Histoire et Patrimoine du Nord-Libournais - GRAHC

Histoire et Patrimoine du Nord-Libournais - GRAHC Informations de contact, plan et itinéraire, formulaire de contact, heures d'ouverture, services, évaluations, photos, vidéos et annonces de Histoire et Patrimoine du Nord-Libournais - GRAHC, Monument et lieu historique, 12, Rue Victor Hugo, Coutras.

Le Groupe de Recherches Archéologiques et Historiques de Coutras vous invite à découvrir l'histoire des lieux, des personnes et les événements autour de Coutras (Gironde)

UNE ARTISTE DE SAINT-MEDARD-DE-GUIZIERES : PAULETTE EXPERTFille aînée d'André EXPERT, notaire à Saint-Médard-de-Guizière...
14/06/2026

UNE ARTISTE DE SAINT-MEDARD-DE-GUIZIERES : PAULETTE EXPERT

Fille aînée d'André EXPERT, notaire à Saint-Médard-de-Guizières, Paulette EXPERT nait le 13 février 1912 à Saint-Médard.
Elle se passionne dès l’enfance pour le dessin. Elève de ROGANEAU et de Robert CAMI à l’école des beaux arts de Bordeaux, elle est admise en 1935 à celle de Paris avec une bourse de la ville de Bordeaux. Elle se présente au concours pour le prix de Rome en 1937 et en 1938. Le sujet imposé était : « Judith montrant au peuple la tête d’Holopherne ». Elle est éliminée pour avoir juste inversé sa composition. Elle expose en 1939 sa « Fontaine de l’Ecole des Beaux-Arts », tout en donnant des cours et en préparant le concours de professeur de dessin. Nommée à Péronne en 1942, mutée au lycée d’Aurillac en 1945, elle enseigne au lycée d’Angoulême en 1955-56. Elle est nommée le 20 décembre 1956 à l’école des Beaux-arts de Bordeaux comme professeur de dessin et de gravure, alternant avec M. Gautier-Constant. Elle en part à la retraite en 1976.
Elle a beaucoup voyagé durant ses vacances : Nord de la France, Auvergne, Sud-Ouest, Alpes, Roussillon, Maroc, Algérie, Grèce, Italie, Espagne, Scandinavie. Elle a dessiné au crayon, à l’encre, au pastel, remplissant plusieurs centaines de carnets de croquis. En gravure, elle a pratiqué le burin et l’eau-forte au trait, en de rares occasions l’aquatinte et la gravure sur bois. Elle laisse environ 150 cuivres gravés.
Elle aimait dessiner les paysages de l’Isle et les scènes rurales de Saint-Médard-de-Guizières.
Elle s’est éteinte le 13 décembre 2001 à Bordeaux.

LE COMMERCE DES BOURRIERS DE BORDEAUX VERS LA VALLEE DE L’ISLELes temps ont bien changé, mais il faut imaginer que penda...
06/06/2026

LE COMMERCE DES BOURRIERS DE BORDEAUX VERS LA VALLEE DE L’ISLE
Les temps ont bien changé, mais il faut imaginer que pendant des siècles, la ville de Bordeaux produisait chaque jour des tonnes de « déchets », qui étaient jetés à même les rues. Ils étaient ramassés par une équipe du service de nettoiement de la ville équipé d’un tombereau.
Les déchets étaient nommés : boues, gadoues, bourriers.
Ils étaient chargés sur des bateaux et amenés, entre autres, mais principalement, jusqu’au port de Saint-Denis-de-Pile. Mélangés à de la terre arable, cela produisait des terreaux de grande qualité très utiles à l’amendement des terres souvent à faible valeur agronomique dans les coteaux de la vallée de l’Isle et la Double.
Ainsi ces terreaux ou bourriers repartaient de Saint-Denis de Pile pour être vendus sur les petits ports secondaire comme celui de Biroche à Camps, du Bardillot et de Durandeau à Coutras, de Brisson à Porchères ou du Maine Bancaud à Moulin-Neuf.
Les agriculteurs achetaient « un pile de bourrier » qu’ils venaient chercher au port le plus près de leur exploitation. Cet amendement était étendu dans les terres après les moissons ou après les récoltes. Il servait aussi de fumure pour les vignes.
Rares témoignages :
- en septembre 1844 M. LACROIX à Durandeau à Coutras se fait livrer pour une pile de bourrier à 125 fr et 3 fr de plaçage soit 128 fr, payé à M. CHAIGNEAU
- le 7 octobre 1847, M. MOREAU, propriétaire à Saint-Seurin-sur-l’Isle paye à M. CHAIGNEAU 115 fr pour une pile de bourrier prise à Saint-Denis, plus s’y ajoute 25 fr pour le batelier pour la porter jusqu’aux Barde de Porchères et s’ajoute aussi 4 fr pour le prix de l’emplacement au port de Saint-Denis, soit un total de 144 fr. C’est une somme importante !
Un temps révolu ! Même si certaines boues de nos stations d‘épuration actuelles sont épandues dans les terres agricoles…

