L'humain d'abord 2014 - Douai

L'humain d'abord 2014 - Douai Page de la liste "L'humain d'abord 2014" conduite par Brigitte Bonnaffé-Leriche pour les élections municipales de Douai. http://www.humaindabord2014.fr

ILS ONT VOTÉ ET PUIS APRÈS ?Mercredi soir, débat de l'entre 2 tours : les 2 orateurs – personnes formatées pour la conqu...
24/04/2022

ILS ONT VOTÉ ET PUIS APRÈS ?

Mercredi soir, débat de l'entre 2 tours : les 2 orateurs – personnes formatées pour la conquête et l'exercice du pouvoir - s'affrontent, cherchent à se vaincre afin de convaincre ceux qui les écoutent et qui sont déjà acquis à l'une ou l'autre des personnes, à l'un ou l'autre des programmes.

Qu'y a-t-il eu de proposer par rapport à l'enrichissement des riches face à l'appauvrissement des pauvres ? par rapport à l'effondrement de la classe moyenne qui, jusqu'alors, se situait entre ceux qui exigent la majoration maximale de leurs actions et ceux auxquels est imposée une diminution des salaires ? Par rapport à la perte des idéaux d'utilité générale, de bien public?
Les services publics sont soumis, par souci d'économie, à une logique néolibérale dévastatrice qui nuit à leur qualité.

7 mai 2017... euh, pardon... 24 avril 2022 : au nom de la défense de la République et de la démocratie, faudra-t-il voter pour MACRON ou contre LE PEN ?

L'homme est aujourd'hui soumis au dictat d'un outil qu'il avait créé pour faciliter les échanges avec ses pairs : l'argent.
L'argent empoisonne le contrat social qui cimente la société dès lors qu'il n'apparaît pas au service de l'intérêt commun.
Les dirigeants successifs ont façonné une caste gouvernante, complice et alliée du rouleau- compresseur financier, se gavant sur la vie même des dominés !

Le nouveau capitalisme – destructeur et mortifère - qui s'impose depuis plusieurs années déjà, repose sur la systématisation de l'actionnariat, l'importante spéculation financière (qui disqualifie le travail, exténue les forces et le temps), les principes de l'endettement et les accélérations autorisées par les nouvelles technologies.
Comment donc s'en extraire ?

Certains ont tout, le plus grand nombre ne possède rien.
Les nantis décident et les démunis trinquent, certains se pensant prisonniers d'une existence fataliste ne cherchent plus à lutter !
Mais, aujourd'hui, les démocraties sont fragilisées par la montée des courants populistes qui illusionnent le peuple sur le fait qu'il sera souverain...
Le peuple est alors présenté comme l’opposé des élites dirigeantes et devient le noyau autour duquel se construit le discours des candidats, discours dans lequel l’appel au peuple est présent, peuple auquel ils s’identifient et qu’ils affirment avoir compris.

En cas d'avènement au pouvoir, ce ne seront qu'illusions perdues...

Provided to YouTube by Universal Music GroupQuand les cons sont braves (Live au théâtre de l'Européen / 2005) · Maxime Le ForestierLe Forestier chante Brasse...

En hommage à mon grand-père paternel Pierre LERICHE déporté à DACHAU
24/04/2022

En hommage à mon grand-père paternel Pierre LERICHE déporté à DACHAU

Leny Escudero – Chante la Liberté (1997)Youtube playlist : https://bit.ly/2F84PQd1- El Gallo Negro El Gallo Rojo2- Le Déserteur3- Bella Ciao 4- Le Chant de l...

