Pour le Changement en Mauritanie

Pour le Changement en Mauritanie L'humain d'abord! JUSTICE
ÉGALITÉ
FRATERNITE

14/06/2026

Vous souvenez-vous de ce jour-là, août 2024 ?

Un discours historique.

Ils étaient tous présents et ont écouté ce discours sur le troisième mandat, mais...

24/04/2026

La mère de la défunte Faty Ba

pour non aux violences faites aux femmes.

14/07/2025

« Sommes-nous vraiment d'ici 🇲🇷 🚶🏽‍♂️ ? » - Il y a de cela 10 jours : une nuit a changé ma "vision" de la Mauritanie... pfff 💔 — ["Vision" mdr... Quelle ironie d'avoir choisi ce terme alors que notre pays navigue à vue, sans cap ni lendemain.] ☻️

Vers 20 heures au Basra, alors que j'étais en haut de notre maison puisque le réseau Mauritel était naze en bas, des phares aveuglants ont soudain illuminé notre rue : c'était un pick-up et je l'ai tout de suite reconnu, c'était celui de la police ou la garde. J'ai vu quatre hommes en uniforme descendre, leurs lampes torches balayant les façades, chaque recoin.

Leur première cible fut la maison d'en face, celle de mon ami Oumar - ou "Oumzo" comme je l'appelle depuis notre enfance. Les coups violents contre la porte en tôle ont retenti, des brouhahas qui ont émeutiers tout le quartier. Même si d'autres, derrière leurs portes et fenêtres, ont eu peur de sortir de leurs maisons 🏠 : je les comprends.
Je suis descendu aussitôt, mon frère et ma mère, aussi, nous nous sommes dirigés vers où était stationné le pick-up en face de chez mon ami et visiblement il était sorti. — "Êtes-vous Mauritaniens ? Vos papiers ! Montrez-nous vos papiers immédiatement !" dit un officier d'une voix grave et insolente (j'insiste sur ce mot, ils étaient insolents, tous). Des hommes de m*erde avec des années d'autorité mal placée.

Ce qui s'est passé ensuite : Beydii, le fils aîné de la famille, est sorti pour protester : "Mais nous sommes chez nous, chef. Vous voyez bien que..." Sa phrase s'est interrompue net sous le choc sourd d'un gifle, "Tarche" 😳. Puis sont venus les cris - des cris de douleur, de surprise, de colère impuissante. Et l'oncle de mon ami sortit par la suite avec les pièces d'identité de la famille. Qui s'est ensuite réglé.

« Ce soir-là, mes mains se sont serrées malgré moi 💔. »

— Les policiers sont repartis. Et sont revenus une heure plus t**d 🚔.

Cette fois-ci, c'était chez nous, mon grand frère était sorti... Ma mère a instinctivement mis sa main sur mon épaule : "Ne dis rien", m'a-t-elle dit. Ce que j'ai essayé de faire. Je ne pouvais pas me taire face à cela ; je ne peux pas me soumettre à une quelconque injustice. — Un agent est entré sans même prendre la peine d'ôter ses chaussures boueuses, salissant délibérément le tapis que ma mère nettoie avec tant de soin chaque matin. Dans le hall, mes jeunes frères et sœurs, blêmes de peur, observaient la scène en silence, exactement comme ma mère leur a appris à faire en pareille circonstance ; et non, la solution c'est de leur apprendre à se battre et non à se taire contre ces malfrats. Le garde nous a toisés avec ce regard que je connais trop bien - ce regard qui cherche, qui soupçonne, qui juge avant même de connaître.

"Vous êtes en règle ?" a-t-il lancé sur un ton qui se voulait menaçant. La question m'a brûlé les lèvres : "Mais nous sommes Mauritaniens, et c'est toi qui me demandes si je suis en règle ?" J'ai sorti ma pièce d'identité, ma mère aussi, comme elle me l'a recommandé et qui me suppliait ensuite de garder le silence 🔕.
Le policier prit nos pièces : il les a palpées comme s’il cherchait un faux pli, une erreur qui justifierait cette visite. Mais, Rien. Juste nos noms, nos visages, notre droit d’exister ici 🇲🇷. Son regard s'est ensuite promené dans la pièce, s'att**dant sur nos photos de famille, de mon défunt père accrochées au mur à côté de la télévision 📺, cherchant désespérément quelque preuve de notre "illégitimité".

"C'est bon", a-t-il finalement grogné, incapable de cacher sa déception. En partant, son regard a encore une fois balayé la pièce, comme pour y déceler quelque indice invisible - un tapis wolof trop coloré peut-être, ou un accent peul mal dissimulé puisque nous ne sommes pas des hassaniya ou arabes... Appelez-nous comme vous le voulez.

