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La reconstitution du château de Monségur (dép. Ariège) dans l'ancien comté de Foix après la reddition du château en 1244...
02/06/2021

La reconstitution du château de Monségur (dép. Ariège) dans l'ancien comté de Foix après la reddition du château en 1244 et sa reconstruction par les "Français" des seigneurs de Lévis :

Ce château tel qu'il est représenté, fut restauré après la reddition cathare de 1244 par la famille du nouveau seigneur des lieux, Guy II de Lévis... (n'oubl...

Vendredi 4 juin à 18h00 je donne une conférence virtuelle sur "Le Bordeaux des rois d'Angleterre (1154-1453)" pour les a...
29/05/2021

Vendredi 4 juin à 18h00 je donne une conférence virtuelle sur "Le Bordeaux des rois d'Angleterre (1154-1453)" pour les amis du Musée d'Aquitaine. C'est gratuit, et tout le monde peut y assister s'il s'inscrit à l'avance avec ce lien : https://www.weezevent.com/conference-le-bordeaux-des-rois...

Chez les Bonaparte, mon préféré c'est "Plon Plon" (1822-1891), neveu de Napoléon Ier, qui était son "sosie officiel", ce...
07/05/2021

Chez les Bonaparte, mon préféré c'est "Plon Plon" (1822-1891), neveu de Napoléon Ier, qui était son "sosie officiel", ce dont il se vantait très souvent ! https://fr.wikipedia.org/wiki/Napol%C3%A9on-J%C3%A9r%C3%B4me_Bonaparte?fbclid=IwAR0Imnf8fiKkH0OTIiCvVb01nwSb_q3LR0t5NUPtlt33wZgKeTpPePqwnyU #/media/Fichier:Napol%C3%A9on_Joseph_Charles_Paul_Bonaparte_painting.jpg

Napoléon Bonaparte, dit Napoléon-Jérôme Bonaparte ou Jérôme Napoléon[1], prince français[3] et prince Napoléon, prince de Montfort, comte de Meudon et de Moncalieri[4], né à Trieste le 9 septembre 1822 et mort à Rome le 17 mars 1891, est une personnalité politique et militaire français...

Napoléon Bonaparte fut à l'origine un nationaliste corse (!). Le 12 juin 1789, il écrit à Pasquale Paoli, symbole de l'i...
07/05/2021

Napoléon Bonaparte fut à l'origine un nationaliste corse (!). Le 12 juin 1789, il écrit à Pasquale Paoli, symbole de l'indépendance corse : "Je naquis quand la patrie périssait. 30 000 Français, vomis sur nos côtes, noyant le trône de la liberté dans des flots de sang, tel fut le spectacle odieux qui vint le premier frapper mes regards."
https://www.napoleon.org/histoire-des-2-empires/articles/sources-lettre-a-pascal-paoli-n29-juin-1789/?fbclid=IwAR1yG_GvHBgMTDRzdXt0ReZ7WD2dvatlKjiU4IHhy1OiJJl-KQASbdMf6qI

À PASCAL PAOLI (Il séjourne alors en Angleterre.) 12 juin 1789 Auxonne Général (Paoli est « général de la nation », titre qui lui a été octroyé par la consulta de San Antonio de la Casabianca en 1755.), Je naquis quand la patrie périssait (Expression à rapprocher d’une lettre sans dat...

LE COUVRE-FEU DE LA CATHEDRALE DE STRASBOURGOn entend maintenant parler de "couvre-feu" avec le covid-19... En fait plus...
13/10/2020

LE COUVRE-FEU DE LA CATHEDRALE DE STRASBOURG
On entend maintenant parler de "couvre-feu" avec le covid-19... En fait plusieurs villes ont gardé la sonnerie d'un couvre-feu depuis le bas Moyen Âge. Le couvre-feu était à l'origine un signal pour "couvrir les feux" afin d'éviter les incendies nocturnes. L'une des plus célèbres étant la sonnerie de couvre-feu de la cathédrale de Strasbourg sonnée tous les jours par la cloche nommée zehnerglock à 22h00 :
https://www.youtube.com/watch?v=pOKfK184Z0g

Cette cloche a été souvent confondue à tord avec le Grüselhorn, le cor de terreur, sonnée depuis le XIVe siècle sur la plate-forme de la cathédrale, à 8 heures en hiver et 9 heures en été pour signifier aux Juifs qu’ils ne pouvaient plus demeurer à l’intérieur de l’enceinte de Strasbourg. Ce dernier a été jeté et aboli en 1791 du haut de la cathédrale : https://www.cairn.info/revue-archives-juives1-2003-1-page...

Provided to YouTube by Believe SAS La cloche du couvre-feu "Zehnerglock" · Sonneur de la cathédrale de Strasbourg Les cloches de la cathédrale de Strasbourg ...

