Archives de l'AP-HP

Archives de l'AP-HP Bienvenue sur la page officielle des Archives de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris.

Archives de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) conservent et communiquent les archives hospitalières et administratives de l' de 1157 à nos jours. Actuellement, les collectes régulières d’archives médicales et administratives dans les établissements de l’AP-HP continuent cette longue tradition de préservation de la mémoire hospitalière, à des fins culturelles comme de bonne ges

tion. Le service comprend également une bibliothèque spécialisée en histoire hospitalière et, ou plus largement, en histoire sociale, dans le domaine de l’assistance.

  et on prête pour l'exposition "Croire et guérir" sur l’histoire des pratiques de guérison du Moyen Âge jusqu’à aujourd...
09/06/2026

et on prête pour l'exposition "Croire et guérir" sur l’histoire des pratiques de guérison du Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui.

✨L’exposition « Croire et guérir. Et délivrez-nous du mal » est ouverte ✨🔮

Elle propose une plongée dans l’histoire des pratiques de guérison, de leurs imaginaires et des savoirs qui les ont façonnées, du Moyen Âge jusqu’à aujourd’hui. A travers des exemples empruntés à de multiples cultures, elle raconte ces phénomènes dans ses dimensions religieuses, magiques, médicales et scientifiques. Le parcours interroge les liens entre les nombreuses formes de croyances et les différents modes de soin présents dans notre société contemporaine.

27 mai > 15 novembre 2026

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Labellisée exposition d’intérêt national
En partenariat avec le et le

  Nouveau Patrimoine en r***e "Les cimetières des hôpitaux de l'AP"Pendant des siècles, les hôpitaux parisiens ont dû fa...
05/06/2026

Nouveau Patrimoine en r***e "Les cimetières des hôpitaux de l'AP"

Pendant des siècles, les hôpitaux parisiens ont dû faire face à une question essentielle : où inhumer leurs morts ? Du cimetière de la Trinité à celui d’Ivry, les établissements hospitaliers n’ont eu de cesse de chercher des solutions durables pour offrir aux défunts un lieu de sépulture. À mesure que les cimetières se remplissent jusqu’à l’insalubrité, la gestion des lieux d’inhumation devient un enjeu commun aux hôpitaux et à la ville de Paris elle-même.

Ce nouveau numéro de Patrimoine en r***e vous raconte l’épopée des cimetières utilisés par les hôpitaux parisiens depuis le XIVe siècle.

Bonne lecture 👉 https://archives.aphp.fr/publications/ ou https://www.calameo.com/read/0040218277b50b243f13e

   Façade arrière du pavillon des "aigus" et vue sur l'usine (bâtiment où se trouvent les chaudières) de l'hôpital Paul-...
04/06/2026

Façade arrière du pavillon des "aigus" et vue sur l'usine (bâtiment où se trouvent les chaudières) de l'hôpital Paul-Brousse, 1982
Archives AP-HP, PBR/3/FI/4/120

    Jean et Michel Reberteau, nommés externes des hôpitaux de Paris en 1941 et 1942, s’engagent dans la Résistance intér...
29/05/2026

Jean et Michel Reberteau, nommés externes des hôpitaux de Paris en 1941 et 1942, s’engagent dans la Résistance intérieure française à la fin de l’année 1943. Intégrés à l’équipe de diffusion du journal Défense de la France, les deux frères rejoignent ensuite le corps-franc Clément en tant que médecins. Ils participent activement aux actions de sabotage et aux combats de ce groupe, spécialisé dans les missions de reconnaissance périlleuses.

Pour protéger les habitants des représailles allemandes, Jean et Michel proposent de cacher les armes du maquis dans leur propriété, le château des Forgets, situé à L’Isle-Adam (Val-d’Oise). C’est lors de cette mission de transport qu’ils sont arrêtés par les Allemands le 21 août 1944, en compagnie de Clément Roche (lui aussi interne des hôpitaux de Paris à l’hôpital Bicêtre) et d’un autre camarade.
Malgré d’horribles tortures, ils gardent le silence, préservant ainsi toute l’organisation FFI de la région. Fusillés le lendemain, leurs corps ne sont retrouvés que le 14 septembre, sur la route Conti, à l’entrée du château.

