19/04/2024
En souvenir de notre 1er salon du livre de Druillat
Mortadelle et mamie saucisse
Avalanche de loufoqueries druillatiennes
En souvenir du Salon du livre de Druillat des 13 et 14 avril 2024.
À nos ami(e)s auteur(e)s, éditeurs.
À ceux ayant donné vie à cette œuvre digne des plus grands récits.
En se réveillant ce matin, Adèle sentit que la journée n’allait pas être comme d’habitude. Elle se souvenait de ce cauchemar qu’elle avait fait, de ce rêve qui la hante depuis plusieurs nuits. Adèle, face à elle-même, décide de chasser ses démons et de transformer sa vie en un Paradis dont elle seule en détient les rênes. Pourtant, rien ne va se passer comme prévu et l’arrivée de sa grand-mère risque de tout changer.
La vieille mégère avait toujours eu tendance à lui pourrir la vie quand elle lui rendait visite. Un regard, un soupire, un geste dédaigneux de la main et la femme d’âge mûr venait prendre place dans l’espace de la pièce, privant sa petite fille d’air.
Adèle n’en pouvait plus de cette vieille femme et cherchait depuis quelques semaines un moyen de se débarrasser d’elle à tout jamais...
Qu’allait-elle pouvoir bien imaginer pour qu’on ne la pense pas coupable ?
Alors qu’elle se posait cette question, quelqu’un frappa à la porte. Qui pouvait bien venir à pareille heure ?
— Qui est là ?! Mais qui donc est là ?!
— Moi, madame, ou plutôt ce qu’il en reste. Je suis sans domicile. S’il vous plaît, donnez-moi un morceau de pain, j’ai faim. S’il vous plaît, ouvrez-moi ! Sans quoi, je vous attendrais, caché dans les jardins, prêt à vous énucléer avec ma petite cuillère pour nourrir mes chiens !
— Très bien... Ne vous énervez pas, entrez !
Adèle s’effaça pour laisser passer l’inconnu qui commença à se débarrasser des frusques qu’il portait ; et, oh, surprise, à la place d’un vieux et sinistre bonhomme, la jeune femme découvrit un superbe mâle aux muscles bien dessinés, aux épaules larges et au visage fin. Quelle vision aguichante ! Adèle en avait la bave aux lèvres, et la grand-mère était au bord de l’évanouissement !
Lorsqu’il parla, elle comprit que cet étalon n’aimait pas les femmes, il était efféminé et cherchait son mari. Sauf que son mari était mort et Adèle le savait, mais n’osait pas lui avouer, car elle l’avait elle-même découpé en une quinzaine de morceaux. Déstabilisée, elle chercha à séduire le bel Apollon en l’invitant à boire une potion concoctée avec les restes de son mari.
Quelqu’un frappa à la porte. C’était l’inspecteur James. Il était nouveau sur ce poste et avait décidé de faire le tour des habitations pour se présenter. Il venait se présenter et enquêter, en même temps, sur les disparitions inquiétantes que subissait la région.
Rien n’est vraiment perdu, il faudra patienter et on arrivera au bout !
Adèle entrebâilla la porte et resta bouche bée devant ce nouvel Apollon qui venait contrecarrer ses plans. Qu’est-ce que le ciel lui envoyait ?!
Elle finit par le regarder dans les yeux et y lut des choses troublantes. Ce qu’elle y vit, c’était son destin. Sa mort imminente. Mais elle avait une mauvaise vue et de plus un tempérament fort optimiste ! Elle pensa donc avoir mal lu ! Pourtant, les mots flambaient sur la page, perforant son cerveau. Elle réprima d’abord un sourire bien amer, réalisant, peu à peu, ce qu’elle avait sous les yeux... Elle finit par tomber sur le bord du lit, et se mit brusquement à hurler, sans fin, plongeant dans la folie qui ne la quitterait plus...
To be continued...