28/04/2026
Au soir de l'élection municipale, où notre équipe a recueilli 40% des suffrages, j'ai décidé de me mettre en retrait tout en ayant un œil sur l'actualité donoise et en soutenant notre groupe. Néanmoins le déroulement du Conseil Municipal hier soir m'oblige à me retirer de ma réserve pour rétablir quelques vérités. Cela à plusieurs titres.
L'ancien premier Adjoint, chargé des finances que j'étais entre 2020 et 2023, a été remis en cause dans sa gestion.
1.Sur l'embauche de personnel qui aurait "plombé" les finances de mon fait. Il n'y a pas eu d'embauches. Les agents, qui donnaient entière satisfaction, étaient déjà là depuis six ans. Soit, selon la réglementation, ils étaient licenciés, soit la Mairie devait les recruter en CDI. A moins que nous amputions des activités du service jeunesse. On me reproche un fait qui a été validé, à l'époque, par le Maire, l'adjoint devenu Maire, la Commission idoine et le Conseil Municipal ! Le service jeunesse a ainsi pu continuer son action en faveur de notre population sans surcoût puisque les salaires étaient déjà payés depuis six ans !
2.Les emprunts non renégociés encore évoqués hier. A l'arrivée du Maire en 2014, il était possible de les renégocier et cela jusqu'en 2017. A ce moment les taux d'intérêts de la BCE (Banque Centrale Européenne) étaient remontés fortement. En y ajoutant les frais de renégociations la Commune aurait été lourdement pénalisée. J'avais expliqué cela, sans être entendu, dès mon arrivée en 2020. Encore faut-il, peut-être, avoir quelques notions de comptabilité publique...
Sur le plan administratif, le Maire actuel a précisé que ma décision de démissionner n'était pas valable, ce qui a décalé un Conseil Municipal. Faux. Mon courrier destiné au Préfet était naturellement signé ce qui a validé ma démission. Dans le cas contraire le Préfet s'exposait à un recours au Tribunal Administratif. J'ai donc bien respecté la réglementation et l'envoi s'est fait dès le 16 mars au lendemain de l'élection.
Lors de ce conseil fut présenté le Budget 2026. Alors qu'un travail de fond devait être fait, dès le 16 mars, la commune se retrouve avec un budget sensiblement équivalent à celui de 2025. Où sont donc les économies nécessaires ? Quelles seront les mesures prises pour s'en sortir ? Y aura t'il, comme nous l'avions prévu une comptabilité analytique et un plan pluriannuel d'investissement ? Au lieu de cela il est prévu la dissolution du CCAS et sa subvention annuelle de 2000 euros, soit sensiblement l'équivalent de l'indemnité mensuelle du Maire !
Et, cerises sur le gâteau :
1.Un acte illégal sans délibération voté par l'assemblée pour un repas et un déplacement en bus ! Les élus ne votent pas des devis mais des délibérations envoyées dans les délais réglementaires ou posées sur table et vote après accord des élus municipaux !
Quand l'amateurisme s'installe Ă Don...
2.On apprend qu'il y a des blocages pour la construction du béguinage. Je comprends dès lors mieux les non réponses à mes questions posées à depuis trois ans lors des conseils municipaux. Pourtant le béguinage s'est bien introduit avec de belles promesses dans la campagne des municipales. On nous aurait menti ?
J'avais des craintes pour l'avenir de DON, hélas, elles se confirment. Je resterai très vigilant avec l'équipe Ensemble pour DON, sur la gestion approximative de notre commune.
Pascal SERGENT