« Je savais déjà ce qui se passerait le lendemain : ces mêmes voisins feraient semblant de n'avoir rien vu, rien entendu. Après tout, ce n'était que nous. Juste nous. »

Je ne raconte pas cela pour susciter la pitié. Non, j'écris ces mots parce que j'ai besoin de comprendre. Besoin que quelqu'un - un avocat, un juge, un simple citoyen - me dise : est-il légal que ces gardes/policiers envahissent nos foyers sans mandat, sans motif, sans le moindre respect pour notre intimité ? Jusqu'à quand devrons-nous prouver que nous sommes nés ici, que nous avons grandi ici, que nos pères et leurs pères avant eux ont bâti ce pays de leurs mains ? Jusqu'à quand supporterons-nous ces humiliations quotidiennes ?
Parce que c'est bien d'une humiliation qu'il s'agit - profonde, systémique, intentionnelle. Et je sais, au fond de mon cœur, que je ne suis pas le seul à la subir. Alors qu'on nous dise clairement, une fois pour toutes, si nous avons encore notre place ici 🇲🇷. — Qu'on nous prévienne si nous devons chercher une autre patrie, une autre identité. Car moi, je vous le dis aujourd'hui : je suis prêt à le faire. Sans hésiter. Sans me retourner.

Auteur : Mouhāmēd Brāhim ✍️🏾

13/05/2025

Le pays n'est-il pas étrange ?

Des situations qui devraient interpeller l'attention d'un député. Ils sont plutôt concentrés sur la suppression de TIKTOK.

Il s'agit d'un enseignant qui aurait consacré sa vie à l'enseignement. Il est tombé malade et fourni les preuves au ministère de l'éducation par le biais de sa famille mais radié du corp enseignant.

Il ne perçoit plus de salaire et est sans ressource. Il n'a pas choisi de tomber malade. Sa maladie lui a rendu immobile mais pour les autorités, il ne mérite plus rien parce qu'il est malade.

Des sujets qui devraient préoccuper le front national mauritanien.

Je fête mes 13 ans chez Facebook. Merci pour votre soutien, cela ne ce serait jamais fait sans vous.🙏🤗🎉
28/04/2025

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Hommage à El Hadj Sikhou ou Cheikh Abdel Kadr Fofana, le Mauritanien confident du président Charles Taylor« Il y a quelq...
23/02/2025

Hommage à El Hadj Sikhou ou Cheikh Abdel Kadr Fofana, le Mauritanien confident du président Charles Taylor

« Il y a quelque chose de plus fort que la mort, c'est la présence des absents dans la mémoire des vivants. » – Jean d'Ormesson

Porter le nom de Cheikh Abdel Kadr n’est pas anodin. Ce nom, lourd d’histoire et de significations profondes, incarne une sagesse qui puise ses racines dans des traditions spirituelles séculaires. Héritier de l'enseignement de grandes figures comme Al-Jilani, celui qui est connu sous l’appellation d’El Hadj Sikhou ou Sikhou Malick s’est toujours efforcé de vivre selon la recommandation du saint : « Le savoir sans action est vain, et l'action sans savoir est une aberration. » À travers son engagement inébranlable et son érudition, El Hadj Sikhou a traversé les tempêtes de la vie, transformant chaque épreuve en un tremplin vers l’excellence, la dignité, la réussite et le succès.

Une érudition transcendant les frontières dès le bas âge

Né entre 1938 et 1940 en Côte d'Ivoire, au sein d'une famille mauritanienne modeste, Cheikh Abdel Kadr Fofana appartient à une fratrie de huit enfants. Son oncle maternel, Sidi Bouguery, le ramena dans l’ombre du Sooninkara, dans cette région du Guimakha, jadis réputée pour sa culture ancestrale, sa langue et ses valeurs profondes de respect et de travail. Il arriva à Boully, un héritage qui allait façonner son caractère et nourrir ses ambitions, l’attendait. Son père, Malik Fofana, bien que résidant à distance de son fils, veillait à ce que l’éducation soit une priorité. Malick avait dit à son beau-frère Sidi Bouguéry : « Tu emmènes mes enfants, d’accord. N’oublie pas de les inscrire pour mieux s’instruire. » Il tenait à respecter la grandeur qui n’était pas innée, mais acquise par le savoir. Chacun de ses petits bouts de bois portait le nom de ceux qui ont compris leur mission ici-bas et l’ont accomplie.

