La Beaume des Arnauds , la Mémoire du Temps

La Beaume des Arnauds , la Mémoire du Temps La Beaume des Arnauds, la Mémoire du Temps : Village mystique du Haut Buêch, riche d’un Patrimoi

-Le portail Saint-Michel, Un témoin préservé du Moyen Âge -Le portail Saint-Michel, couramment désigné sous le vocable d...
13/04/2026

-Le portail Saint-Michel, Un témoin préservé du Moyen Âge -

Le portail Saint-Michel, couramment désigné sous le vocable de « portail du village », constitue l'unique vestige en élévation de l'enceinte fortifiée médiévale de la commune de La Beaume des Arnauds(Hautes-Alpes, alt. 882 m). Cet ouvrage défensif témoigne de l'organisation spatiale et militaire de l'agglomération à la fin du Moyen Âge.

Topographie urbaine et défensive
L'organisation castrale et défensive originelle du bourg s'articulait autour d'une courtine percée de trois ouvertures stratégiques, destinées à réguler les flux de personnes et de marchandises. Au nord, la porte du Serret assurait la liaison immédiate avec l'emprise du château de Prunières. Une seconde ouverture, la porte Notre-Dame, commandait l'accès à l'église primitive, érigée sur l'emplacement de l'édifice cultuel contemporain. Le portail Saint-Michel demeure aujourd'hui la seule composante préservée de ce dispositif viaire et militaire.

Analyse morphologique et structurelle
L'examen du bâti révèle une chronologie de construction en deux phases distinctes, lisible dans la modénature des arcs. L'ouvrage primitif, attribuable au XIVe siècle, présente un passage voûté dont l'ouverture est appareillée en arc brisé. Cette structure a fait l'objet d'un remaniement et d'un renforcement au XVe siècle, caractérisés par la superposition d'un arc de décharge en plein cintre. Les sources iconographiques anciennes rendent compte de l'appareil en moellons bruts et de l'importante épaisseur de la muraille, couronnée par une couverture traditionnelle en tuiles canal.

Logique fonctionnelle et toponymique
La dénomination de la porte relève d'une stricte logique spatiale et de desserte locale. Cet accès fortifié constituait l'axe de circulation exclusif en direction du domaine du prieuré Saint-Michel. Son franchissement permettait de rejoindre la voie menant au torrent de la Chauranne, obstacle naturel qu'il convenait de traverser pour atteindre l'établissement religieux implanté sur la rive opposée.

Gare de La Beaume au fil des temps ......Anciennement nommée La Beaume-des-Arnauds, cette gare a été officiellement mise...
07/04/2026

Gare de La Beaume au fil des temps ......

Anciennement nommée La Beaume-des-Arnauds, cette gare a été officiellement mise en service le 1er juin 1894 par la célèbre Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM). Implantée à 882 mètres d'altitude à la sortie directe du tunnel, elle a dynamisé la commune pendant des décennies avant sa fermeture au service voyageurs le 6 mars 1972. Bien que l'arrêt n'accueille plus de public, la ligne reste exploitée et les trains continuent aujourd'hui de traverser le site

Construction du tunnel du Col de Cabre(1886–1894)-Défis Techniques,Accidents et Innovations -Le tunnel du col de Cabre e...
07/04/2026

Construction du tunnel du Col de Cabre(1886–1894)
-Défis Techniques,Accidents et Innovations -

Le tunnel du col de Cabre est un ouvrage ferroviaire majeur de 3 764 mètres situé à la limite des départements de la Drôme et des Hautes-Alpes.

Dès 1878, les autorités décident que la ligne ferroviaire reliant Livron à Aspres-sur-Buëch devrait franchir le col de Cabre non pas par la surface, mais par un souterrain. Le col lui-même culmine à 1 180 mètres d'altitude, et le tracé du tunnel se situe au point culminant de toute la ligne, à environ 884 mètres.

La construction du tunnel ferroviaire du col de Cabre s'est déroulée de 1886 à 1890, représentant un défi technique majeur pour relier la Drôme aux Hautes-Alpes. Ce chantier titanesque a été marqué par des innovations architecturales permettant de franchir la montagne, mais aussi par des conditions de travail tragiques.