Les femmes d’état plus va-t-en-guerre que les hommes d’état ?Par Guilhem Pépin,C’est la conclusion d’une étude récente p...
14/09/2020

Les femmes d’état plus va-t-en-guerre que les hommes d’état ?

Par Guilhem Pépin,

C’est la conclusion d’une étude récente publiée en juillet dernier dans le Journal of Polical Economy (Chicago) par les universitaires Oeindrila Dube (Univ. Chicago) et S. P. Harish dans leur article intitulé « Queens » (Les reines) : https://www.journals.uchicago.edu/doi/10.1086/707011?fbclid=IwAR2xd9P3u0FI0xO8i5cCxSokLPqv-LxWbxBm5uBHoohMd9KqqkTC7N4TSFw&

Les deux auteurs ont étudié les conflits dans dix-huit monarchies entre le XVe et le XXe siècle et, selon eux, les femmes d’état (ici des reines) ont une probabilité de participer à des guerres entre états 27 % plus élevée que les hommes d’état. Cette conclusion remet quelque peu en question l’axiome actuel selon lequel les femmes de pouvoir seraient plus pacifistes que leurs homologues masculins.

Bien entendu, il faut prendre ces résultats avec de grandes pincettes : les auteurs ne sont pas des historiens, mais s’occupent de sciences politiques, ensuite il s’agit d’une interprétation basée sur un échantillon d’états et l’on ne peut considérer qu’il est exhaustif.

La logique veut que les femmes de pouvoir soient confrontées aux mêmes défis que les hommes de pouvoir et que la simple mécanique des rapports de force donne probablement des décisions similaires, et parmi elles celles de mener une guerre offensive ou défensive. Donc les femmes d’état ne sont sans doute pas plus belliqueuses que les hommes d’état, ni moins.

Plusieurs femmes d’état qui ont mené des guerres internes et/ou externes me reviennent pêle-mêle en mémoire sans faire trop de recherches. On se rappelle de la célèbre Cléopatre VII qui fut l’amante de César et de Marc-Antoine, de la reine britannique Boudica qui combattit l’invasion romaine, de la reine berbère surnommée la Kahina qui s’opposa à la conquête arabe du Maghreb, de plusieurs impératrices romaines dont Galla Placidia, régente de l’empire romain d’Occident, de Blanche de Castille, régente du futur saint Louis, de Njinga, reine du Ndongo et du Matamba (Angola actuel), de Catherine la Grande, impératrice de Russie ou encore de Ravalona Iere, reine de Madagascar, etc.

Des traces du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle en l'église Saint-Michel de Bordeaux.
05/09/2020

Des traces du pèlerinage de Saint-Jacques de Compostelle en l'église Saint-Michel de Bordeaux.

Un trésor exceptionnel constitué de 425 monnaies en or du califat abbasside datant du IXe siècle a été trouvé.
27/08/2020

Un trésor exceptionnel constitué de 425 monnaies en or du califat abbasside datant du IXe siècle a été trouvé.

Le jeune homme, qui participait à des fouilles en tant que volontaire, a découvert ce butin enterré dans une jarre de terre cuite. Une trouvaille «très rare» selon les archéologues.

On va restaurer le gisant et le tombeau de la reine d'Angleterre, duchesse de Normandie et d'Aquitaine, comtesse d'Anjou...
24/08/2020

On va restaurer le gisant et le tombeau de la reine d'Angleterre, duchesse de Normandie et d'Aquitaine, comtesse d'Anjou Bérangère de Navarre (+ 1230), femme du roi Richard Coeur de Lion (+ 1199). Bon, elle n'a jamais mis les pieds en Angleterre et n'a pas trop fréquenté son mari ce qui explique qu'elle n'a jamais eu d'enfants de lui et que son successeur fut son frère, le catastrophique Jean sans Terre...

REPORTAGE - Un appel aux dons a été lancé pour redonner sa place au corps pétrifié de la femme de Richard Cœur de Lion et le mettre en valeur à l’abbaye de l’Épau, au Mans.

LES BASQUES SELON UN ÉVÊQUE FRANÇAIS DE PORTO (1120).Par Guilhem PépinOn cite souvent le témoignage de l’auteur poitevin...
17/08/2020

LES BASQUES SELON UN ÉVÊQUE FRANÇAIS DE PORTO (1120).

Par Guilhem Pépin

On cite souvent le témoignage de l’auteur poitevin du « guide de Saint-Jacques-de-Compostelle », de son vrai nom le livre IV du Codex Calixtinus, écrit avant 1134, et attribué à Aymeri Picaud, à cause de sa description caricaturale, voire xénophobe des Basques et des Navarrais.

