07/04/2026
📍 𝗖𝗼𝗻𝘀𝗲𝗶𝗹 𝗺𝘂𝗻𝗶𝗰𝗶𝗽𝗮𝗹 𝗱𝘂 𝟳 𝗮𝘃𝗿𝗶𝗹 𝟮𝟬𝟮𝟲 : 𝗨𝗻 𝗵𝗲́𝗺𝗶𝗰𝘆𝗰𝗹𝗲 𝗰𝗹𝗮𝗶𝗿𝘀𝗲𝗺𝗲́ 𝗲𝘁 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗶𝗲̀𝗿𝗲𝘀 𝗮𝗱𝗼𝗽𝘁𝗲́𝗲𝘀 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗱𝗲́𝗯𝗮𝘁
Ce soir s'est tenu le 2nd Conseil municipal de ce nouveau mandat. Nous vous proposons d'en faire un résumé.
𝗗𝗲́𝗺𝗼𝗰𝗿𝗮𝘁𝗶𝗲 𝗹𝗼𝗰𝗮𝗹𝗲 : 𝗤𝘂𝗮𝗻𝗱 𝗹𝗲 𝘀𝗶𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲 𝗱𝗲𝘃𝗶𝗲𝗻𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗻𝗼𝗿𝗺𝗲
Entre absences, démission et manque criant de débats, ce deuxième conseil municipal, bouclé à la vitesse de la lumière, laisse un goût d’inachevé. Des décisions financières, pourtant majeures, ont été adoptées sans véritable examen, dans un hémicycle où 14% des élus brillaient déjà par leur absence.
𝗟'𝗼𝗽𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗥𝗡 : 𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗮𝗯𝘀𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗱𝗲́𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻
Un groupe RN qui était déjà fragilisé dès le premier Conseil municipal avec deux conseillers absents. Aujourd'hui, en préambule de cette deuxième séance, nous apprenions désormais la démission d'un colistier. Ces événements successifs interrogent pour le moment sur la capacité de ce groupe à assurer pleinement son rôle de contre-pouvoir.
𝗗𝗘𝗦 𝗗𝗘́𝗖𝗜𝗦𝗜𝗢𝗡𝗦 𝗙𝗜𝗡𝗔𝗡𝗖𝗜𝗘̀𝗥𝗘𝗦 𝗔𝗗𝗢𝗣𝗧𝗘́𝗘𝗦 𝗗𝗔𝗡𝗦 𝗟’𝗜𝗡𝗗𝗜𝗙𝗙𝗘́𝗥𝗘𝗡𝗖𝗘 𝗚𝗘́𝗡𝗘́𝗥𝗔𝗟𝗘
1️⃣𝗜𝗻𝗱𝗲𝗺𝗻𝗶𝘁𝗲́𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗲́𝗹𝘂𝘀 : 𝘂𝗻𝗲 𝗵𝗮𝘂𝘀𝘀𝗲 𝘃𝗮𝗹𝗶𝗱𝗲́𝗲 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗹𝗮 𝗺𝗼𝗶𝗻𝗱𝗿𝗲 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗿𝗼𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻
Le Conseil municipal a approuvé les indemnités du Maire, des adjoints et des conseillers délégués, dans le respect des plafonds réglementaires.
Cette décision représente une hausse d’environ 13000 € par an pour la collectivité.
- Aucune demande d’explication sur l’opportunité de cette augmentation.
- Aucune prise de parole sur le contexte budgétaire.
- Au final, un vote à l’unanimité, y compris de l’opposition.
Dans une période où chaque euro d’argent public est scruté, cette unanimité silencieuse ne peut qu’interroger.
2️⃣𝗖𝗼𝗹𝗹𝗮𝗯𝗼𝗿𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝗯𝗶𝗻𝗲𝘁 : 𝘂𝗻 𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲 𝗰𝗿𝗲́𝗲́, 𝘂𝗻𝗲 𝗾𝘂𝗲𝘀𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗰𝗲𝗻𝘁𝗿𝗮𝗹𝗲 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗿𝗲́𝗽𝗼𝗻𝘀𝗲
Le Conseil a autorisé la création d’un poste de collaborateur de cabinet. La rémunération sera fixée par le Maire, dans le cadre légal applicable aux communes de 3 500 à 9 999 habitants.
- Lors du mandat précédent, ce poste avait représenté un coût d’environ 80000 € pour la collectivité.
- Cette fois-ci, aucune indication n’a été donnée sur le niveau de rémunération envisagé.
La question reste donc entière : combien coûtera ce collaborateur de cabinet au budget communal ?
