28/03/2026
La nouvelle majorité humiliée et montre son manque de compétence à La Garenne-colombes .
Lors du dernier débat sur le Rapport d’Orientation Budgétaire (ROB) 2026, la nouvelle majorité municipale de La Garenne-Colombes a été mise face à son impréparation par une opposition experte. Kim Bui, ancienne DRH de la ville, a littéralement disséqué le volet social du rapport, révélant des failles béantes que l'équipe en place a été incapable de justifier.
Le constat est cinglant : derrière les effets de manche, les chiffres officiels de la ville trahissent une gestion RH déconnectée des réalités et techniquement bancale.
Voici les 4 points de "vérité mathématique" qui ont laissé la majorité sans réponse :
1. Un taux de contractuels "Hors Norme" pour LGC 📑
Alors que la moyenne nationale pour une ville de la strate de La Garenne-Colombes se situe autour de 20 %, notre mairie affiche un taux record de 38 % d'agents contractuels sur emplois permanents (194 sur 510). Pire, malgré les promesses de résorption, la précarité stagne ou augmente (+1 point entre 2024 et 2025). La majorité entretient une précarité structurelle, particulièrement sur les postes d'exécution et techniques. Leur plan social n'est-il que de la pure sémantique ?
2. Turn-over : L'hémorragie du climat social 🚑
Le rapport tente de masquer la réalité avec un solde de recrutement positif, mais les chiffres du Compte Administratif (CA) 2024 sont cruels : 72 départs en un an. C'est un taux de rotation de 14,1 %, soit près du double de la moyenne dans la Fonction Publique Territoriale (8 %). À La Garenne-Colombes, 1 agent sur 7 quitte la mairie chaque année. Ce n'est plus de l'attractivité, c'est une fuite des compétences. Face à ce malaise managérial, la majorité refuse toujours de lancer un audit sur les conditions de travail. Que craignent-ils de découvrir ?
3. Le "Tour de passe-passe" des 500 000 € 🎩
C'est l'incohérence la plus flagrante : la majorité annonce créer 100 emplois permanents pour les animateurs tout en prévoyant une économie de 500 000 €. Mathématiquement, c'est impossible. La titularisation fait bondir les charges patronales (CNRACL) de 8,5 % à 31,6 %.
Vont-ils contourner la loi avec des CDD précaires ?
Vont-ils nier l'ancienneté d'agents présents depuis 15 ans pour les payer au premier échelon afin de "faire des économies" sur leur dos ?
4. Une sous-évaluation volontaire de la masse salariale 📉
La ville prétend absorber les avancements et la hausse des cotisations retraite avec un taux de Glissement Vieillesse Technicité (GVT) inférieur à 1 %. Les experts sont formels : il faudrait au moins 2 %. En affichant des chiffres aussi bas, la majorité avoue implicitement qu'elle compte financer les carrières des uns par la suppression de postes ou le blocage du recrutement des autres, déportant la charge de travail sur les agents restants.
Conclusion : On s'endette pour les pierres, on s'appauvrit sur l'humain 🏛
Le bilan financier global de La Garenne-Colombes n'est pas plus reluisant : la dette bondit de 33 %, passant de 32 M€ à 43 M€.
Entre une gestion RH qui maltraite les plus petits salaires et une explosion de l'endettement, le ROB 2026 dessine une ville qui privilégie le béton au détriment de ceux qui la font vivre au quotidien. L'incapacité de la majorité à répondre à ces questions précises prouve qu'elle ne maîtrise pas ses propres dossiers.
Les Garennois et les agents municipaux méritent de la compétence, pas des approximations budgétaires.
La Garenne Esprit Village avec Yann Martin-Chauffier