Et bien ce texte n’est pas isolé et l’on connaît un autre texte contemporain sur ce sujet qui est rapporté par l’Historia Compostelana. Cette chronique rapporte le voyage de retour en 1120 d’un évêque de Porto nommé Hugues depuis l’abbaye de Cluny où il était allé rencontrer le pape Calixte II (alias Gui de Bourgogne). D’origine française, ce dernier avait été nommé évêque du diocèse restauré de Porto en 1113 et avait gardé de forts liens avec son pays d’origine. Quand il retourna au Portugal, il passa par Auch, puis Bayonne et entra dans le pays où l’on parle basque (1) :

« Alors, après s’être dépouillé de ses habits épiscopaux, il entra dans les Pyrénées accompagné de deux serviteurs et d’un indigène qui connaissait la langue des Basques et la route passant à travers des chemins retirés ; et de là il traversa le Guipuscoa, la Navarre, la Biscaye et les Asturies [de Santillana], en se déplaçant parfois à cheval, parfois à pied, à proximité des derniers rochers d’Espagne où se brisent les vagues de la mer.

En ces lieux lointains et reculés constitués de montagnes vivent des hommes rudes parlant une langue inconnue et disposés à commettre n’importe quel méfait, et il n’est pas rare que dans des lieux si difficiles et peu agréables vivent des hommes féroces et indomptables. [L’évêque de Porto] avança par des chemins reculés à travers des rochers, des broussailles et des lieux déserts.

En outre, la mer s’étend dans ces régions de telle façon qu’elle forme des bras qui séparent ces provinces et ceux qui suivent là-bas ce chemin rencontrent des falaises à pic. Néanmoins, l’évêque de Porto, confiant en l’aide de l’apôtre Jacques, n’eut peur ni de la rudesse de ces lieux, ni de l’horreur que constituait ses habitants, ni de la violence terrifiante de l’Océan, et parvint à arriver à Carrión [de los Condes] à travers des montagnes, des vallées et des mers reculées. Et ainsi il se retrouva sur une route publique avec l’aide la grâce de Dieu, et revint sain et sauf à Compostelle où il fut reçu avec tous les honneurs lors d’une procession par l’archevêque de Compostelle, légat de la sainte église romaine, ainsi que par les chanoines de cette église. »

L’historien médiéviste navarrais José María Lacarra a traduit une autre version légèrement différente (2) :

« à partir de Bayonne, il laissa ses habits épiscopaux, et il entra dans les montagnes accompagné de deux serviteurs et d’un indigène qui connaissait la langue barbare des Basques, ainsi que des raccourcis ; et de là il traversa le Guipuscoa, la Biscaye et les Asturies [de Santillana] en se déplaçant parfois à cheval, parfois à pied, à proximité des derniers rochers d’Espagne où se brisent les vagues de la mer.

En ces lieux lointains et reculés constitués de montagnes vivent des hommes violents parlant une langue inconnue et disposés à commettre n’importe quel méfait, et ce n’est pas sans raison que dans des lieux si accidentés et effrayants vivent des hommes inhumains et indomptables. [L’évêque de Porto] avança par des chemins reculés à travers des rochers, des broussailles et des lieux déserts. […] »

On pourrait penser que cette vision apocalyptique des bascophones de la côte atlantique et de leur milieu se limitaient aux « Français », mais le professeur Lacarra rappelait que les auteurs musulmans d’Espagne n’étaient pas en reste.

Il mentionne ainsi la chronique d’ibn Qutayba (822-889) ou celle d’ibn Idhari (fin XIIIe-début XIVe siècle) qui se basait sur des écrits plus anciens qui rapportaient que Musa ibn Musa, de la famille des Banu Qasi, gouverneur de al-Tagr al-Ala (une zone frontière avec les Chrétiens qui comprenait Tudèle, Huesca, Saragosse et Lérida), revenait en 856 d’une expédition contre le royaume des Asturies « il envahit le pays des Vascons [comprendre Navarrais] et pénétra à l’intérieur, rencontrant alors un peuple similaire à des sauvages ».(3)

Il faut croire que la langue basque, incompréhensible par un locuteur d’une langue romane, en déroutait plus d’un. De plus l’organisation spatiale des populations bascophones paraissait aussi très curieuse pour un œil extérieur car, à part Pampelune ou encore Bayonne à l’extrême nord du domaine basque et qui était encore considérée comme basque au XIIe siècle, il n’y avait alors pas de véritables villes sur leur territoire. Leur culture matérielle semble aussi avoir été très différente de celle de leurs voisins et sur ce point le témoignage du « guide du pèlerin de Saint-Jacques » nous est précieux.

(1) Historia Compostellana, traduction en castillan par Emma Falque, Madrid, 1994, p 337-338.
(2) Lacarra, J. M., Estudios de historia navarra, Pampelune, 1971, p 23-24.
(3) Idem, p 10.

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