10/05/2026
🇫🇷 COMMÉMORATION DE LA VICTOIRE DU 8 MAI 1945 🇫🇷
Retour en images sur la cérémonie commémorative du 81ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 en présence du Maire, de nombreux élus du Conseil municipal, d'élus du CME (Conseil Municipal des Enfants), d'élus du CMJ (Conseil Muncipal des Jeunes), de la Conseillère départementale et du Conseiller départemental du canton, des associations d'Anciens combattants, des représentants des corps constitués, de La lyre sulpicienne, et de nombreux habitants.
Les Anciens combattants, des enfants du CME et du CMJ prirent la parole, ainsi que le maire-adjoint délégué au devoir de mémoire et aux Anciens combattants qui a prononcé le message officiel de Catherine Vautrin, ministre des Armées et des Anciens combattants, et Alice Rufo, ministre déléguée auprès de la ministre des Armées et des Anciens combattants, et le maire qui a prononcé un discours au nom de la ville... Une première depuis 12 ans !
Discours du maire :
Madame la Conseillère départementale, Monsieur le Conseiller départemental,
Messieurs les Anciens Combattants,
Mesdames et messieurs les élus, les élus du Conseil Municipal des Enfants, du Conseil Municipal des Jeunes,
Mesdames et messieurs les représentants des corps constitués,
Mesdames et messieurs les Présidents d’Associations,
Mesdames, Messieurs,
Nous voici réunis au pied de notre monument aux morts pour célébrer ensemble le 81ème anniversaire de la Victoire du 8 mai 1945 sur le n***sme et la barbarie.
Aujourd’hui, dans chacune des communes de France, la Nation rend un hommage solennel aux vainqueurs de la Seconde Guerre Mondiale, mais aussi et surtout, à toutes les victimes de cette tragédie sans pareille.
Cette commémoration est d’abord l’occasion de rendre hommage aux anciens combattants, de témoigner notre reconnaissance éternelle à toutes ces femmes et à tous ces hommes venus d’horizon et de pays différents, morts pour la France, au nom de la liberté, de notre liberté.
Notre mémoire populaire porte le deuil de 52 millions de victimes, de pères, de mères, de frères, de sœurs, d’enfants... En Europe comme en Asie et en Afrique, le coût humain de ces six années fut effroyable.
6 millions de juifs exterminés dont 1 million 200 000 enfants pour la seule raison d’être nés juifs, environ 220 000 tsiganes sur le million vivant en Europe à cette époque, 250 000 handicapés, des milliers d’opposants au régime hitlérien, d’intellectuels et d’homosexuels… Toutes celles et tous ceux que les n***s considérés comme racialement inférieur ou « impur », ou encore socialement indésirable. À ces morts s’ajoute 35 millions de blessés et 3 millions de disparus.
Pour la première fois dans l’histoire de l’Humanité, cette guerre fit plus de victimes civiles que militaires. Parmi ces victimes, des Dammartinoises et des Dammartinois ont connu cette destinée terrible. Nous pensons à eux.
‘‘Plus jamais ça !’’. Cette formule retentit en France quand, le 8 mai 1945, fut paraphé à Berlin l’acte solennel de capitulation qui mit fin à la seconde guerre mondiale. Ainsi prirent fin ces années de terreur, de souffrance et de douleurs.
Cette commémoration représente pour nous un double devoir. Un devoir envers notre passé et un devoir envers notre avenir.
Devoir envers notre passé tout d’abord. Cette guerre s’éloigne, certes, et ceux qui l’ont faite sont de moins en moins nombreux.
Pourtant, elle sera toujours plus qu’un pan de l’histoire des hommes, plus qu’un morceau du vingtième siècle, plus qu’une page de gloire, de conquêtes, de défaites et de massacres. Car ces années de guerre ont montré les atrocités que les hommes peuvent être capables de faire, au nom de leur nation, au nom de leur frontière, au nom de leurs convictions, et parfois même au nom de rien du tout.
Nous devons nous souvenir de toutes ces vies perdues et honorer leur sacrifice pour la liberté de notre pays.
Mais nous avons aussi un devoir tout aussi important envers l’avenir. C’est d’abord un message de vigilance pour la paix dans le monde alors que la guerre est aux portes de l’Union Européenne en Ukraine, et au Moyen-Orient.
Mais c’est aussi une vigilance quotidienne pour défendre les valeurs telles que le respect des autres, l’acceptation des différences, la tolérance… Un message d’espoir notamment adressé aux jeunes. Un message de confiance dans l’humanité qui sait aussi faire preuve de sagesse et de solidarité.
Il est aussi de notre devoir à toutes et à tous, républicains et démocrates, de dénoncer partout dans le monde les intégrismes de toute sorte et les attaques contre les démocraties libérales.
Comme le disait le résistant Pierre Brossolette : « Ce que nos morts attendent de nous, ce n’est pas un sanglot, mais un élan ».
Un élan porteur d’une société de paix, de justice, de tolérance, de solidarité entre les peuples.
81 ans après le 8 mai 1945, transmettons avec vigueur les valeurs de notre devise républicaine (Liberté, égalité, fraternité), et souvenons-nous que, face aux grands périls qui menacèrent notre pays, il y eut toujours des hommes capables de surmonter leur rancœur, leur partialité, leurs divergences, pour lutter au nom du peuple, de tout le peuple.
Jean Moulin fut l’un d’entre eux… Et André Malraux eut ses mots si émouvant, dédié à la jeunesse, dans son discours le 19 décembre 1964 lors du transfert des cendres de Jean Moulin au Panthéon :
En 1959, commémorant l’anniversaire de la libération de Paris, je disais : « écoute ce soir, jeunesse de mon Pays, ces cloches d’anniversaire qui sonneront comme celles d’il y a quatorze ans. Puisses-tu, cette fois, les entendre : elles vont sonner pour toi ».
Ecoute, aujourd’hui, jeunesse de France, ce qui fut pour nous le Chant du Malheur. C’est la marche funèbre des cendres que voici. A côté de celles de Carnot avec les soldats de l’an II, de celles de Victor Hugo avec les Misérables, de celles de Jaurès veillées par la justice, qu’elles reposent avec leur long cortège d’ombres défigurées.
Aujourd’hui, jeunesse, puisses-tu penser à cet homme comme tu aurais approché tes mains de sa pauvre face informe du dernier jour, de ses lèvres qui n’avaient pas parlé ; ce jour là, elle était le visage de la France ».
Vive la Paix !
Vive l’Europe !
Vive la République !
Vive la France !