24/01/2020
Redécouvrez la biographie de notre parrain de promotion, compagnon de la libération ! Merci à nos bazars pour cet hommage.
[BERNARD SAINT-HILLIER, 1911-2004]
Fils de colonel d'infanterie, Bernard Saint-Hillier est né le 29 décembre 1911. Après des études secondaires au Prytanée national militaire de la Flèche puis au Lycée Michelet à Paris, il entre à Saint-Cyr en 1931. Diplômé en 1933, il est affecté au 11e bataillon de chasseurs alpins où il commande la section d'éclaireurs-skieurs.
En 1938 il rejoint en tant que lieutenant la Légion étrangère et la 13e Demi-brigade de Légion étrangère (unité Compagnon de la Libération), où il devient capitaine en août 1940. Il participe à l'expédition de Narvik au cours de laquelle il est blessé par un éclat de bombe.
Evacué vers l'Angleterre avec son unité, il s'engage le 1er juillet 1940 dans les Forces françaises Libres sous le nom de Jean de Vienne. Capitaine en août 1940, il prend part à l'opération de Dakar, débarque au Cameroun avant de combattre en Erythrée contre les Italiens avec la Brigade française d'Orient. Le 26 mars, il fait 80 prisonniers ; le 8 avril 1941, lors de la prise de Massaoua, il réussit par une habile manoeuvre à capturer de nouveau plus de 150 prisonniers.
Il remplace par intérim le colonel Koenig comme chef d'Etat-major de la Brigade.
Adjoint du chef de bataillon Amilakvari, commandant le 1er BLE, pendant la campagne de Syrie, il participe brillamment, en Libye, à la défense de Bir-Hakeim (mai-juin 1942). Au cours de la bataille d'El Alamein, les 23 et 24 octobre 1942, il se signale par sa bravoure au moment de la prise temporaire de la position de l'Himeimat. Le 4 novembre 1942, il est blessé par une mine alors qu'il effectue une reconnaissance sur la cote 101 et qu'il règle des mouvements de canons antichars.
Après la campagne de Tunisie, en juin 1943, Bernard Saint-Hillier reçoit ses galons de chef de bataillon. Nommé chef d'Etat-major de la 1ère Division française libre sous les ordres du général Brosset en septembre 1943, il débarque en Italie en avril 1944, puis en France, à Cavalaire, le 16 août 1944.
Après la remontée de la vallée du Rhône, à la tête de ses légionnaires, il libère Ronchamp. Il est de nouveau blessé par un éclat d'obus devant Belfort le 4 octobre et assure le commandement de la 1ère DFL entre la mort du général Brosset et la désignation du général Garbay pendant l'offensive au nord de Belfort.
Promu lieutenant-colonel à trente-trois ans, le 5 décembre 1944, neuf fois cité et quatre fois blessé, Bernard Saint-Hillier prend, le 25 mars 1945, le commandement de la 13e DBLE et termine la guerre dans le sud des Alpes, au massif de l'Authion.
En 1946, il est affecté en métropole et passe deux ans à l'état-major des forces armées. En 1951, il est colonel et commande le 18e régiment de parachutistes jusqu'en 1954, date de son départ en Indochine où il commande le Groupement aéroporté no 1. Après son séjour en Extrême-Orient, il est auditeur de l'Institut des hautes études de la défense nationale (IHEDN).
En 1958, il est chef d'état-major à Constantine. En 1959, promu général de brigade, il est chef de cabinet militaire du Ministère de la Défense.
Il commande la 10e Division parachutiste en Algérie de 1960 à 1961. Il est arrêté par les mutins au moment du putsch d'avril 1961 à Alger et interné à In Salah. En 1962, il est représentant militaire français auprès du commandement allié en Europe.
Il est promu général de division en 1965 et nommé inspecteur des personnels de réserve de l'armée de Terre. De 1968 à 1971, il finit sa carrière en tant que général de corps d'armée, commande la IIIe région militaire de Rennes et est membre du Conseil supérieur de la Guerre.
Le 30 avril 1990, à Aubagne, à l'occasion de la cérémonie de l'anniversaire de la Légion (Camerone) il a l'honneur d'être choisi pour porter la main du capitaine Danjou.
Bernard Saint-Hillier est décédé le 28 juillet 2004 à Paris. Il est inhumé à Vanves dans les Hauts-de-Seine.
Nos Anciens de la promotion 2015-2018 de l'École Spéciale Militaire de Saint-Cyr l'ont choisi comme parrain de promotion (Promotion Général Saint-Hillier).
Il est titulaire des distinctions suivantes :
• Grand Croix de la Légion d'Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 27 mai 1943
• Croix de Guerre 39/45 (9 citations)
• Croix de la Valeur Militaire (2 citations)
• Médaille de la Résistance
• Croix du Combattant 39/45
• Croix du Combattant Volontaire de la Résistance
• Médaille Coloniale avec agrafes «Erythrée», «Libye», «Bir-Hakeim», «Tunisie»
• Médaille de l'Aéronautique
• Médaille Commémorative 39/45
• Médaille des Blessés
• Distinguished Service Order (GB)
• Croix de Guerre (Norvège)
• Croix de Guerre (Brésil)
• Grand Officier de l'Etoile d'Anjouan
• Commandeur du Nicham Iftikar
• Commandeur de l'Etoile Noire (Bénin)