En 1952, à l’âge de 12 ans, Cheikh Abdel Kadr quitte la Côte d'Ivoire pour le village de Boully, en Mauritanie, afin d’apprendre la langue et vivre auprès des siens. Il passa une année d’apprentissage coranique auprès de Samba Cissé. Il se faisait appeler Sidi, tout comme son cousin Sidi Doro, en hommage à Sidi Pathé, par sa famille maternelle. Il poursuivit un parcours qui marqua le début d’une longue quête spirituelle et intellectuelle à Kounghany, dans l'Est du Sénégal, où il résida pendant sept années. C’est ici qu'il forgea sa pensée, alimentée par un mélange unique d’apprentissage rigoureux, d’amour pour les lettres originelles et un respect profond pour la mémoire des sages. Puis, en 1958, il retourna à Boully, enrichi de cette expérience et prêt à transmettre la sagesse accumulée dès son jeune âge.

L’exil et les défis de l’existence

Les années suivantes furent marquées par des déplacements et des épreuves. En 1970, il partit pour la France, devenant ainsi – très vite – le premier Noir à diriger le Foyer des Travailleurs Riquet, une expérience marquée par des luttes administratives et des procès. Après un deuxième pèlerinage, qui renforça encore plus son lien avec la foi, il fut contraint de partir en Espagne, où il se fixa à Barcelone. Ce fut là qu’il rencontra Fatima, une Espagnole convertie, avec qui il eut une fille, Salima.

Sa quête de nouvelles opportunités le ramena en 1972 en Mauritanie, où il se lança dans le commerce, tout en fondant l’École Secrétariat Soumaré avec Gaye Soumaré. Mais la situation politique n’était pas en sa faveur. Accusé de fabrication de faux billets par le régime de Mokhtar Ould Daddah en 1973, il fut emprisonné avant de s’évader grâce à ses vastes réseaux. Sa capacité à naviguer entre différents mondes et à comprendre les dynamiques de pouvoir et de résistance témoignait d'une intelligence rare. Il avait refusé à maintes reprises les portefeuilles ministériels du pouvoir en place, ce qui lui coûta un passage au bagne.

Il se retrouva à Dakar, où il rencontra Hadja Soumaré de Mouderi. Cette dernière, sans enfant, lui plaça toute sa confiance et lui donna carte blanche. Il réussit dans le commerce. En 1974, il retourna rendre hommage à son père, Malick, décédé lors d’un conflit entre Boully et Teïchibé, une commune malienne. Il s'installa ensuite à la frontière libérienne, à Kunbo. Il en profita pour ramener le reste de ses frères et sœurs en Mauritanie.

En 1976, il réussit le concours de l’Imamat sous la supervision d'instituts saoudiens. Sa nomination déplut à la communauté Malinké, qui souhaitait détenir ce poste religieux. Un dignitaire lui retira alors la main de sa fille Souaré, mais le chef du village de Kunbo, Lassana Kunbo, lui accorda celle de sa fille Fatma, reconnaissant son érudition.

Au service de la paix et de la résilience

La guerre civile libérienne, qui éclata en 1989, allait révéler l’étendue de son influence et de sa sagesse. Malgré les violences qui secouaient la région, il parvint à maintenir sa dignité et à protéger ceux qui lui étaient chers, souvent en défiant la xénophobie ambiante. Sa relation avec Charles Taylor, un homme d’État, lui permit de jouer un rôle essentiel dans la préservation de la paix au sein de son entourage à partir de 1997 au Libéria. Il parvint, par exemple, à envoyer des membres de sa communauté en pèlerinage chaque année, un acte symbolique mais d’une grande portée spirituelle, à la demande du président. Sa première épouse, parmi les quatre au Libéria, Fatima Shérif Haidara, se rendit deux fois à la Mecque dans cette délégation.

Toutefois, sa sagesse et son esprit de réconciliation furent mis à l’épreuve lors de la guerre, où il sauva des vies en dépit des circonstances difficiles. Il fut aussi un artisan de la diplomatie discrète, représentant la Mauritanie en tant que vice-consul au Libéria après la guerre.

Un héritage inaltérable

Marié à quatre femmes et père de nombreux enfants dispersés entre le Libéria, l’Espagne et la Mauritanie, El Hadj Sikhou Fofana vécut une existence pleine d'épreuves, mais aussi de résilience et de sagesse. Il survécut à deux opérations de la colonne vertébrale, mais son déclin physique débuta en novembre 2004, lorsqu'il s’effondra en plein Ramadan. Son décès survint dans un contexte troublé, alors que les belligérants de la guerre civile libérienne n’étaient pas encore désarmés. Mais même après son départ, sa tombe demeura un lieu de respect, gardée pendant une semaine, ce qui témoigne de la profondeur de l'estime que l'on lui portait. Ses garçons rentrèrent définitivement en Mauritanie avec leur oncle paternel, Yakhoub Fofana, homonyme de son fils qui a poursuivi des études en sociologie à Casablanca après une vie étudiante active au Syndicat National des Étudiants Mauritaniens (SNEM).