« La vraie question n’est pas de savoir pourquoi les gens se révoltent mais pourquoi ils ne se révoltent pas » (Wilhem R...
21/04/2022

« La vraie question n’est pas de savoir pourquoi les gens se révoltent mais pourquoi ils ne se révoltent pas » (Wilhem REICH) … devant le creusement des injustices sociales, des inégalités de fortune …

POUR QUE LE RESPECT DE LA PERSONNE DANS SA DIMENSION PSYCHIQUE SOIT TOUJOURS UN DROIT INALIENABLEImpactés en tant que ci...
10/09/2021

POUR QUE LE RESPECT DE LA PERSONNE DANS SA DIMENSION PSYCHIQUE SOIT TOUJOURS UN DROIT INALIENABLE

Impactés en tant que citoyens français, en première ligne pour observer, analyser et accueillir les effets psychoaffectifs, psychosociaux et psychosomatiques sur le public dont nous prenons soin dans le cadre de nos activités professionnelles, bousculés et malmenés par nos instances dirigeantes, après presque deux ans de gestion de cette "crise Covid-19", nous, psychologues, avons décidé de partager nos observations, nos interrogations, nos doutes et nos colères entre collègues.

Le constat est sans appel pour le collectif que nous avons constitué. En effet, la situation inédite que nous traversons et les réponses de nos dirigeants sont en opposition totale avec les valeurs et l'éthique que nous défendons quotidiennement dans notre profession.

Nous sommes alarmés par l'impact de cette gestion de crise sur la santé psychique et le bien-être de la population. Bien sûr, personne ne s'attend à ce qu'une crise soit un moment particulièrement heureux et s'il existe des façons d'accompagner sa famille, son clan, son groupe, ses compatriotes, à passer une crise et à en ressortir grandi, il en existe d'autres qui alimentent la crise, affaiblissent et annihilent les capacités psychiques d'adaptation et de résilience.

Les médias de toutes sortes ont déjà détaillé à maintes reprises les difficultés matérielles rencontrées dans la gestion de cette épidémie, ce n'est pas notre champ d'expertise. Nous ne reviendrons pas dessus même si beaucoup d'entre nous assistent impuissants à la dégradation des moyens humains et matériels donnés aux hôpitaux pour soigner les personnes avec la dignité qu'elles méritent et ce, depuis bien avant l’arrivée du virus Sars-cov-2.

Laissons donc de côté l'aspect de destruction du système de santé et concentrons-nous sur la gestion humaine de cette crise et ses effets délétères sur la population, comme les troubles psychiques impactant toutes les classes d’âge, ainsi que toutes les catégories socioprofessionnelles. Dépression, burn-out et stress post-traumatique en sont les maîtres mots. Il ne suffit pas de proposer de rembourser quelques séances de thérapie à des personnes qu'on a angoissées, enfermées, contrôlées et désorientées dans un moment de vulnérabilité extrême pour les réparer en 3 à 10 séances.

Au lieu d'humanité et d'aide soutenante apportées à la population, nous avons repéré l'utilisation de techniques de persuasion, et même de manipulation, issues du management, du marketing et de la technocratie, qui peuvent être qualifiées de perverses, voire cyniquement harceleuses, si jamais elles se révélaient être utilisées à dessein pour poser les jalons d'un régime totalitaire.

Injonctions paradoxales, discours alarmistes s’appuyant sur une énumération de faits ou de statistiques décontextualisés, renversement en son contraire ou inversion des valeurs morales, attaque des besoins primaires (tant sur le plan physiologique, du sentiment de sécurité que du lien social), chantage et menaces, instauration de clivages (en bon/mauvais, vax/antivax, responsables/complotistes, etc.) iniquité des décisions, culpabilisation, aboutissent à l'augmentation de vécus dissociatifs tel que la déréalisation et la dissonance cognitive, résultant de la croyance en des idées ou des valeurs contradictoires, et engendrent un mal-être difficilement surmontable et pathogène.

C'est ainsi qu'en mobilisant principalement les émotions sidérantes comme la peur, la culpabilité et la honte plutôt que les capacités cognitives et intellectuelles des individus, les discours médiatiques et officiels obtiennent l'adhésion à des idéologies et à des comportements auxquels les individus n’adhéreraient probablement pas si seules leurs capacités d’analyse et de discernement étaient sollicitées. Le système actuel entretient une régression vers un fonctionnement infantile, dans lequel le chantage, la peur et l’intrusion perverse permettent d'obtenir l'obéissance.
Nous ne pouvons manquer de repérer aussi, dans les différents aspects de cette gestion de crise, les principes et les mécanismes identifiés par le sociologue Albert D. Biderman pour faire plier psychologiquement un individu.