Là encore, très peu de questions en séance : seule la liste "Divion pour vous" votera contre, mais pas de débat de fond sur l’utilité, le périmètre de mission ou la rémunération précise. Plus surprenant la liste RN approuve sans discuter.
3️⃣𝗗𝗲́𝗹𝗲́𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗽𝗲́𝘁𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗮𝘂 𝗠𝗮𝗶𝗿𝗲 : 𝘂𝗻 𝗹𝗮𝗿𝗴𝗲 𝘁𝗿𝗮𝗻𝘀𝗳𝗲𝗿𝘁 𝗱𝗲 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗶𝗿𝘀, 𝘀𝗮𝗻𝘀 𝗱𝗲́𝗯𝗮𝘁 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗻𝘁𝗿𝗼̂𝗹𝗲
La délibération n°1 portait sur la délégation de compétences du Conseil municipal au Maire, pour toute la durée du mandat, en application des articles L.2122‑22 et L.2122‑23 du Code général des collectivités territoriales. Ces délégations constituent un transfert important de pouvoirs du Conseil municipal vers le Maire.
Concrètement, le Conseil a autorisé le Maire à décider seul, notamment pour :
- 𝗟𝗲 𝗽𝗮𝘁𝗿𝗶𝗺𝗼𝗶𝗻𝗲 𝗰𝗼𝗺𝗺𝘂𝗻𝗮𝗹 : arrêter et modifier l’affectation des propriétés communales utilisées par les services publics, et en délimiter les contours.
- 𝗟𝗲𝘀 𝗳𝗶𝗻𝗮𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝗹’𝗲𝗻𝗱𝗲𝘁𝘁𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 : réaliser des emprunts unitaires jusqu’à 500 000 € et gérer les opérations financières qui en découlent.
- 𝗟𝗲𝘀 𝗺𝗮𝗿𝗰𝗵𝗲́𝘀 𝗽𝘂𝗯𝗹𝗶𝗰𝘀 : prendre toute décision relative à la préparation, la passation, l’exécution et le règlement des marchés et accords-cadres, ainsi que de leurs avenants, dès lors que les crédits sont inscrits au budget.
Là encore, un fait politique saute aux yeux :
- pas de question sur les garde-fous,
- pas de débat sur l’équilibre des pouvoirs,
- une adoption sans véritable discussion publique sur la manière dont ces compétences seront exercées ni contrôlées.
𝗘𝗡 𝗥𝗘́𝗦𝗨𝗠𝗘́
𝗛𝗮𝘂𝘀𝘀𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗶𝗻𝗱𝗲𝗺𝗻𝗶𝘁𝗲́𝘀, 𝗰𝗿𝗲́𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗱’𝘂𝗻 𝗽𝗼𝘀𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗰𝗼𝗹𝗹𝗮𝗯𝗼𝗿𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗱𝗲 𝗰𝗮𝗯𝗶𝗻𝗲𝘁 𝗮𝘂 𝗰𝗼𝘂̂𝘁 𝗲𝗻𝗰𝗼𝗿𝗲 𝗶𝗻𝗰𝗼𝗻𝗻𝘂, 𝗹𝗮𝗿𝗴𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝗹𝗲́𝗴𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗮𝘂 𝗠𝗮𝗶𝗿𝗲… 𝗨𝗻𝗲 𝗺𝗮𝗷𝗼𝗿𝗶𝘁𝗲́ 𝗾𝘂𝗶 𝗮 𝗱𝗲́𝘀𝗼𝗿𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗹𝗲𝘀 𝗽𝗹𝗲𝗶𝗻𝘀 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗶𝗿𝘀.
𝗘𝘁 𝗲𝗻 𝗳𝗮𝗰𝗲, 𝘂𝗻𝗲 𝗼𝗽𝗽𝗼𝘀𝗶𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗼𝗳𝗳𝗶𝗰𝗶𝗲𝗹𝗹𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗽𝗿𝗲́𝘀𝗲𝗻𝘁𝗲 𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗿𝗮𝗿𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝗿𝗼𝗴𝗮𝘁𝗶𝘃𝗲, 𝗱𝗮𝗻𝘀 𝘂𝗻 𝗵𝗲́𝗺𝗶𝗰𝘆𝗰𝗹𝗲 𝗼𝘂̀ 𝗹𝗲𝘀 𝗮𝗯𝘀𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗲𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗱𝗲́𝗺𝗶𝘀𝘀𝗶𝗼𝗻 𝘀𝗲 𝘀𝗼𝗻𝘁 𝗮𝗷𝗼𝘂𝘁𝗲́𝗲𝘀 𝗮𝘂 𝘀𝗶𝗹𝗲𝗻𝗰𝗲.