07/09/2025
🧐 Le saviez-vous ?
🏘️ Gandrange – Boussange – Amnéville : une histoire commune, des destins différents
Ces trois communes partagent un lien profond, forgé au fil des siècles et des changements d’administrations, tantôt françaises, tantôt allemandes.
👉 Dès 1789, Gandrange et Amnéville ne forment qu’une seule entité : Amnéville n’est alors qu’une annexe de Gandrange, connue sous le nom de « Vieil Amnéville ».
😅 Amnéville… quartier de Gandrange…😅
Boussange, érigée en commune en 1790, perd son autonomie en juillet 1812, par décret impérial napoléonien, pour être rattachée à Gandrange. Elle n’aura donc vécu indépendante que 22 ans.
Ainsi, dès 1812, Gandrange, Amnéville et Boussange ne font plus qu’une seule commune sous la direction du maire de Gandrange, et ce jusqu’en 1902, malgré l’annexion de l’Alsace-Moselle en 1871.
L’essor industriel et la naissance de la cité de Stahlheim changent la donne : en juillet 1902, l’Empire allemand décide de détacher les deux tiers du territoire de Gandrange pour créer la ville d’Amnéville, telle que nous la connaissons aujourd’hui. Et c’est finalement l’installation de l’aciérie en 1965 qui viendra physiquement séparer les deux villes.
🔹 Petite particularité : la gare construite en 1895, avant cette séparation, conserve encore aujourd’hui le nom de « Gandrange-Amnéville ». Un cas unique en France : une gare portant le nom d’une ville… située hors de son territoire ! Ce fut une exigence formelle de Louis Jost, alors maire de Gandrange en 1902.
💡 Anecdote : durant l’annexion allemande (1871-1918), Gandrange fut la seule commune mosellane à rédiger toutes ses délibérations municipales en français. Un véritable acte de résistance, symbole de son attachement indéfectible à la France. Quelle fierté !
📸 En photo, une archive inédite retrouvée : une délibération de conseil municipal de Gandrange en 1911 signée de la main de Louis Jost.
Bon dimanche ensoleillé !
Quentin BIGOT