-Origines et Lancement du Chantier-
Dès 1878, les autorités décident que la ligne ferroviaire reliant Livron à Aspres-sur-Buëch traversera la montagne sous le col de Cabre. Le percement du tunnel, d'une longueur totale de 3 764 mètres, débute officiellement le 22 mars 1886 de manière simultanée sur les deux versants. Côté Beaurières (Drôme) et côté La Beaume (Hautes-Alpes). La méthode d'attaque depuis les deux êtes permettait d'accélérer l'avancement tout en répartissant les équipes sur deux fronts detaille.
Côté Beaurières, la densité du chantier nécessite la création d'un village provisoire entier: des maisons en pierre sont spécialement construites pour loger les ouvriers et leurs familles, et le hameau de chantier comprend même une école. À son apogée, ce camp accueille entre 1 000 et 2000 travailleurs étrangers vendu Piémont pour une commune qui ne compte que 400 habitants.

-Le Drame de 1887-
Le chantier s'avère extrêmement périlleux à cause d'une roche friable et de la présence inattendue de poches de grisou. Le 20 juin 1887, à 5 h 50 du matin, une violente explosion de gaz frappe les équipes entrant dans le souterrain du côté de Beaurières. Cet accident coûte la vie à sept travailleurs et en blesse grièvement trente-deux autres, les décès étant provoqués par la violente projection des énormes cintres en fer soutenant la maçonnerie de la voûte.

-Adaptations Techniques et Aération-
Pour anticiper les fumées des futures locomotives à vapeur, les ingénieurs creusent le tunnel au gabarit d'une double voie bien qu'il ne comporte qu'une seule ligne. À la suite du drame meurtrier, la ventilation naturelle doit impérativement être renforcée pour purger les gaz inflammables. Deux impressionnantes cheminées d'aération verticales sont alors forées depuis la surface de la montagne : le puits de « La Gargarotte » descendant sur 185 mètres, et celui de « La Penne » profond de 100 mètres.

-Achèvement et Mise en Service-
Le percement complet de la galerie souterraine est accompli avec succès le 16 février 1890, permettant de finaliser les lourds travaux de maçonnerie au mois de mai de la même année. La pose des traverses et de l'ensemble des rails ferrés s'effectue par la suite au début de l'année 1891. L'infrastructure est finalement inaugurée et ouverte à la circulation des trains le 1er juin 1894 par la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée (PLM).

Ce chantier constitue l'une des plus grandes prouesses du génie civil ferroviaire français du XIXe siècle. Sa construction, marquée par une catastrophe au grisou, des épidémies de varioles, des conflits sociaux et de nombreux défis techniques, a coûté la vie à de nombreux ouvriers venus de toute l'Europe.

L'ouverture à la circulation commerciale a lieu le 1er juin 1894, soit huit ans après le début du chantier. La durée totale du percement proprement dit — cinq années de 1886 à 1891 est le reflet direct des difficultés rencontrées.

-Un témoignage gravé dans la pierre-
La date de début et la date de fin de construction sont gravées dans un cartouche sculpté sur le fronton de sortie du tunnel côté La Beaume, témoignage permanent des années d'effort que cet ouvrage a exigé.

Le tunnel du col de Cabre est toujours en service aujourd'hui, exploité par la SNCF pour des TER et des Intercités de nuit. En 2017, des travaux d'envergure ont été réalisés pour renforcer la partie supérieure du tunnel grâce à des coques de béton projetées sur les voûtes, pour un montant de 2,8 millions d'euros mobilisant 40 personnes. Ces travaux témoignent de la nécessité d'entretenir en permanence cet ouvrage de 130 ans implanté dans un terrain toujours instable.

--------
L'Impact de la Construction du Tunnel du Col de Cabre sur la commune de la Beaume (1886–1894 et au-delà).
La construction du tunnel du col de Cabre et de la gare ferroviaire a profondément transformé la commune de La Beaume, petite localité des Hautes-Alpes accrochée à 882 mètres d'altitude au pied du col. Ce chantier colossal, mené de 1886 à 1894, a engendré un boom démographique et économique sans précédent pour le village, avant que l'ouverture puis la fermeture progressive de la ligne ne le condamnent à un lent déclin rural.

