ORIGINE DU GENIE DE L’AIR
Dès la création du génie par la Convention, les nouvelles applications militaires telles que l’aérostation, sont confiées à cette arme. Après leur dissolution par BONAPARTE, les compagnies d’aérostiers réapparaissent le 19 mai 1886 dans les quatre grands régiments du génie. Elles sont regroupées le 21 janvier 1901, pour former, sous les ordres du chef de bataillon HIRSCHA
UER, le 25e bataillon du génie. La gloire méritée des « plus lourds que l’air » pendant la grande guerre suscite la création de l’armée de l’air. L’importance de l’infrastructure aéronautique pour la mise en œuvre des forces aériennes, conduit l’armée de l’air à se doter, peu avant la seconde guerre mondiale, de formations spécialisées. Le 13 janvier 1950 naît officiellement le génie de l’air, l’une des sept grandes composantes de l’armée de l’air. Sa mission est de construire, entretenir et réparer les plates-formes aéronautiques. Le 1er octobre 1952, le 25e bataillon du génie de l’air s’installe au camp des Sablons, à Compiègne. L’importance des missions amenant un renforcement des unités, il devient régiment le 1er janvier 1972. Le 25e régiment du génie de l’air, gardien et héritier des traditions des aérostiers, reçoit la garde du drapeau de la 52e demi-brigade d’aérostation le 10 juin 1981. Le 1er septembre 1996, il est transféré de Compiègne à Istres où il remplace le 45e bataillon du génie de l’air dissout à cette même date. Le 1er juillet 1998, suite à la dissolution du 15e régiment du génie de l’air, il est réorganisé en cinq compagnies opérationnelles du génie de l’air (COGA), dont deux stationnent à Istres. Les trois autres sont détachées sur la base aérienne de Mont-de-Marsan, sur la base aérienne d’Avord et sur le détachement air de Toul. Le détachement de Toul est dissout en juillet 2004 ainsi que la 3e COGA dissoute en mai 2009. La devise du « 25 », « entreprendre pour aboutir », exprime bien le parti pris de l’action et la pugnacité qui caractérisent la culture régimentaire et rappelle le nom du premier ballon captif militaire, « L’entreprenant », dont l’engagement lors de la bataille de Fleurus fut déterminant.