16/06/2026
🚨 [HISTOIRE DE LA ROUTE] Quand le garde champêtre traquait les « fous du volant » en 1912 ! 👮♂️🌾
Saviez-vous qu'au début du XXe siècle, bien avant l'invention des radars automatiques et des jumelles laser, la vitesse des premières automobiles était déjà sous haute surveillance dans nos campagnes ? 🚗💨
Grâce à ce document d'époque (la 9e édition des Lois sur la Police du Roulage mise à jour en janvier 1912 par l'éditeur militaire Henri Charles-Lavauzelle), on plonge dans les coulisses de la sécurité routière d'autrefois. L'Article 15 du Titre III ("De la Procédure") met en lumière un acteur clé de la ruralité : le garde champêtre, officiellement habilité à constater les contraventions et délits de circulation aux côtés des gendarmes et des maires.
⏱️ Mais sans technologie, comment mesurait-on la vitesse à cette époque ?
Pas de capteur moderne, place au système D, à la précision horlogère et aux mathématiques ! Pour verbaliser un excès de vitesse, la méthode était aussi simple qu'implacable : la mesure du temps de passage entre deux repères fixes.
1️⃣ Le positionnement : Le garde champêtre se postait à un endroit stratégique de la commune, muni d'un chronomètre.
2️⃣ Les repères au sol : Une distance fixe et connue à l'avance était déterminée (par exemple, l'espace exact entre deux bornes kilométriques ou deux arbres remarquables).
3️⃣ Le calcul : Dès que le véhicule franchissait la première borne, le garde déclenchait son chronomètre. Il l'arrêtait dès le passage de la seconde borne. En appliquant la fameuse formule physique :
👉 Vitesse = Distance / Temps
Si le calcul révélait que l'automobile avait franchi la distance en un temps trop court, le conducteur était en infraction !
À cette époque, la vitesse maximale autorisée dépassait rarement les 30 km/h en rase campagne, et descendait à près de 12 km/h (la vitesse d'un cheval au trot) lors de la traversée des villages ou des zones encombrées.
À une époque où la cohabitation entre les vélocipèdes, les voitures à cheval (le roulage) et les toutes nouvelles automobiles était encore chaotique, le garde champêtre veillait au grain pour préserver la sécurité de tous. 😉
📜 Illustrations : Couverture de l'ouvrage "Police du Roulage" (Édition janvier 1912) et extrait de l'Article 15 soulignant le rôle légal du garde champêtre.