Avant le Chemin de Fer : Un Village-Étape Vivant
Avant l'ère ferroviaire, La Beaume occupait déjà une position géographique stratégique. Le col de Cabre constituait la voie naturelle de passage entre la vallée du Rhône (Valence) et celle de la Durance (Gap), et le village vivait de cette fonction de carrefour. Le roulage faisait de La Beaume « un village assez animé » : des propriétaires proposaient des services de renfort pour les carrioles surchargées qui montaient vers la Drôme, une diligence assurait le service postal et le transport de voyageurs entre Serres et Die, et des auberges accueillaient les voyageurs en transit. Le grand centre de ravitaillement était Marseille, accessible après huit jours de voyage (aller-retour) pour les rouliers, et trois jours et demi en diligence. La population s'élevait à 711 habitants en 1789.

Ce mode de vie archaïque mais régulier allait être radicalement bouleversé par l'arrivée des ingénieurs du PLM et leurs équipes de terrassiers.
Le Choc Démographique : Un Village Multiplié par Trois
Un afflux massif de travailleurs. L'impact le plus immédiat et le plus spectaculaire est démographique. Si le chantier principal de l'explosion de population se situe à Beaurières (côté Drôme), la commune de La Beaume est également profondément concernée côté Hautes-Alpes.

La population de la commune a atteint 900 habitants lors de la construction du tunnel, soit près du double de sa population d'avant-projet. La Beaume connaît alors une forte effervescence et voit passer de nombreux travailleurs étrangers, souvent des Italiens piémontais.

Une démographie en chute libre après le chantier
Ce pic démographique est éphémère. Dès la fin du chantier, la population reprend son déclin. Les données de recensement disponibles illustrent cette trajectoire:

Année Population de La Beaume Contexte
1789 711 hab.
Avant Révolution, avant la route du col
~1886–1891 ~900 hab.
Pic du chantier ferroviaire
1911 526 hab.
20 ans après la fin du chantier
1936 367 hab.
Après l'exode de la Grande Guerre
1962 257 hab.
Exode rural accéléré
1975 130-179 hab.
Quelques années après la fermeture de la gare (1972)
1985 165 hab. Classe unique avec 18 jeunes
2023 153 hab.
Situation actuelle
La fermeture de la gare aux voyageurs le 6 mars 1972 coïncide précisément avec l'accélération du déclin : si la gare avait donné vie au village, sa fermeture en accéléra la désertification.

L'Impact sur les Infrastructures Locales
Le réseau d'eau potable : un héritage durable

L'un des apports les plus durables et les moins connus du chantier ferroviaire est la mise en place d'un réseau d'adduction d'eau potable. La gare — et donc le village — est alimentée par des eaux provenant de sources captées à 3 kilomètres de distance, au quartier de la Gargarotte, nom qui désigne également l'une des deux grandes cheminées d'aération du tunnel. Cette infrastructure hydraulique, initialement créée pour les besoins du chantier et de la gare, bénéficie par extension à l'ensemble de la commune.

La destruction d'un héritage médiéval
Le percement de la voie ferrée a en revanche un impact destructeur sur certains éléments du patrimoine local. L'ancienne maladrerie médiévale de La Beaume — un établissement hospitalier fondé sous le vocable de Sainte-Magdeleine pour soigner les pèlerins se rendant à Saint-Jacques-de-Compostelle — était située au lieu-dit de la Maletière, sur le tracé de la future voie. Ses derniers vestiges ont disparu au moment du percement de la voie ferrée, sacrifiés au nom du progrès.

Le pont « Devant Ville » et les ouvrages d'art
À la sortie immédiate du tunnel côté La Beaume, la voie ferrée franchit un viaduc en arc en plein cintre, dit « Pont de Devant Ville », clairement visible sur la carte postale ancienne de la commune et dans les archives photographiques. Cet ouvrage, qui permettait à la route de passage de croiser la voie ferrée, a durablement modifié le paysage urbanistique de l'entrée du village.

L'Impact Économique : Le Déclin du Roulage, l'Essor des Échanges Commerciaux :La fin du village-étape routier
L'arrivée du chemin de fer signe paradoxalement la fin du rôle traditionnel de La Beaume comme village de transit routier. Les carrioles, les rouliers, les services de renfort et les diligences qui faisaient la vie économique du village disparaissent progressivement, remplacés par le transport ferroviaire plus rapide et moins cher.

Les bénéfices commerciaux et stratégiques
En contrepartie, la nouvelle ligne ferroviaire — construite par l'État et livrée à la circulation le 1er juin 1894 pour un coût d'environ dix millions de francs — apporte de nouveaux services. Le site officiel de la commune note qu'« outre les services qu'elle rend au point de vue commercial, elle a une importance considérable au point de vue stratégique ».
Cette importance stratégique militaire explique en partie pourquoi l'État a financé une ligne aussi coûteuse dans une zone de montagne peu peuplée.