L'isolement en est la première composante. Il engendre repli et préoccupation excessive centrée sur soi, rupture avec le soutien social permettant de résister et dépendance à l'autorité. Associé à la médiatisation d'une pensée narrative unique considérée comme la seule valable, l'isolement annihile l’esprit critique et accentue la réticence à s’exprimer et à s'interroger, de peur d’être stigmatisé, considéré comme “complotiste” et exclu de son clan familial, amical ou professionnel.

L'isolement physique et psychologique, la confusion, le doute, la peur et la tension permanente que la gestion de cette crise a fait vivre aux Français ont fragilisé leur santé psychique mais aussi leur santé physique. Que penser de ces choix stratégiques qui, pour sauver des vies, en sacrifient tant d'autres par ailleurs ? En effet, parmi les dommages collatéraux des confinements successifs, nous observons dans nos consultations une augmentation des suicides, y compris chez les enfants, des violences intrafamiliales, des pratiques incestueuses, des troubles anxio-dépressifs, des syndromes de glissement massifs dans les Ehpad et les hôpitaux, etc.

Aujourd'hui, le gouvernement rajoute encore à nos concitoyens une épreuve supplémentaire, en choisissant de les diviser par la stigmatisation de la vaccination et de l'obéissance.

Nous n'acceptons pas qu'un schéma vaccinal, à partir de techniques expérimentales aux résultats discutables, puisse être imposé à notre profession et à nos collègues soignants, obligeant ceux qui refusent de s’y soumettre à renoncer à leur métier. En l’état actuel de la loi du 5 août 2021, les psychologues faisant usage du titre, quel que soit leur lieu d’exercice, y compris en libéral et par téléconsultation, perdent leur droit d’exercer et leur rémunération s’ils ne satisfont pas à l’obligation vaccinale.

Nous exigeons l'arrêt immédiat de toutes les formes de pression, de violences économiques, sociales et psychologiques, de chantage et de discriminations exercées sur nous, nos collègues et les concitoyens ne souhaitant pas se faire vacciner. Nous demandons le rétablissement d'une stratégie favorisant le choix et l'implication individuelle et ce, à partir d'une information libre et éclairée.

Nous ne pouvons pas plus cautionner le passe sanitaire ou la diffusion des données biomédicales pour accéder à la vie quotidienne, du fait non seulement de son caractère discriminant et asservissant mais également à cause du manque de respect du secret médical. A ceux qui pourraient nous opposer ici la dangerosité du virus et la prévalence de la santé publique sur l'atteinte aux libertés individuelles, nous répondons que toutes les options de prophylaxie et de traitements ne sont pas étudiées pour nous permettre de vivre avec, en pleine conscience et responsabilité.

Aujourd'hui, les citoyens qui se croyaient protégés par des lois acquises et essentielles à la garantie de leurs libertés et de leur égalité, se retrouvent à nu et en perte de repères dans un monde qu'ils ne reconnaissent plus. Nous avons tous à redouter les conséquences de cette inversion des valeurs que cette nouvelle donne politique érige en modèle sociétal.

Dans ce contexte inédit où les principes fondamentaux de notre code de déontologie sont mis à mal, nous lançons aussi un appel à tous nos collègues psychologues.

N'ayez pas peur de prendre position pour le respect des "libertés et droits fondamentaux garantis par la loi et la Constitution, par les principes généraux du Droit communautaire et par les conventions et traités internationaux.” Restons attachés "à respecter l’autonomie de la personne et en particulier son droit à l’information, sa liberté de jugement et de décision"? Tout ce qui constitue le premier principe du code de déontologie des psychologues parce que : "Le respect de la personne dans sa dimension psychique est un droit inaliénable. Sa reconnaissance fonde l’action des psychologues."

