04/06/2026
Conseil lecture... par Sylvie
La correspondante
Virginia Evans
Editions La table ronde
Premier roman
Sybil Van Antwerp est aujourd’hui une vielle femme avec une vie paisible et une routine bien établie. Plusieurs jours par semaine, elle sort son stylo, son papier, des enveloppes, des timbres et s’assoit à son bureau pour écrire à ses amis, sa famille... Mais également à des inconnus : des auteurs dont elle a aimé les livres, des personnalités publiques, ou encore la doyenne d’une université.
La correspondance n’est pas seulement une habitude pour elle : c’est sa façon de vivre, de respirer, de rester connectée au monde. Pourtant, une ombre plane sur la vielle femme : elle perd progressivement la vue. Malgré cela, elle continue d’écrire, avec une détermination bouleversante.
J’ai adoré voir la vie de Sybil se dévoiler au fil des échanges, découvrir cette personnalité incroyable : forte, battante, respectée, profondément humaine, mais aussi traversée de doutes et marquée par ses erreurs.
« La Correspondante » est un premier roman épistolaire touchant, à l’écriture sensible. Il nous parle de solitude, de mémoire, de liens humains, et de la capacité à continuer à avancer malgré l’adversité.
C’est aussi un très bel éloge de l’écriture manuscrite, des mots choisis avec soin, des gestes lents et précieux que l’on prenait le temps d’accomplir.
Et si nous ressortions, nous aussi, notre nécessaire de correspondance, juste pour retrouver le plaisir d’écrire et de faire voyager nos mots ?