La gare : pôle de vie locale pendant 78 ans
La gare de La Beaume, ouverte en 1894 et dotée de deux voies et deux quais à 882 mètres d'altitude, a joué pendant près de 80 ans le rôle de pôle économique du village. Bien que petite, elle permettait aux habitants de descendre vers Die ou Valence, et vers Gap ou Veynes, pour accéder aux marchés, aux services administratifs et aux soins. Sa fermeture en 1972 renforce l'isolement de la commune, qui dépend désormais entièrement de la voiture pour ses déplacements.

L'Héritage Humain et Mémoriel
Des victimes sans mémorial
La catastrophe du coup de grisou du 20 juin 1887 a principalement frappé le chantier côté Drôme (à Beaurières), mais elle a profondément marqué les mémoires locales des deux côtés du col. La commune de La Beaume garde dans sa mémoire collective le souvenir de ces travailleurs étrangers, italiens pour la plupart, qui ont œuvré à l'édification du souterrain. À ce jour, aucune plaque commémorative n'a été apposée à la mémoire des victimes.

La trace toponymique de l'aventure ferroviaire
Le nom de la cheminée d'aération « La Gargarotte » est devenu un toponyme pérenne dans la commune, désignant à la fois le puits d'aération du tunnel, la source captée pour alimenter la gare en eau, et un quartier du territoire communal. Cette double trace toponymique — hydraulique et ferroviaire — témoigne de l'imbrication durable du chemin de fer dans la géographie et la mémoire locale.

L'ancienne gare, lieu de vie reconverti
Aujourd'hui, si la gare est fermée aux voyageurs depuis 1972, le site n'est pas abandonné. Une zone de pique-nique a été aménagée à l'entrée sud du village sur le chemin de l'ancienne gare SNCF, avec des jeux pour enfants et une borne pour camping-cars. Le bâtiment lui-même est resté propriété de SNCF Réseau et continue de servir ponctuellement pour des croisements de trains sur la voie unique. Le chemin de l'ancienne gare reste un axe de promenade et d'accès au village.

Un Bilan en Demi-Teinte
La construction du tunnel du col de Cabre et de la gare de La Beaume illustre parfaitement le paradoxe des grandes infrastructures ferroviaires rurales du XIXe siècle. D'un côté, elles apportent un essor temporaire spectaculaire — démographique, économique et infrastructurel — et relient des territoires enclavés au reste de la France. De l'autre, en tuant les activités traditionnelles (roulage, relais de diligences), elles fragilisent les économies locales sur le long terme. Quand la ligne ferroviaire perd à son tour en attractivité face à l'automobile, et que la gare ferme, c'est le déclin définitif d'un modèle de développement que le train avait lui-même rendu obsolète.

La commune de La Beaume, qui comptait 900 habitants au plus fort du chantier, en compte aujourd'hui 153, témoignant d'une trajectoire démographique que ni le train ni son absence n'ont réussi à inverser durablement.

-Montée des Têtes-La Beaume des ArnaudsLes têtes sculptées (XVI-XVIIème) au-dessus des portes cochères sont appelées des...
11/05/2025

-Montée des Têtes-La Beaume des Arnauds
Les têtes sculptées (XVI-XVIIème) au-dessus des portes cochères sont appelées des mascarons. En architecture, un mascaron est un ornement qui représente généralement un masque ou une figure humaine, parfois effrayante. Sa fonction originale était d'éloigner les mauvais esprits afin qu'ils ne pénètrent pas dans la demeure.

Les têtes étaient généralement celles du propriétaire ou de sa famille, parfois des dieux grecs ou romains comme Bacchus. Ils étaient parfois commandés à des sculpteurs, pour augmenter le prestige de l'immeuble et par voie de conséquence celui du propriétaire ou de l’architecte.

FONTAINE DU FOUR au fil du temps......Histoire des FontainesLieux de rassemblement et de bavardage, les fontaines et les...
18/08/2024

FONTAINE DU FOUR au fil du temps......

Histoire des Fontaines
Lieux de rassemblement et de bavardage, les fontaines et les puits furent pendant longtemps les salons du peuple, où l'on faisait et défaisait les réputations, où naissaient les rumeurs ; c'est là que se confiaient les secrets féminins et s'ébauchaient les relations amoureuses.

