23/10/2024
Voici un instantané de la traversée en direction des États-Unis, pris depuis le cockpit d’un de nos Rafale B. A l’arrière-plan, vous reconnaissez la belle silhouette d’un Phénix de l’ERVTS 01.031 "Bretagne".
Pour celles et ceux d’entre vous qui ne le sauraient pas, il faut comprendre qu’un vol transatlantique, pour un chasseur, représente une distance qu’il ne peut franchir en complète autonomie. Il doit soit s’arrêter sur une base-étape, soit bénéficier du soutien d’un ravitailleur. Souvent, d’ailleurs, les longs convoyages combinent les deux options quand cela est possible, pour changer les équipages et prendre un peu de repos. Cela permet aussi une r***e technique toujours utile quand il s’agit de traverser de vastes étendues maritimes.
En vol, les chasseurs ne sont jamais très loin du tanker, qui assure la navigation et les communications avec le contrôle aérien. De façon périodique, les Rafale se ravitaillent pour garder un niveau de carburant suffisant en fonction des hypothèses de déroutement, puis s’éloignent tout en restant dans un volume qui permet un vol proche mais sans fatiguer outre mesure les pilotes.
Le Rafale est un avion suffisamment confortable pour limiter l’impact physique des longs vols, d’autant plus que nos équipages sont particulièrement entraînés aux missions à grande élongation. Ce n’est donc pas trop éprouvant physiquement (même si on est content quand ça se termine!), mais il faut quand même vaincre l’ennui de ces trajets sans aspérités. La plupart du temps, les avions sont sous pilote automatique et les ravitaillements sont donc des « distractions » bienvenues. Nul doute que notre pilote, ici, accueille avec bonheur cet instant d’activité !