Nous devons comprendre là qu'il ne peut s’aliéner sous aucun prétexte, ni même aucun régime dit d’exception. En aucun cas un psychologue ne saurait être l’instrument d’un pouvoir qui devient pathologique, malsain, intrusif et traumatique, puisque sa fonction au contraire, c’est bien d’en émanciper les individus.

Engageons-nous ensemble pour le respect de nos choix concernant notre intégrité physique et psychique.

Interrogeons notre posture professionnelle et déontologique en nous demandant comment continuer d'accompagner des personnes vers une meilleure autonomie de pensée si nous sommes nous-mêmes assujettis à une pensée unique ?

Cette question se pose de la même façon que celle concernant la restriction de nos pratiques à des outils ou des méthodes imposées par décret, à la volonté de nous soumettre à l'allégeance à la pensée étatique par un ordre professionnel, ou à celle de la pensée médicale par la paramédicalisation de notre profession, tel que nous le dénoncions en nombre en manifestant le 10 juin dernier.

Comment garder notre propre autonomie de penser et d'agir, en dehors de toute contrainte normative, pour nous-mêmes et pour les personnes que nous accompagnons, d'autant plus lorsque cette dernière est changeante, aléatoire et arbitraire ?

Nous invitons donc tout collègue, tout professionnel du soin et de l'accompagnement et plus largement toute personne se reconnaissant dans ces principes, à nous soutenir, à réagir et à s'organiser.

Copie du Texte publié le 31 août 2021 sur le site Les Lignes Bougent

L'UN VOCIFERE, L'AUTRE FAUT S'Y FAIRE (ou pas)Le débat entre les 2 tours pour les Départementales est venu proclamer hau...
26/06/2021

L'UN VOCIFERE, L'AUTRE FAUT S'Y FAIRE (ou pas)

Le débat entre les 2 tours pour les Départementales est venu proclamer hautement le plaisir de la tragédie comme l'entendait Racine, haïssable et non moins plaisant, ou, peut-être même, plaisant parce que haïssable.

Après une complicité quand Etéocle était « aux affaires » à côté de Polynice, ils se sont concentrés sur la haine légendaire qui constitue l’unique mobile d’action des 2 « frères ennemis » qu'ils sont devenus.
Ils trouvent, dans cette volonté commune, une entente paradoxale !

Distribuer équitablement les torts entre les 2 frères, sans donner au spectateur, la moindre raison de sympathiser avec l’un aux dépens de l’autre est un devoir tant règne la confusion au jeu des (més)alliances, des mandats...

Soyons vigilants car il arrive que ce qu’on considère subjectivement comme bon, ne l’est pas objectivement !

Polynice mène en tyran et part régulièrement en guerre, ce qui ne tarde pas de le rendre indésirable aux yeux du peuple là où Etéocle monte toujours le menton et n'accepte jamais les idées autres que les siennes mais le peuple le prend pour le « bon roi » !

Qui vit d'illusions meurt de désillusion !

Avez-vous donc, a minima, vérifié si les « beaux discours » énoncés comme étant leurs priorités au niveau du Département, en vue d'obtenir vos voix, sont déclinés à l'échelle de leur Commune respective ?

LE MONDE D'APRES
22/06/2021

LE MONDE D'APRES

Court-métrage / appel à soutien : Le monde d'après de Gilles Balbastre
https://www.youtube.com/watch?v=Elc0QBwe3E4
Le but de ce court métrage ? Vous donner le ton du documentaire, vous présenter ceux qui nous ont rejoints (techniciens, comédiens, musiciens entre autre le jazzman Laurent Dehors), ainsi que dévoiler le type de saynètes fictionnelles dans lesquelles vous retrouverez les comédien·e·s Corinne Masiero et Jacques Bonnaffé. Pour montrer que nous sommes toujours vivants et plus que jamais en pleine forme pour mordre les mollets de Ceux qui tiennent laisse (après avoir croqué les fesses des Nouveaux chiens de garde).
Vous avez sans doute déjà été informés de la sortie sur le net de ce court métrage, « Le monde d'après ». Mais nous tenions à vous le faire savoir aussi plus directement.

