10/03/2026
Le 7 mars 1986, à Croissy-sur-Seine, l’engagement politique rencontrait la barbarie. Philippe Brocard, militant syndicaliste CFDT et membre du Parti Socialiste, était la victime d’un guet-apens prémédité par un commando de militants du Front National. Frappé de neuf coups de couteau alors qu’il collait des affiches pour Michel Rocard, il était pris au piège par le sabotage de son véhicule, rendant tout secours dérisoire. Il s’éteignait exsangue, laissant derrière lui le souvenir d’un homme tombé pour l'exercice de ses convictions les plus hautes.
Fidèles à un hommage qui se renouvelle tous les dix ans, nous nous sommes recueillis samedi dernier devant la stèle qui perpétue sa mémoire. Autour de son épouse, de ses proches, de ses amis et de ses camarades de lutte, le maire de Croissy Jean-Roger Davin, la députée socialiste Dieyneba Diop et de nombreuses et nombreux militant.es syndicalistes, associatif.ves et politiques ont témoigné de leur attachement aux valeurs républicaines.
Quarante ans après ce crime, ce rassemblement de celles et ceux qui défendent la démocratie réaffirme une certitude : aucune haine ne saurait effacer le nom de Philippe Brocard. Son souvenir demeure pour nous le rempart absolu contre la violence politique, rappelant que le débat d'idées ne doit jamais plus laisser place au sang.