LA CAPSULERIE BETTS ET BLANCHARD A SAINT-SEURIN-SUR-L’ISLEEn 1893, profitant de la force hydraulique disponible au mouli...
30/05/2026

LA CAPSULERIE BETTS ET BLANCHARD A SAINT-SEURIN-SUR-L’ISLE

En 1893, profitant de la force hydraulique disponible au moulin de Saint-Seurin, André BLANCHARD transforme l’ancienne aciérie JACKSON, fermée depuis 1869 en usine de fabrication de capsule métallique.
Ces capsules servent au « surbouchage » des bouteilles de vin et c’est au début du XXème siècle que cet usage se généralise. Le Bordelais, secteur viticole est alors une très bonne zone géographique pour cette industrie. Avec la même technologie, il fabrique aussi des tubes en métal, du type tube de dentifrice et autre contenant en étain.
Après le décès de M. BLANCHARD père en 1915, ses deux fils, tous deux ingénieurs lui succèdent et développent l’entreprise.
En 1921, ils fusionnent avec la société Betts et Cie basée à Floirac ce qui porte le capital à 4 millions de francs formant la société anonyme Betts et Blanchard.
Plusieurs innovations techniques sont mises au point notamment les tubes aluminium pour emballage, les bouchons de liège avec bague de bois dur, les bouchons à vis en matière plastique, tous types de contenants en étain.
L’ensemble compte plus de 400 employés et le chiffre d’affaires se porte pendant l’entre deux guerres à 100 millions de francs par mois !
En 1945, l’usine transforme annuellement 700 tonnes de métal ! En 1950, il y a 23 chaînes de production sur le site de Saint-Seurin qui produisent jusqu’à 90 millions de capsules par an.
Devenu CEBAL, filiale du groupe Péchiney, le plafond de 100 millions de capsules par an est franchi en 1973.
L’activité de production de capsule existe toujours dur le site historique, sous le nom de Amcor Flexible Capsules France.

LA FOIRE-EXPO DE COUTRAS DE 1949A la sortie de la seconde guerre mondiale, la vie était difficile et le modèle social et...
23/05/2026

LA FOIRE-EXPO DE COUTRAS DE 1949
A la sortie de la seconde guerre mondiale, la vie était difficile et le modèle social et économique qui prévalait avant la guerre allait se terminer… La municipalité de Coutras avec pour maire Mme Antoinette LUQUOT, désirant promouvoir le progrès, encourager l’amélioration agricole et susciter un peu d’émulation au sein de la population, a organisé sa première foire-exposition du 20 au 22 août 1949.
L’objectif était de présenter une vitrine des activités agricoles et industrielles du canton de Coutras et partager les innovations du moment. Durant 3 jours, le programme était riche et varié avec des concours parfois étonnants : concours du plus beau stand, concours viticole, concours-démonstration de matériel agricole motorisé. Tout le centre-ville était bouclé et recouvert de stands de toute nature et une partie de la fête se déroulait vers Eygreteau.
Les animations complétaient la fête : concert par l’union musicale de Coutras, retraite aux flambeaux, danses folkloriques, bal, spectacles d’humour, radio-crochets. De très nombreux prix étaient distribués : bovins, chevaux, ovins, lapins, volailles, …
Les concours de labours et démonstrations de tracteurs se déroulaient à la Galostrine et la photo ci-contre nous montre Mlle Jambon qui a terminé première de sa catégorie pour le labour au tracteur !
L’inauguration, s’est déroulée en présence des autorités, et notamment Gabriel TAÏX, représentant le ministre du commerce et de l’industrie. Un banquet officiel a été servi à 12 h 30 à l’hôtel de la Paix.
Trois jours de festivités avec le parrainage du journal Sud-Ouest qui a largement annoncé et couvert l’événement.