Cheikh Abdel Kadr Fofana, El Hadj Sikhou ou Sikhou Malick, incarne plus qu’une simple figure historique. Il est un modèle de dignité, de résilience et de sagesse. Son parcours, semé d’embûches et de luttes, inspire ceux qui cherchent à surmonter les obstacles tout en restant fidèles à leurs principes. Ses nombreux voyages, dont l’un en Israël en passant par l’Égypte, restent encore un grand mystère. Il a fait convertir des milliers de personnes. Polyglotte, il parle l’arabe littéraire, le français, l’anglais, l’espagnol et plusieurs langues locales dont le Dioula.

Sa fille, Lalia Fofana, a rencontré les deux anciens présidents lorsqu’ils étaient en fonction, et entretient une excellente relation avec le président Weah. Elle emboîte ses pas dans le social à travers des actions concrètes sur le terrain. L’hommage qui lui est rendu ici n’est qu’une simple petite reconnaissance de son passé. Nous avons encore beaucoup à écrire sur cet homme qui nourrissait des familles entières, des populations et a poussé des milliers de personnes à embrasser l’Islam. Érudit, commerçant, exploitant de diamants dans ses mines, philanthrope, il était au-dessus de la mêlée. C’est un appel à honorer son héritage, mais aussi celui de tous ceux qui ont, par leur vie, illuminé le chemin de l’humanité.

Que le Tout-Puissant lui accorde le plus haut degré du paradis, et que sa lumière continue d'illuminer nos cœurs et nos actions à travers les âges.

Souleymane Sidibé.

08/02/2025

Trois cas d'agression et de vol à leur domicile à Nouakchott en petit détail entre fin janvier et début février

On n'en parle pas parce qu'il ne s'agit pas des conseillers financiers du ministère de la justice.

Le premier cas : il s'est battu. Les voleurs l'ont blessé et laissé derrière téléphone, hawly et bonnet. Jusqu'à l'heure où je parle rien n'a été fait dans ce cas.

Le second cas : il a eu tellement peur des agresseurs et a proposé une somme de 300 000 avec son téléphone pour sauver sa peau. Les voleurs ont accepté. Ainsi, il est sauvé.

Le troisième cas : le père de famille a tellement eu peur et pris la fuite laissant derrière sa femme et ses enfants.

L'un des victimes m'a raconté qu'à Nouakchott, un voleur ne vient plus chez toi pour rentrer en cachette mais il vient bien déterminer soit il a ce qu'il veut ou tu t'opposes dans ce cas il a le dessus sur toi il te tue ou tu le tues.

Le niveau de l'insécurité est alarmante.

10/10/2024

Selon Jacques Attali : premier ordinateur numérique inventé en Mauritanie.

Le code bamana qui date du 10ème siècle en Mauritanie préfigure l'ordinateur.

28/05/2024

Nouakchott, une ville mystérieuse et sociologiquement fantôme dans l'espace.

La sociologie permet d'ouvrir les yeux et de s'adapter mieux à la vie

Le lien social dans la ville de Nouakchott obéit à un principe de réserve et de distance. Si on vit ensemble, on vit à l’écart les uns des autres.

La sociologie de chaque quartier, chaque ville, commune de Nouakchott laisse à se poser des questions sur les liens de cette société mauritanienne. Il y a quelques exceptions miraculeuses et repêchées de part et d'autre pour démystifier la décoration sociologique de l'espace.

Les relations sont souvent éphémères et n’engagent qu’une petite partie de la personnalité.

Il existe une forte homogénéité dans les zones (raciales, économiques, culturelles). Tendance naturelle à la ségrégation des populations sur une base essentiellement ethnique et les miraculeux économiques qui tentent de s'infiltrer.

La ville est devenue une mosaïque de petit monde qui se touche sans s’interpénétrer. Les quartiers sont étrangers les uns aux autres.

16/04/2024

Il suffirait d'un arrêt sur une image en Mauritanie qu'il soit une manifestation, un groupe d'hommes politiques ou femmes politiques, une association de la société civile, la composition sociologique laisse à penser sur l'unité nationale et la cohésion sociale.

Faire pays ou communauté politique n’est pas qu’une simple agrégation d’individus, un plus un égale deux.

Un peuple ou une population d'un territoire n’est pas aussi qu’un peuplement d’un territoire d'hommes et de femmes pour avoir un nombre - le peuple ou une population enveloppe l’unité et la pluralité. Il/Elle est une association d’hommes et de femmes à s’accepter de vivre ensemble sur un territoire soumis aux mêmes lois et appartiennent aux mêmes institutions politiques.

Un peuple ou une population s'est s'unir autour des valeurs communes, se reconnaître et sans les « nous » et « eux ».

Adresse

13 Rue Jean Jacques Rousseau
Ivry-sur-Seine
94200

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