10/05/2026
Aujourd’hui, 10 mai, est la journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions.
Une date encore trop peu connue.
Trop peu mise en lumière.
Cette partie de notre histoire mérite, au même titre que les autres et pour les mêmes raisons, de ne pas être oubliée.
Commémorer, c’est reconnaître. Comprendre. Transmettre. Non pas culpabiliser les générations d’aujourd’hui.
C’est reconnaître les erreurs commises entre êtres humains. Comprendre jusqu’où peuvent mener la déshumanisation, la domination et le refus de considérer l’autre comme son égal.
L’esclavage et la colonisation ont profondément marqué des millions de vies et façonné durablement nos sociétés.
Ils ont aussi laissé des blessures, des inégalités et des représentations dont les conséquences existent encore aujourd’hui.
Une démocratie forte ne choisit pas les pages de son histoire qu’elle accepte de regarder.
Elle est capable d’honorer les combats contre la barbarie, tout en ayant le courage de reconnaître les moments où elle a elle-même participé à des systèmes de domination et de déshumanisation.
Parler de ces sujets ne divise pas lorsque cela est fait avec sérieux, nuance et humanité.
Au contraire.
Le silence, l’oubli ou le déni créent davantage de fractures.
Nous aimerions beaucoup que la ville de Jouy-le-Moutier s’empare pleinement de cette commémoration.
Parce qu’il y a tant à transmettre aux jeunes générations. Tant à comprendre sur les mécanismes qui conduisent encore aujourd’hui au racisme, aux inégalités et au rejet de l’autre.
Cette journée aurait toute sa place dans notre ville à travers une véritable commémoration, un temps de mémoire, de transmission et de réflexion collective.
Regarder le passé avec lucidité, ce n’est pas affaiblir la République.
C’est lui permettre d’être à la hauteur de ses valeurs.