UNE VISTE ROYALE EN PAYS DE COUTRAS EN 1845Rappelons que Louis-Philippe est devenu Roi des français en 1830. Parmi ses e...
17/05/2026

UNE VISTE ROYALE EN PAYS DE COUTRAS EN 1845

Rappelons que Louis-Philippe est devenu Roi des français en 1830. Parmi ses enfants, c’est son fils aîné qui était pressenti pour lui succéder : Ferdinand-Philippe d’Orléans, duc d’Orléans. Mais ce dernier est décédé en 1842. C’est donc son frère Louis d’Orléans, duc de Nemours qui devient le régent en cas d’accession au trône de son jeune neveu le comte de Paris. Louis d’Orléans avait épousé en 1840 la princesse Victoire de Saxe-Cobourg-Gotha qui devient ainsi duchesse de Nemours.
Il se trouve que Le duc de Nemours et son épouse entament un voyage dans le sud-ouest de la France en 1845. Ils quittent le palais des Tuileries le 23 juillet et voyagent en partie en chemin de fer, puis en voiture à cheval. Ils traversent le Cher, l’Indre, la Creuse, la Haute-Vienne, la Corrèze et la Dordogne.
Ils font leur entrée officielle en Gironde par une halte à Saint-Médard-de-Guizières à l’occasion d’un changement de chevaux. Ils sont reçus par le préfet de la Gironde, le baron de Sers et par le sous-préfet de Libourne, accompagnés du préfet de la Dordogne. Le prince mit alors pied à terre. Le préfet le complimenta par un discours l’assurant du meilleur accueil dans le département de la Gironde. Le préfet parle « d’un peuple tranquille et laborieux, confiant dans la sagesse du Roi, heureux des bienfaits de son règne ». Il assure au régent que « les enfants seront prêts à se dévouer à lui pour maintenir l’œuvre sublime de son auguste père ; qu’ils garderont la mémoire de sa gracieuse visite, dans laquelle va se serrer de plus en plus les liens qui unissent au trône les nouvelles générations » …
En réponse, le duc de Nemours a dit son émotion en pensant au passé comme à l’avenir au moment d’entrer « dans le beau département de la Gironde".
Ensuite le curé de Saint-Médard-de-Guizières a présenté au prince, un boulet de canon de la bataille de Coutras en lui rappelant combien son ancêtre, Henri IV, s’était illustré lors de cette bataille. Le convoi a alors repris sa route, passant sur les hauteurs du Pétreau à Abzac où était assemblé de très nombreux habitants d’Abzac et de Coutras. Là était dressé une tente et un arc de triomphe, endroit propice qui surplombe la vallée de l’Isle pour expliquer au duc les circonstances détaillées de la bataille de Coutras du 20 octobre 1587. Le maire et le curé d’Abzac ont à leur tour complimenté le prince, pendant que des jeunes personnes offraient des fleurs à la princesse.
Le même jour, le convoi reprenait sa route en direction de Libourne.
Quel événement pour l’époque ! Mais qui s’en souvient ?

GASTON AUBIER (1853-1930), UN HOMME ENGAGE POUR LE PROGRES AGRICOLENé en 1853 à Périgueux, Gaston AUBIER a épousé en 187...
09/05/2026

