Sous-préfecture la plus méridionale du Puy-de-Dôme, Issoire occupe une position naturelle charnière entre les massifs des Monts-Dore et du Livradois. Carrefour traditionnel d’échanges entre plaine et montagne, la commune, centre névralgique du Val d’Allier et de la Limagne du Sud, tire partie de son excellent emplacement en bordure de l’A75, accroissant ainsi son rôle d’attraction sur le nord cant
al et le nord ouest de la Haute-Loire. Desservie par les flux nord-sud tant du point de vue autoroutier que ferroviaire, Issoire peut également compter sur l’amélioration des liaisons Est-Ouest, grâce à l’A89 Clermont / Bordeaux et, de façon générale, sur sa proximité avec le noeud autoroutier autour de Clermont-Ferrand. Située à 20 minutes de Clermont-Fd, la sous-préfecture profite du rayonnement culturel et universitaire de la capitale régionale. Le 1er janvier 2017, les communautés de communes Issoire Communauté, ainsi que le Pays Issoire Val d’Allier Sud, le Sivos région Issoire, le Sivom du pays de Champeix et l’Office de tourisme Pays d’Issoire ont fusionné pour donner naissance à la communauté d’agglomération Agglo Pays d’Issoire (API). Issoire se situe sur le territoire d'Agglo Pays d'Issoire. Issoire est marquée par une architecture au caractère nettement méditerranéen. La douceur du paysage, la qualité de la lumière ont valu à cette région le surnom de Toscane auvergnate. D’une superficie de 1 969 ha, située entre 360 et 560 mètres d’altitude, à proximité de la chaîne des volcans d’Auvergne, la commune connaît une amplitude thermique importante. Tuiles rondes, ardoises blondes, façades bleues ou ocres nuancées composent une cité aux ruelles placettes resserrées, d’allure méridionale sur laquelle règne l’abbatiale Saint-Austremoine. L’architecture de son chevet est typique de l’art roman auvergnat. L’édifice est réputé pour ses chapiteaux historiés et par la décoration très colorée de ses voûtes et de son choeur et reçoit chaque année plus de 100 000 visiteurs.
Étape prestigieuse sur la route des terres romanes d’Auvergne, Issoire ouvre aussi les portes de son pays d’Art et d’Histoire, le Dauphiné d’Auvergne. Au cours de la visite, on retrouvera les produits du terroir sur le marché du samedi matin (fruits de Limagne, vins de Boudes, fromages des hauts plateaux…). Le centre historique révèle également des exemples d’architecture du XVe siècle, tels que :
• les hôtels Clément, Bohier ou la Maison à Arcades,
• la Tour de l’Horloge, ancien beffroi dédié à l’histoire de la Renaissance, à découvrir au travers de scénovisions, films, expositions, etc. À la nuit tombée, le cheminement à travers le patrimoine illuminé est un véritable plaisir. Ville du Sud de l’Auvergne, fleurie (label 3 fleurs), propre, d’art et d’histoire, de festivals, Issoire accueille chaque année de nombreux touristes. Liaison entre Nord et Sud, aux pieds du parc des Volcans d’Auvergne, à proximité du parc Livradois Forez, classée zone touristique pour son centre ville, Issoire bénéficie de 30 000 nuitées dans son camping municipal classé 3 étoiles. Les hôtels, gîtes ruraux, chambres d’hôtes ainsi que le commerce local œuvrent au sein d’un territoire labellisé. Les vendredis d’été, Municipalité, associations et commerçants animent le cœur de la cité : concerts, animations, marchés nocturnes... Ces temps festifs, appelés Vendred’Issoire, rassemblent chaque année des milliers de visiteurs... Un Vendre'Hiver, sur le même schéma invite Issoiriennes et Issoiriens à célébrer la fin d'année comme il se doit. Issoire joue un rôle de capitale du Val d’Allier justifiant les équipements dignes d’une ville de 30 000 habitants : Maison des jeunes, Maison des associations, groupes scolaires, collèges, lycées, crèche, Centre de loisirs, CCAS, Espace de Vie Sociale, foyer des jeunes travailleurs, gymnases, complexes sportifs, centre aqualudique, école de musique, etc. Grâce à une industrie, florissante après la Seconde Guerre Mondiale, chaotique dans les années 80 et complètement redynamisée aujourd’hui, Issoire affirme son importance économique. Issoire est devenue un site industriel réputé dans le secteur de l’aluminium et des équipementiers aéronautiques et automobiles. Ces atouts font d’elle la capitale économique du Val d’Allier. En 1992, la création du Parc Technologique de Lavaur-La Béchade symbolise le dynamisme économique et technologique de la ville grâce au créneau des matériaux (aluminium) et des matériaux nouveaux (polymères et composites). Le renouveau de l’économie explique également la bonne santé démographique de la ville puisqu’avec 15 214 habitants (Insee - 2021), Issoire ne connaît pas l’effritement de la population constaté dans d’autres villes du Puy-de-Dôme. On estime que ce chiffre pourrait être revu à la hausse lors d’un prochain recensement qui, cette fois, retranscrirait fidèlement le boom immobilier récent qui caractérise Issoire (entre 300 et 350 logements de plus sur les dernières années). La présence militaire se maintient toujours à Issoire avec la création au début des années 60 de l’École des Apprentis Techniciens de l’Armée de Terre (EATAT) qui prend par la suite l’appellation d’École d’Enseignement Technique de l’Armée de Terre (E.E.T.A.T.) puis d’École Nationale Technique des Sous-Officiers d’Active (ENTSOA). Dissoute en 1998, elle est immédiatement remplacée par le 28e Régiment de transmissions, premier régiment de l’armée de terre française. Installé sur 55 hectares à la frange sud de la ville, le 28e RT déploie son savoir-faire technologique et tactique sur l’ensemble de la planète et insuffle à la cité un réel dynamisme économique.