"POURQUOI DES MECS ELUS PAR NOUS POUR FAIRE CE QU'ON VEUT, AU LENDEMAIN DES ELECTIONS, FONT CE QU'ILS VEULENT ?" COLUCHE...
20/06/2021

"POURQUOI DES MECS ELUS PAR NOUS POUR FAIRE CE QU'ON VEUT, AU LENDEMAIN DES ELECTIONS, FONT CE QU'ILS VEULENT ?" COLUCHE

Impossible de devoir accepter qu'égoïsme et narcissisme aient pris le pouvoir, que la plupart s'accordent le mérite de leurs succès et rendent responsables les autres de leurs échecs.

Quels arguments seront énoncés, dès ce soir, pour expliquer, voire justifier les scores obtenus ?

Désormais le « Je » est toujours plus important, plus urgent que le « Tu » ou que « Lui / Elle ».

Quant à celui qui dit « Nous », combien de fois se juge-t-il prioritaire sur ceux qui constituent, avec lui, ce « Nous » ?

Pendant cette campagne, quelle place a été réellement accordée aux suppléants lors du live ? sur les affiches ? ...

DU RAPPORT ENTRE LES MOTS DES CANDIDATS ET LES MAUX DE LA SOCIETE BOURDIEU s'étonnait que « l'ordre établi avec ses rapp...
18/06/2021

DU RAPPORT ENTRE LES MOTS DES CANDIDATS ET LES MAUX DE LA SOCIETE


BOURDIEU s'étonnait que « l'ordre établi avec ses rapports de domination, ses droits et ses passe droits, ses privilèges et ses injustices » n'incite pas à plus de transgressions mais, aujourd'hui, nombreux sont ceux qui réagissent.

Corinne BECOURT et Gautier DUCOS du P.C.F. de Saint Quentin, candidats aux Départementales, le clament haut et fort « Résister et Riposter »

Fort est de constater qu'aujourd'hui, un consentement aveugle des gouvernés apparaît de moins en moins accordé aux gouvernants.

Mon quotidien professionnel me conduit à découvrir que, ce qui est dit pendant les consultations, à l'échelle de l'intime et de l'individuel devient une réalité sociale collective.
Dès lors, comment être le porte parole de citoyens de plus en plus concernés, qui ne veulent plus faire de concession sur leur ardent besoin d'être entendus et de pouvoir participer à l'organisation de leur vie ?

Comment expliquer que la jeunesse se sent délaissée, vide de projets mais avide de rêves avec le sentiment de n'être qu'une variable d'ajustement ?
Comment accompagner le calvaire des familles dont un enfant, un membre est en souffrance ?
Comment répondre aux besoins d'une santé pour chacun ? ...

Tous ces dysfonctionnements sociaux se traduisent par des blessures psychiques !

Le discours économique s'uniformise – libéralisme oblige - et nous avons soif d'entendre parler d'humain alors que nous passons tous par des remises en question identitaires et sociales bouleversantes.
Un tel changement ne pourra se faire qu'avec la participation de ceux qui souhaitent corriger les dérèglements qui bousculent leurs vies.

Les hommes et femmes qui s'en sortent sont ceux et celles qui cherchent à devenir les acteurs de leur existence
Comme a pu l'écrire SENEQUE, « la vie n'est elle pas une pièce de théâtre. ? Ce qui compte, ce n'est pas qu'elle dure mais qu'elle soit bien jouée ».

En cette période de campagne électorale, certains s'étonnent de la richesse des échanges lors des portes à portes alors que certains d'entre eux sont élus !!!
Quel intérêt véritable portent-ils à leurs concitoyens hors cette période ?
Il faudra être particulièrement attentif au hiatus entre les promesses de campagne (marquées par des préoccupations soudaines et susceptibles d'être éphémères) et la réalité du mandat.

