font le jeu de l’extrême droite.
L’appel au rassemblement d’Olivier Falorni et de l'AMF est « hémiplégique » : il condamne les dégradations, mais passe sous silence la légitimité des revendications, la mobilisation des lycéen·nes et les violences subies par les manifestant·es.
Ce rassemblement ne peut pas occulter ces violences, alors même qu’à La Rochelle, des manifestant·es ont été exposé·es aux gaz lacrymogènes des gendarmes sur le parvis de la gare, et que la manifestation se déroulait dans le calme.
Notre solidarité doit aller à toutes les personnes touchées, et notre exigence de vérité s’appliquer à tous les faits, rien que les faits.
Nous tenons par exemple à rappeler que nos policiers municipaux présents sur place, sans équipement de protection adapté, ont eux aussi été exposés aux gaz. Envoyer des agents sans équipement ni préparation suffisante les met en danger et pose une question sérieuse de responsabilité.
La seule issue durable est politique.
Alors que les revendications exprimées par cette mobilisation
restent sans réponse à la hauteur des enjeux, le président de la République et le gouvernement doivent enfin apporter des réponses concrètes aux attentes sociales. L’ensemble des élu·es devra prendre toute sa part sans chercher à diviser mais à rendre à nouveau possible une cohésion qu’elle soit nationale et locale.
La colère ne se résoudra ni par les amalgames ni par la répression, mais par l’écoute, la justice sociale et l’action publique.
Condamner les dégradations ne signifie pas renoncer à comprendre.
Défendre la République, c’est protéger ses bâtiments, ses services publics, ses libertés et surtout celles et ceux qui font vivre notre démocratie aujourd'hui et dans le futur.