📜 Fiche de scolarité de Jean Reberteau, 1941-1944 (Archives AP-HP, 1458/W/56).
📜 Fiche de scolarité de Michel Reberteau, 1942-1944 (Archives AP-HP, 1458/W/56).

  Le convoi dit des 31 000 du 23 janvier 1943 est le seul convoi de résistantes à destination d’Auschwitz. Denise Roucay...
28/05/2026

Le convoi dit des 31 000 du 23 janvier 1943 est le seul convoi de résistantes à destination d’Auschwitz. Denise Roucayrol, infirmière entrée à l’AP en 1927, en fait partie.

Militante communiste, elle est arrêtée une première fois en juin 1940 sur dénonciation, pour tenue de propos défaitistes, mais elle est relâchée quelques jours plus t**d et remise en fonction à l’hôpital Bicêtre. Elle s’engage alors activement dans le groupe des Francs-tireurs et partisans français (FTPF) de l’hôpital, rejoignant son collègue René Diot, membre de ce réseau : Denise est chargée de trouver et de cacher des armes redistribuées par la suite. Lors de l’arrestation et de la perquisition du logement de René Diot le 23 juin 1942, la police découvre un pistolet automatique appartenant à Denise. Une partie du réseau tombe : elle est arrêtée à son domicile le lendemain, pour complicité de menées communistes et terroristes.

Contrairement à ses camarades de résistance hommes, Denise n’est pas fusillée. Détenue dans le quartier allemand de la prison de la Santé, elle est ensuite transférée aux camps de Romainville puis de Compiègne et enfin déportée à Auschwitz le 23 janvier 1943, tout comme sa collègue Alphonsine Guiard-Seibert. Selon le témoignage de rescapées, Denise Roucayrol meurt au camp du typhus en avril 1943.

📜 Fiche de renseignements sur Denise Roucayrol du 9 octobre 1942 (Archives AP-HP, 22/W/293/3).

Retrouvez les biographies dans le « Livre des morts de la 2eGM à l’AP à Paris » sur notre site internet : https://archives.aphp.fr/publications/

    À l’hôpital Bicêtre, la Résistance s’organise dès juin 1940. Plusieurs agents de l’établissement font partie du grou...
27/05/2026

À l’hôpital Bicêtre, la Résistance s’organise dès juin 1940. Plusieurs agents de l’établissement font partie du groupe Villejuif des francs-tireurs et partisans français (FTPF). Sous la direction de Georges Bouzerait, jardinier, ces résistants recrutent de nouveaux membres, diffusent des tracts, récupèrent et cachent des armes dans l’hôpital. Ils mènent aussi des actions armées contre les n***s.

Le 22 avril 1942, l’arrestation de Charles Schmidt, responsable de l’Organisation spéciale de la région Paris-Sud, permet à la police de découvrir une liste de noms. Parmi eux figurent Paul Renaud, Marcel Flosseaux et Mohamed Ben Slimane, tous trois agents à Bicêtre et membres des FTPF. Des dénonciations permettent en outre de remonter jusqu’au réseau de l’hôpital.

Le 23 juin 1942, à 8h30, une vague d’arrestations menée par la police française frappe Bicêtre : les trois agents sont interpellés, ainsi que Simone Houillon, Rose Martin, Hélène Coq, Denise Roucayrol et René Diot, pour activités communistes. Le lendemain, Georges Bouzerait est à son tour appréhendé sur son lieu de travail. Début juillet, Alphonsine Guiard et Georges Frémont sont également arrêtés.

Ainsi, le réseau est presque entièrement démantelé. Les hommes sont fusillés au Mont-Valérien le 11 août 1942, et deux des femmes sont déportées. Les résistants ayant échappé à cette première vague continuent la lutte contre l’Occupant : d’autres agents de l’hôpital sont encore arrêtés à la fin de l’année 1943.