Préoccupations pour les personnes porteuses de handicap physique, psychique, social mais quels jeux inclusifs prévus pour les enfants dans les espaces dédiés ?
Préoccupations pour l'Hôpital Public alors même qu'e le Président du Conseil de Surveillance du C.H. De Dechy, ne s'est pas opposé à la fermeture de lits !
Préoccupations pour des projets pharaoniques comme les 10 Millions investis pour le Temple de la Pétanque !
Préoccupations pour Amazon et ses emplois non qualifiés, dépourvus de toute dimension sociale : est-ce là la vision de l'emploi industrialisé dans notre département ?


Arrêtez de chercher à nous endormir svp ! Respectez-nous enfin !

L'électeur de ces 20 et 27 juin prochain, va-t-il exprimer sincèrement son idéal (de vie) ou choisir son bulletin en fonction de considérations stratégiques ? Va-t-il voter pour ou contre un candidat (quitte à effectuer un grand écart sur 2 cantons si proches) ? un parti politique ?
Va-t-il pratiquer une navigation à vue ou de façon partisane ou, hélas, s'abstenir...

En cherchant à déligitimer un adversaire, le candidat construit une opposition qui prend la forme d'un duel et qui relègue les autres candidats à un rôle de figurant réel ou tapi dans l'ombre et combien dangereux !

HOMMAGE D'ODILE HAGE A PHILIPPE NALEWAJEKPhilippe, Beaucoup d’émotion à l’annonce de ton départ, beaucoup de souvenirs a...
20/05/2021

HOMMAGE D'ODILE HAGE A PHILIPPE NALEWAJEK

Philippe,

Beaucoup d’émotion à l’annonce de ton départ, beaucoup de souvenirs aussi.
Si l’usine ARBEL fait partie du patrimoine douaisien, tu appartiens à l’histoire du syndicalisme douaisien comme à celle du mouvement ouvrier du bassin minier.

C’est d’abord à l’infatigable cégétiste, défenseur des acquis sociaux, des revendications des travailleurs au quotidien – même dans les moments difficiles – que l’on pense.
On se souvient de ta bataille contre la désindustrialisation… de tout le courage et la volonté qu’il a fallu déployer envers et contre tout, pour maintenir l’activité et sauver les emplois dans le Douaisis.
Sans jamais rien céder au défaitisme ambiant.

Tu étais, aussi, un orateur redoutable, qui ne reculait pas devant le rapport de forces : « l’essentiel, ce sont les travailleurs. Isolé, chacun ne mesure pas la force qu’il représente. Rassemblés, ils pourraient déplacer des montagnes ». C’est fort de la conviction que les ouvriers sont au centre de l’entreprise, qu’ils ont un rôle à jouer jusque dans sa gestion, que tu t'es efforcé –avec succès– à toujours rassembler, autour du syndicat.
Souvenir inoubliable : l’arrivée des Arbel, en rangs serrés, tous en bleus de travail, déboulant de la porte de Valenciennes vers la Place d’Armes lors des manifestations…

Combien de combats mémorables avec le patronat, avec les directeurs successifs au cours de ses quelques 40 ans d’activité.
Sans jamais rien céder, tu étais force de propositions pour la politique industrielle, entouré de camarades compétents et solidaires : on pense au métallo Jacques Leclercq, à Bernard Desmarets, entre autres ; aux élus communistes aussi, à Georges Hage, soutenant et relayant les luttes.
Beaucoup d’importance enfin donnée à la formation des militants, intégrant intérimaires et nouveaux salariés.

Et puis, l’aspect plus léger mais symbolique : pour ses 120 ans, en 2016, Arbel-SNWM accueillant en grandes pompes la famille Gayant, réunie autour des travailleurs de l’usine.

Philippe était également responsable de la cellule Ambroise Croizat du Parti communiste.

Salut mon frère, mon camarade.