Mais l'investissement de l'habitation par l'eau courante, au début du XXe siècle, a généré une privatisation des activités autrefois collectives (puisage de l'eau, lavage du linge...). En perdant son caractère utilitaire, la fontaine est devenue un monument en soi, un élément décoratif ou d'animation. Elle a perdu du même coup son rôle social et une familiarité avec l'habitant qui s'exprimait d'abord par un rapport de proximité.

les nombreuses fontaines réparties sur l'ensemble du territoire communal de la BEAUME, ont revêtus de nouveaux noms témoins d'un patrimoine historique et social révolu à découvrir prochainement ....

_L'ANDRONE_L’androne, d’après la définition du Littré, est un mot d’origine grecque (andron) qui désignait l’appartement...
18/08/2024

_L'ANDRONE_

L’androne, d’après la définition du Littré, est un mot d’origine grecque (andron) qui désignait l’appartement des hommes dans les maisons, ou le côté réservé aux hommes dans les églises.

Chez les romains, il a servi à nommer le corridor entre deux cours et, par la suite, l’espace entre deux maisons. C’est ainsi qu’à la fondation des Bastides, au XIIIe et XIVe siècles, il a été imposé aux habitants (ou Poblans) des règles très précises de construction : l’alignement de la façade sur la rue, la présence d’un étage, le débordement du toit sur la génoise (formée de plusieurs rangs de tuiles-canal en encorbellement) afin d’éloigner les eaux de ruissellement de la façade, ou encore la nécessité de laisser un espace vide appelé androne (ou entremis), de 25 à 40 cm de large, pour la limitation des incendies, l’écoulement de l’eau de pluie et l’évacuation des eaux usées de cuisine ou des immondices venant des latrines.

En Provence, l'androne est une rue en escalier qui peut être couverte par des maisons. Il est assez fréquent d'en trouver en Haute Provence.....

Le Villard hameau de la Beaume des Arnauds -Souvenir des temps anciens début du XXème siècle.« Les souvenirs  obéissent ...
09/04/2023

Le Villard hameau de la Beaume des Arnauds -Souvenir des temps anciens début du XXème siècle.
« Les souvenirs obéissent aux lois de la mémoire et non à celles de l’Histoire » Pierre NORA 1931 Historien français son nom est associé à la Nouvelle Histoire-membre de l’académie française.

Georges DUBY(1919-1996)-Historien « Transmettre une émotion devant les vestiges d'un passé relève de l'art. L'historien ...
03/11/2021

Georges DUBY(1919-1996)-Historien « Transmettre une émotion devant les vestiges d'un passé relève de l'art. L'historien doit être un homme passionné, il doit savoir se mettre en cause car c'est alors qu'il fera le mieux comprendre les temps dont il parle. »©️photos MAS_2021_Marielle Aline Serre

La Beaume des Arnauds, Vallée de la Chauranne, village mystique du Haut Buech, riche d’un Patrimoine remarquable entre H...
17/01/2021

La Beaume des Arnauds, Vallée de la Chauranne, village mystique du Haut Buech, riche d’un Patrimoine remarquable entre Histoire et Mémoire, un voyage initiatique s’impose à travers les temps historiques de la Grande Histoire où les Hommes d’aujourd’hui découvriront au détour d’une ruelle, d’une fontaine, d’une maison, d’une école, d’une église, d’un temple, d’un porche, d’un chemin, les vies des Hommes d’hier :
La Beaume des Arnauds, la Mémoire du Temps...

La Beaume des Arnauds : Seigneurie temporelleSur les hauteurs de la Beaume des Arnauds, le village fut protégé par un ch...
26/10/2020

La Beaume des Arnauds : Seigneurie temporelle
Sur les hauteurs de la Beaume des Arnauds, le village fut protégé par un château fort, ce château dominait au loin toute la vallée et abritait fortement les habitations au dessous. De nos jours il n'exsite plus rien de cette édifice. Au XIIIème siècle on construisit dans l'enceinte même du village le Château de Agoult, du nom de la famille qui l'a possèdait : les Seigneurs d'Agoult se partagèrent la fief de la Beaume ainsi que le Château.