GASTON AUBIER (1853-1930), UN HOMME ENGAGE POUR LE PROGRES AGRICOLE
Né en 1853 à Périgueux, Gaston AUBIER a épousé en 1875 à Marguerite VIAULT, descendante d’une vieille famille de Coutras.
Copropriétaire du moulin de Barnabé, sur l’Isle à Périgueux, il vivait à Porchères dans sa propriété de Champeville. Il y avait fait construire une serre qui lui permettait de cultiver des plantes exotiques. À Périgueux, en 1880, il remporta même une médaille d’or de première classe à l’exposition d’horticulture pour ses plantes de serres chaudes et tempérées, notamment pour des caladiums et perles du Brésil. Par ailleurs, il obtint également une récompense pour la qualité de sa farine.
Dès cette époque il devient administrateur de la Banque de France à Périgueux, De plus il est resté 25 ans président du tribunal de commerce de Périgueux.
C’était un agriculteur et agronome averti. Il élevait en particulier des vaches et taureaux de la race limousine pour lesquels il a reçu de très nombreux prix et notamment le premier prix au concours général agricole de Paris en 1906 ! La photo ci-contre est impressionnante et montre ce taureau médaillé d’or né à Porchères le 11 février 1903 qui a eut les honneurs de la presse dans le Mois commercial et agricole et dans le Journal de l’Agriculture !
C’est lui qui avait créé, à Porchères des comices agricoles avec un concours de race limousine pour lequel les agriculteurs venaient de toute la région.
Il s’est aussi fortement impliqué pour reconstituer le vignoble bordelais après la crise phylloxérique.
Maire de Porchères en 1906 à 1911, il jouissait de l’estime de tous et était d’une scrupuleuse honnêteté. Il s’est vu décerner la Légion d’Honneur le 7 août 1926.
Ses deux enfants sont décédés jeunes. Sa fille à l’âge de 18 ans et son fils en 1917 lors de la Guerre de 14-18.
Gaston AUBIER décède à Porchères en 1930 et est inhumé dans le cimetière, dans une concession à perpétuité « offerte par la municipalité » dès 1919 en reconnaissance des tous les services qu’il a rendu à la commune.

JANVIER 1502 : L'ETAPE A GUITRES DE PHILIPPE DE HABSBOURG ET JEANNE D’ARAGON Du 3 novembre 1501 au 7 mai 1502 (185 jours...
02/05/2026

JANVIER 1502 : L'ETAPE A GUITRES DE PHILIPPE DE HABSBOURG ET JEANNE D’ARAGON

Du 3 novembre 1501 au 7 mai 1502 (185 jours) l’archiduc Philippe de Habsbourg, dit Philippe le Beau, et sa femme Jeanne d’Aragon, dite Jeanne la F***e, voyagent de Bruxelles à Tolède pour recevoir l’hommage des Cortès. Ils traversent la Belgique, la France et l’Espagne. La relation de ce voyage fourmille de descriptions et de détails sur les villes et villages traversés, l’accueil par la population et les autorités locales.
Des évènements divers vont perturber le voyage : le mauvais temps et les rivières en crue, mais aussi la peste à Bordeaux, qui oblige le cortège à contourner la ville.
Philippe de Habsbourg, appelé aussi Philippe 1er de Castille, surnommé Philippe le Beau (1478, Bruges – 1506, Burgos) fut par sa mère l’héritier de l’État bourguignon et par mariage (avec Jeanne d’Aragon dite Jeanne la F***e, la fille du roi Ferdinand II d’Aragon et de la reine Isabelle Ire de Castille) roi de Castille et de León. Philippe était également l’héritier des possessions des Habsbourg mais il n’en hérita jamais, ayant précédé son père dans la tombe.
Arrivant à Guîtres le mercredi 5 janvier 1502 depuis Montlieu, le texte en ancien français nous dit qu’ils arrivent : « au giste a ghystres que est assez belle place pour vng villaige, et y a vne tresbelle grosse riuiere que y passe portant petis bateaux, se nomme la dite riuiere Lille ». Le couple était logé dans une très belle maison où ils firent bonne chère et l’on fit sonner les cloches à l’occasion de leur passage.
Le lendemain, ils assistèrent à la messe dans l’abbatiale puis, de retour à leur logis, ce fut de défilé de toute la noblesse du bordelais et de la ville de Bordeaux qui apportèrent des cadeaux nombreux et importants : des chapons gras, perdrix, faisans, des oiseaux de rivière et des lamproies, des pommes d’orange, de l’hypocras, et du vin « bon et exquis » !
Le même jour un groupe de 8 trompettes du roi d’Espagne arriva à Guîtres, en provenance d’Angleterre où ils venaient d’assister au mariage de la sœur de Jeanne d’Aragon avec le fils du roi d’Angleterre !
Et le vendredi 7 janvier, le convoi reparti de Guîtres pour cheminer jusqu’à Castillon passant « en my le chemin y auoit vne tresbelle petite villette que se nomme saint milion ou se tenoient les presidens et seigneurs du conseil du Roy ».
Quel événement ! Ce n’est pas tous les jours qu’on reçoit des familles royales à Guîtres !