Odile Hage

25 AVRIL 2021 : JOURNEE NATIONLE DU SOUVENIR DES VICTIMES ET DES HEROS DE LA DEPORTATIONLe peu que nous ait dit mon gran...
01/05/2021

25 AVRIL 2021 : JOURNEE NATIONLE DU SOUVENIR DES VICTIMES ET DES HEROS DE LA DEPORTATION

Le peu que nous ait dit mon grand-père paternel – déporté à Dachau – m'apparaît bien plus qu’un témoignage, plutôt comme une parole jamais entendue, un témoignage de l’Histoire autant que de son histoire.
Nous sommes avec lui dans le wagon à bestiaux, dans quelques instants de ce trajet qu’il décrit dans toute sa misère et son horreur : chaque mot est fort.
Il nous livre un éprouvé.

Qu’advient-il d’un être humain après un temps tragique et terrible, unique dans l’histoire ?
Dachau, Dora,Auschwitz... le lieu du grand massacre, un camp d’extermination, de travail où la mort s’industrialise.

Le travail dans les camps, c’est un travail sans utilité autre que celle d’épuiser les déportés

Comme les n***s, avant de massacrer les gens dans la chambre à gaz, leur disaient « Vous allez prendre une do**he ! », tout était maquillé et on peut rappeler les maximes hygiénistes telles que celle inscrite à l’entrée du camp d’Auschwitz « Arbeit macht frei».

Avec Hannah ARENDT, nous pouvons parler d’absurdité idéologique et de l’« institution minutieusement programmée d’un monde de mourants où plus rien n’avait de sens ».

Dans les camps, il y avait une mémoire d’avant la déshumanisation.
La 1ère mémoire, c’est d’abord la langue que chacun continue à parler et, ensuite, chacun apprendra à parler la langue de l’autre.
Les écrivains nous ont dit que leur revenait la mémoire de la poésie et de la philosophie, que quelque chose pouvait se constituer en eux, qui restituait ce qu’ils ne voyaient plus d’eux-mêmes, dans ces mémoires qu’ils n’avaient plus.

Cette déshumanisation a pris mille formes d’humiliation et de terreur.

Aujourd'hui, le témoignage, le parlant, signale la place vide.
Le témoin parle pour celui qui n’a pas pu témoigner.
Un sujet parle pour un autre, interdit de parole à jamais.

Jacques LACAN dans le Séminaire sur l’angoisse a expliqué « Pour que la parole puisse avoir lieu, pour qu’elle puisse paraître dans le monde, il faut qu’elle monte sur la scène ».

Un exemple terrible en est donné par la bande dessinée Maus, un survivant raconte d’Art SPIEGELMAN.
L’auteur y raconte la déportation de ses parents, leur retour, leur mal à vivre. Les juifs y sont figurés par des souris, les n***s par des chats, les kapos par des cochons.
Terrible bestiaire ! mais il montre aussi un fils harcelant son père pour qu’il lui raconte sa déportation.

Mettre des mots sur des souffrances passées, sur un vécu douloureux, sur des visions d’horreur, trouver les mots pour rendre compte de l’inimaginable qui a constitué ce crime contre l’humanité, c’est cesser d’être un souffrant passif pour devenir un militant actif de la mémoire et de la défense des droits de l’Homme.

Il me semble que ce que le destin des déportés nous met sous le regard, nous pousse à interroger, c’est cette position du sujet qui se retrouve en face du sadisme primaire en tant qu’il vient de l’Autre !

NOS HEROS SONT EPUISES MAIS TOUJOURS DEBOUT ! Dans une société exaltant l’excellence, la performance, la conception d’un...
24/04/2021

NOS HEROS SONT EPUISES MAIS TOUJOURS DEBOUT !

Dans une société exaltant l’excellence, la performance, la conception d’un individu auto-entrepreneur de lui-même, le « prendre soin » sans cesse relégué à une place secondaire ne doit pas être perçu comme superflu alors même que, dans une culture de soi et des autres, il est l’une des conditions 1ères d’une démocratie vivante, soucieuse de former des citoyens responsables.

Le « Prenez-soin de vous ! » est devenu ce nouveau slogan s’étant propagé dans le monde aussi vite que la pandémie de Covid-19.

