06/09/2026
Alors qu'elles œuvrent pour une société écologique et émancipatrice, les associations d'éducation populaires sont victimes de pressions politiques et budgétaires. 💸
Depuis les années 1980, la France a adopté la « nouvelle gestion publique » et gère les associations comme des entreprises, en y appliquant des logiques marchandes. À la place de simples subventions, les associations sont tributaires d'appels à projets.
👉 « On nous apprend dès l’école à placer les bons mots-clés dans les appels à projets pour obtenir les sous qui paieront notre salaire » ironise un pédagogue.
Ces financements de plus en plus complexes à obtenir fragilisent les associations d'éducation populaires et mettent en péril leur mission d'émancipation. Et depuis quelques années, les pressions politiques sont croissantes et mènent à un chantage quand les activités de l'association déplaît aux élus.
👉 « Ces pressions émanent non seulement des financeurs mais aussi, en particulier dans des territoires où le RN est fort, d’usagers, de politiques, ou de la société »
Les associations sont forcées de s'auto-censurer pour ne pas perdre leurs financements et renoncent à travailler sur des sujets sensibles.
👉 « Alors que l’éducation populaire devrait être le cadre pour débattre de ces sujets - laïcité, conflits - , on va préférer organiser un foot pour éviter les problèmes. » dénonce le sociologue Julien Talpin
Retrouvez cet article dans notre n°69 « Éducation populaire : la révolte, ça s'apprend ? ».
https://www.socialter.fr/article/education-populaire-associations-subvention-chantage-pression-politique