Les actes les plus anciens remonte en 1301
"le 23 juillet 1301 intervient entre le prieur Jacob de Ro, de la B***e et les habitants, une transaction "pour marquer les limites des quartiers de la plaine qui paient la dîme en g***e et ceux qui la paient en grains, excepté les terres des nobles et des seigneurs. furent désignés d'un commun accord pour la limitation et boynation (périmètre : limite) et jurèrent auprès des saints évangiles de Dieu de distinguer et de limiter bien fidèlement et légalement le dit territoire : discret seigneur Michel captifs de la B***e, Bertrand Giraud, Bertrand Rassignaux, Bertrand Milon et Joseph Beynchi. Les SEIGNEURS de La Balme étaient en partie le prieur Jacob de RO et Guillaume Artaud, Seigneur de GLANDAGE (Drôme)"

"Le 22 mars 1339, noble Jouffroy d'Agoult, fils de Reymond d'Agoult, rend hommage au prince dauphin pour sa terre de la Beaume des Arnauds, moins la paierie relevant de l'Eglise d'Aspres; il se reconnait son vassal pour son fief franc et noble.La Cérémonie eut lieu au Pont de la Sorgue, diosièce d'Avignon, dans le Palais du Pape entre le Dauphin Humbert du Viennois et Jouffroy et Bertrand d'Agoult (fils du premier), par devant certain nombre de seigneurs, témoins et Guigues Frumant de Grenoble, notaire apostolique et impérial"

Patrimoine Historique et Architectural : le Château d'Agoult XIIIème siècle.De nos jours nous pouvons toujours admirer l...
26/10/2020

Patrimoine Historique et Architectural : le Château d'Agoult XIIIème siècle.

De nos jours nous pouvons toujours admirer le château médiéval des Agoult patrimoine historique et architectural à gauche à la sortie du village en direction de Die. La Beaume des Arnauds fief d’une seigneurie et coseignerie issue de la branche des Mison d’Agoult qui voit le jour au XIII eme siècle.
Une étude détaillé vous sera présentée ultérieurement...

ETAT FEODAL:La Beaume des Arnauds fief d’une seigneurie et coseignerie issue de la branche des Mison d’Agoult qui voit ...
26/10/2020