📜 Rapport au Directeur général sur les agents de l’hôpital Bicêtre arrêtés pour « activité communiste et terroriste », 19 septembre 1942 (AP-HP, 22/W/251/10).

Retrouvez les biographies dans le « Livre des morts de la 2eGM à l’AP à Paris » sur notre site internet : https://archives.aphp.fr/publications/

  Le 2e statut des juifs du 2 juin 1941, modifiant la loi du 3 octobre 1940 renforce la traque des personnes israélites....
26/05/2026

Le 2e statut des juifs du 2 juin 1941, modifiant la loi du 3 octobre 1940 renforce la traque des personnes israélites. Le médecin Jacques-Charles Bloch figure parmi les victimes raciales et politiques.

Ancien externe et interne des hôpitaux de Paris, il participe à la campagne de Roumanie au sein d’une ambulance pendant la 1re Guerre mondiale – cela lui vaut d’ailleurs la croix de Guerre. Médaillé d’or et prosecteur en 1921, lauréat du concours de chirurgien des hôpitaux en 1926, il exerce en divers lieux : hôpital Lariboisière, laboratoire de la Faculté, Hôtel-Dieu ou maison de santé de Neuilly. Mobilisé en 1939, il dirige l’ambulance chirurgicale lourde 402. En mai 1940, il opère sans relâche tout en organisant l’évacuation des blessés et en sauvant son matériel. De retour à Paris, il reprend son activité de chirurgien en tant que chef de service à l’hospice d’Ivry [Charles-Foix] le 1er janvier 1941. C’est alors qu’il intègre le réseau de résistance CND-Castille, sous les ordres du Dr Chauvenet.

Israélite, Jacques-Charles Bloch est visé par la « rafle des notables » du 12 décembre 1941 qui conduit 743 juifs parisiens au camp de Royallieu à Compiègne. Il est appréhendé par la police allemande à son domicile, 57 avenue Montaigne, alors que le Dr Chauvenet s’était réfugié chez lui un peu plus tôt pour échapper à la Gestapo. Allant ouvrir lui-même la porte de son domicile, il protège sa femme, ainsi que son chef de réseau. Ce dernier témoigne en 1962 : « Vers 6h, la gendarmerie allemande a pénétré dans l’appartement pour y arrêter mon ami. Il s’agissait d’une rafle de juifs. […] Au moment de son arrestation, Jacques Charles Bloch, juif et résistant actif, n’a pas voulu tomber vivant dans les mains des bourreaux. Il a absorbé plusieurs tubes de gardénal et il est mort pour la France le matin même à la clinique Piccini où j’avais pu obtenir que les Allemands le transportent ».

📸 Album de l’internat (Jacques-Charles est le 4e en partant de la droite), hôpital Trousseau, 1910 (Archives AP-HP, C/4240)
📜 Déclaration de décès du 12 décembre 1942 du Dr Bloch, hôpital temporaire Piccini (Archives AP-HP, PCC/10)

  Alors que les Allemands viennent de s’installer dans la capitale française après leur victoire éclair du printemps 194...
25/05/2026

Alors que les Allemands viennent de s’installer dans la capitale française après leur victoire éclair du printemps 1940, les prémices de la Résistance se font déjà sentir. Les étudiants parisiens s’indignent de voir les soldats allemands contrôler les facultés. Ainsi, lorsque le gouvernement de Vichy, pour complaire aux n***s, supprime le 11 novembre comme jour férié, privant les Français de la possibilité de commémorer la fin de la Première Guerre mondiale, les lycéens et universitaires décident de passer à l’action.

Jean Rozinoer, inscrit en médecine et externe à l’hôpital de la Salpêtrière, participe à l’organisation d’une manifestation, malgré l’interdiction formelle de la préfecture de la Seine. Un tract circule dans les universités, appelant tous les étudiants à se rassembler devant la tombe du Soldat inconnu sous l’Arc de Triomphe, le 11 novembre à 17h30.