Tout s'accélère, va de plus en plus vite et les technologies nous sont présentées comme étant censées faire des miracles dans tous les domaines, même celui du « prendre soin » grâce aux robots sociaux et conversationnels.
Nous sommes tout de même nombreux à ne pas croire à ces fictions et à dénoncer la déshumanisation qui nous menace chaque jour un peu plus.

Le premier devoir du prendre soin, depuis les soignants, du professeur de médecine à l’aide-soignante, des femmes pour la plupart, jusqu’aux « petits » métiers, aides à domicile, caissières – des femmes encore – éboueurs, livreurs, .. dont l’utilité avait été clairement démontrée, par tous les travaux sur le « CARE » depuis les années 1970.
Sans ces « petits métiers », ces « 1ers de corvée », sans ces humains-là, nous ne pourrions vivre et plus encore les riches que les pauvres obligés quant à eux depuis toujours de subvenir par eux-mêmes à tous leurs besoins.

Sans devoir discuter des raisons sanitaires qui obligent à ce choix – limiter du mieux possible les interactions sociales pour réduire la circulation du virus – il est tout à fait inapproprié, malheureux et néfaste de qualifier les activités culturelles comme « non essentielles ».
Les mots ont leur importance !

Et si le soin semble aujourd’hui avoir une place privilégiée dans la société et dans le monde, il s’agit de la part technique de la médecine, celle qui répare les corps.
La part humaine, relationnelle, du soin continue d’être négligée, elle ne compte pas par exemple dans l’évaluation des activités pour le financement des établissements de santé.
Nul ne s’étonnera que les soignants soient de plus en plus tentés de quitter l’hôpital, navire à la dérive, « Titanic des temps modernes ».
Assignés à la portion la plus congrue de leurs métiers, à une pratique d’actes techniques à la chaîne, taylorisés et prolétarisés, les « héros » sont fatigués et en burn out.
« Le soin et la démocratie se trouvent soumis à l’épreuve du totalitarisme sanitaire », comme l’écrit Roland GORI.

Faisons le pari que notre belle devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité » puisse s’accompagner de cette autre alliance de « la culture, du soin et de la démocratie » !

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !Le recours aux artistes, là où il s’agit d’éduquer, et plus largement dans le champ social, n...
22/04/2021

NOUS AVONS BESOIN DE VOUS !

Le recours aux artistes, là où il s’agit d’éduquer, et plus largement dans le champ social, ne cesse de se développer

Aujourd’hui, loin de se cantonner à l’école et aux lieux éducatifs, l’engagement des artistes dans la société va de l’hôpital à la prison, en passant par le monde ouvrier en grève, les sans-abris, les banlieues et leurs quartiers dit « sensibles », et bien d’autres lieux et groupes sociaux, donnant comme une image globale et difractée de notre société, de ses espoirs et de ses problèmes, de ses dynamiques et de ses interrogations, de ses enjeux et de ses fractures.

Sur ce plan, le recours artistique semble bien être une réponse à l’emprise de la technicisation, de la rationalisation et de la marchandisation : il répond à un besoin de rééquilibrage de la culture et du rapport au monde, dans un univers rationalisé et dominé par la technique, un monde désenchanté et vidé de ses dieux comme l’avait déjà analysé Max WEBER.

L'art nous fait ressentir plus profondément ce qui se passe en nous-mêmes ; il est un champ d’expérimentation de notre humanité, et, comme l’écrivait HEGEL, « nous transporte dans des situations que notre expérience personnelle ne nous fait pas et ne nous fera peut-être jamais connaître ».

Le programme que fixait DEWEY à la philosophie de l’art vaut aussi comme programme d’éducation démocratique.
Il s’agit, écrivait DEWEY, « de restaurer cette continuité entre ces formes raffinées et plus intenses de l’expérience que sont les œuvres d’art et les événements quotidiens universellement reconnus comme des éléments constitutifs de l’expérience », de « rétablir la continuité entre l’expérience esthétique et les processus normaux de l’existence ».

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