ETAT FEODAL:
La Beaume des Arnauds fief d’une seigneurie et coseignerie issue de la branche des Mison d’Agoult qui voit le jour au XIII eme siècle .
La Beaume comprenait deux fiefs distincts, la Beaume et la Haute-Beaume
- la Beaume : Cette terre, qui appartenait aux comtes de Die, se divisa après leur extinction en six coseigneuries.
coseigneurie :
Roais, fille du dernier comte de Die, épouse d'Hugues d'Aix, 1176-1190
Isoarde, leur fille, dame de la Beaume, épouse Raymond d'Agoult, vers 1200
Raymond, leur fils, 1220
0 ...... 1240
Pons, 1212
Isnard, 1286-1292
Bertrand et Mabille, femme de Guillaume Artaud, 1307
Raymond, 1320
Geoffroy, héritier de sa grand'tante Mabille et fils de Raymond, 1322-1346
Isnard et Bertrand, 1360-1380
Geoffroy et Antoine, fils d'Isnard, 1408-1415
Antoine, fils de Geoffroy, 1457
François, 1491
Barthélemy, 1520-1543
François et Claude ; le premier vend pour 2,000 livres et 50 écus d'or, le 7 octobre 1577, une partie de son fief à Jean Perdrix dont il sera parlé plus loin, 1543-1577
François, fils de François, 1600
Antoine-René, 1650-1698
Thomas, 1714-1720
François-Henri, 1770-1789
- Issue de Bertrand d'Agoult, fils de Geoffroy et frère d'Isnard. Ayant été condamné, en 1372, à 200 francs d'or d'amende, pour assassinat, il vend ses biens à Parceval de Campeis
Lionel, fils de Parceval, 1374
Antoine, son cousin, en hérite, 1374
Jacques, 1413
François de la Piarre en hérite, 1422
Antoine, son fils, 1458
Pierre, 1462
Pierre Perdrix l'achète vers cette époque et elle se confond avec la suivante
Venue d'Antoine d'Agoult, fils d'Isnard, frère de Geoffroy, 1393-1413
Sa v***e Marguerite Gruel est son héritière et porte sa seigneurie à Pierre Perdrix, son second mari; sa fille du premier lit, Antoinette d'Agoult, épouse Amieu Perdrix, fils de son beau-père, 1480
Geoffroy, fils de Pierre, fait héritier Pierre, son neveu, fils d'Amieu, 1480-1514
Barthélemy et Jean; ce dernier achète une part de seigneurie de François d'Agoult, 1534-1549
Catherine, fille de Barthélemy, et héritière de Jean, épouse Louis Gandelin, 1587
Alexandre, leur fils, 1594
jean du Pilon lui achète sa seigneurie, 1594
Henri et Alexandre, 1600
Laurent, fils de Henri, 1650
Isabeau-Françoise, sa fille, épouse François de Morges, 1674
Georges de Bonivard-Mazet achète, 1674
Louis, sa fille, épouse Joseph d'Estienne, 1712
Henri-Balthazard, leur fils, 1774-1789
coseigneurie était assise sur le hameau nommé aujourd'hui le Villard-la-Beaume et au XIVe siècle Roveria, de la famille de Rivière qui le possédait:
Rolland de Rivière le donne, le 18 avril 1318, au prieur d'Aspres sous le cens d'une obole d'or.
Il fut revendu peu après à Ferrand de Rosans qui le vendit au Dauphin, le 22 mars 1339
Issue de Claude d'Agoult, fils de Barthélemy, frère de François, 1577-1589
Gabriel, 1589-1604
Aymar, 1544-1668
Jean-François, 1700
Étienne de Sigoin achète, 1730
Étienne-Gabriel, 1751
François, 1789
- Eut pour origine une libéralité du Dauphin qui inféoda une partie de son domaine à Bienvenu de Campeis, jurisconsulte italien et bailli du Gapençais, 4297-1300
- Guigues et Parceval, ses fils, ce dernier achète la part de Bertrand d'Agoult, 1329-1372
Laurent, fi1s de Guigues, 1340
Lionel, fils de Parceval, 1374
Antoine, fils de Laurent, 1374
Jacques, 1413
François de la Piarre en hérite, 1422
Antoine, 1458
Pierre, 1462
Pierre Perdrix achète cette seigneurie, retombée dans le domaine delphinal, en 1453. Elle se confond avec la troisième
Autres coseigneurs :
Jordan de Rosans, 1288 ; Giraud Humbert, Raybaud de Montbrand et Spata, sa soeur, en 1339; Jean de Montbrand, en 1372 ; Augustin de la Tour de Taillade, engagiste, 1717.
Le Dauphin avait en outre conservé une part de cette seigneurie
La Haute-Beaume nommé jusqu'en 1789 le Château-la-Beaume: Cette terre se subdivisait également en plusieurs coseigneuries:
Appartenait à la famille de Flotte :
Arnaud Flotte, 1060
Henri, 1080
Arnaud, 1125-1164
Arnaud, 1178-1244
Arnaud, 1260
Raymond, 1260
Pierre, 1280-1289
Pierre et Guillaume, 1339-1358
Raymbaud, fils de Pierre, 1359
Guicharde, sa soeur et son héritière, épouse Reynaud Raymond, 1361-1392
Henri, leur fils, 1392-1427
Baudon et Gabriel; ce dernier donne son nom à une partie de cette terre qui s'est nommée les hommes de Gabriel Raymond, 1490
Antoine, fils de Gabriel, 1500-1515
Esprit, 1530
Breton, 1560
Claudie, épouse de Jacques Flotte, 1580
Pierre et Claude, leurs fils, 1642
Étienne, Jean-Joseph et Pierre, fils de Pierre, 1689-1693
Henri et Pierre, fils d'Étienne, 1693-1711
Joseph, fils de Henri, 1720
Jacques Vial, 1725
François-Hyacinthe de Vitalis,1750
Jean-Auguste de Vitalis et Pierre Veynes, 1783
Appartenait à une famille dit nom de la Beaume.
- Boniface et Olivier de la Beaume, 1125
François et Géraud, 1242
Roger, 1255; il vend la moitié de sa seigneurie au prieur d'Aspres.
Béatrix, sa fille, épouse de Jacques de Montalin,1340
Alix, leur fille, épouse Bertrand de Chabestan, 1417-1430
Rostaing de Chabestan, 1458
Jean, 1525
Simon de Montauban achète, 1550
Gaspard, fils, son 1560-1583.

_Sources/TABLEAU HISTORIQUE DES HAUTES-ALPES
MANDEMENT DE LA BEAUME_1789

Adresse

VILLAGE PATRIMOINE HISTOIRE
La Beaume-Des-Arnauds
05140

Site Web

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque La Beaume des Arnauds , la Mémoire du Temps publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Partager