Ce jour-là, Jean Rozinoer se rend sur place : ils sont plus de 5 000 étudiants, lycéens, jeunes actifs et professeurs. La manifestation est cependant rapidement réprimée dans la violence, et environ 200 personnes sont arrêtées. Jean Rozinoer fait partie des interpellés et il est condamné à six mois de prison. Libéré le 12 avril 1941, il reprend immédiatement la lutte clandestine, notamment à l’hôpital de la Salpêtrière.

En 1942, il devient chef du premier service sanitaire des Francs-tireurs et partisans (FTP) d’Île-de-France. Arrêté une nouvelle fois, il est déporté en 1943 au camp de Mauthausen (Autriche). Malgré la torture, il ne livre aucun nom. Il est exécuté par les SS le 15 juillet 1943.

📸 Photographie d’identité de Jean Rozinoer, s.d. (SHD Caen).
📜 Lettre du journal Le médecin français, attestant des actions de Jean Rozinoer sous l’Occupation, 14 janvier 1946 (SHD Caen).
Retrouvez les biographies dans le « Livre des morts de la 2eGM à l’AP à Paris » sur notre site internet : https://archives.aphp.fr/publications/

  Cela fait maintenant 3 ans que le service des archives commémore la 2e GM à travers l’histoire de l’Assistance publiqu...
22/05/2026

Cela fait maintenant 3 ans que le service des archives commémore la 2e GM à travers l’histoire de l’Assistance publique (AP) et son personnel – exposition consacrée à Corentin Celton à l’occasion du 80e anniversaire de son exécution, abécédaire et lecture d’archives pour les 80 ans de la Libération de Paris, exposition « L’Assistance publique pendant la 2e Guerre mondiale » pour les 80 ans de la fin du conflit.

Chaque année, à chaque cérémonie de commémoration du 8 mai, nous nous recueillons devant une plaque où sont gravés les noms des victimes tués à l’ennemi, morts en captivité, en déportation, au STO, fusillés, tués dans les combats de la Résistance et dans ceux pour la libération du territoire national, victimes civiles… Mais qui sont ces femmes et ces hommes, travaillant à l’AP, qui ont donné leur vie durant ce conflit ?

Afin de redonner un sens à une simple liste alphabétique, le service des archives de l’AP-HP a tenté de reconstituer le parcours de 223 personnels « morts pour la France » à travers de courtes biographies pour raconter leur parcours professionnel à l’AP et en dehors, pour restituer leurs convictions et rappeler les circonstances de leur décès.

Plongez dans le passé de l’AP, côtoyez tous ces héros qui nous sont devenus familiers au fil de nos recherches et n’hésitez pas à partager l’ouvrage « Le livre des morts de la Deuxième Guerre mondiale à l’Assistance publique de Paris » entièrement numérisé et consultable sur notre site internet : https://archives.aphp.fr/publications/

Retrouvez dès lundi nos posts dédiés aux figures de résistants, à l’occasion de la journée nationale de la résistance du 27 mai. Pour chaque année de guerre, nous mettrons en lumière la biographie d’un personnel dont l’histoire nous a particulièrement marquée.

  Poste de surveillance de la salle de réveil de l'hôpital Bichat, 1980(Archives AP-HP, BCH/3/FI/4/1078)
20/05/2026

Poste de surveillance de la salle de réveil de l'hôpital Bichat, 1980

(Archives AP-HP, BCH/3/FI/4/1078)

Adresse

Hôpital Bicêtre/78, Rue Du Général-Leclerc/Bâtiment Mathieu-Jaboulay, Porte 36
Kremlin-Bicêtre
94270

Heures d'ouverture

Lundi 09:00 - 17:00
Mardi 09:00 - 17:00
Mercredi 09:00 - 17:00
Jeudi 09:00 - 17:00

Téléphone

0140275077

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