LE PASSAGE DE LA STATUE DE LOUIS XVI A LA ROCHE-CHALAIS EN 1869En 1825, la ville de Bordeaux a commandé à l’artiste Nico...
26/04/2026

LE PASSAGE DE LA STATUE DE LOUIS XVI A LA ROCHE-CHALAIS EN 1869
En 1825, la ville de Bordeaux a commandé à l’artiste Nicolas RAGGI une statue en bronze représentant Louis XVI en costume de sacre. Cette statue est coulée à Paris en 1829 par Charles CROZATIER mais les événements historiques et la succession des différents régimes ralentissent son édification qui n’aura lieu à Bordeaux qu’en mars 1878 ! 50 ans plus t**d ! La statue avait des dimensions impressionnantes avec ses 5,83 m de hauteur et avoisinait 12,5 tonnes. Elle est chargée sur un char spécialement conçu tiré par une vingtaine de chevaux. La gravure présentée nous montre le convoi partant du dépôt des marbres à Paris.
Nous avons donc la chance de voir une photo du passage de ce convoi exceptionnel dans le bourg de la Roche Chalais, photographié le 26 juillet 1869. En effet, la statue arrive à Bordeaux le 30 juillet 1869.
Pour des questions politiques la statue ne sera montrée au public qu’en mars 1878 dans une arrière salle du musée des beaux-arts de Bordeaux.
Le 27 octobre 1941, le conservateur du musée, M. Jean Gabriel Lemoine reçoit une notification indiquant que d’après la loi du 11 octobre 1941 sur la mobilisation des métaux non ferreux, la statue doit être fondue. Et le 29 décembre 1941, les ouvriers de deux entreprises chargées de la démanteler se présentent au musée. La statue est définitivement détruite en janvier 1942 et rapporte 12587 kg de bronze à 30 francs (anciens) le kilo.
Seul reste la photo de son passage à la Roche-Chalais !

LA MAISON SOUEF DEVENUE HOTEL HENRI IV A COUTRASFace à la gare de Coutras, aujourd’hui, tout le monde connait l’hôtel He...
19/04/2026

LA MAISON SOUEF DEVENUE HOTEL HENRI IV A COUTRAS
Face à la gare de Coutras, aujourd’hui, tout le monde connait l’hôtel Henri IV.
Mais qui se souvient de la taillanderie SOUEF, qui occupait de bâtiment à l’origine ?
A l’emplacement du bâtiment actuel se trouvait, avant 1900, une maison bourgeoise transformée en hôtel qui dépendait de l’hôtel du Louvre. Après un incendie, l’ensemble a été acheté par M. SOUEF qui a reconstruit le tout tel qu’il existe encore aujourd’hui.
Le fils SOUEF a transformé ces bâtiments en taillanderie, confection d’outils pour sabotiers (paroirs, cuillères, rouanettes, haches à bucher…) et en clouterie. La qualité des produits était telle que la maison SOUEF expédiait dans toute la France et même en Amérique ! La proximité de la gare de Coutras particulièrement facilitante. Cette petite entreprise occupait 5 ouvriers.
En 1936, la taillanderie avait cessé son activité depuis longtemps, elle a été transformée en usine de chaussures. Puis en 1958 elle devient la propriété de M. SAUBUSSE qui la transforme en garage. Un temps propriété de M Gabriel PAGES, fondateur du GRAHC, le bâtiment est racheté en 1987 par MM. BELAYGUE et DESSALES et transformé en hôtel et baptisé « hôtel Henri IV » car, à Coutras, la mémoire du Roi Galant hante encore la ville.
Face à la gare, il est aujourd’hui une évidence… mais il n'en a pas toujours été ainsi !

LORSQUE LA DRONNE ETAIT FLOTTABLE… RETOUR EN 1753.Aujourd’hui, si en regardant la paisible rivière de la Dronne, on voya...
11/04/2026

LORSQUE LA DRONNE ETAIT FLOTTABLE… RETOUR EN 1753.

Aujourd’hui, si en regardant la paisible rivière de la Dronne, on voyait passer plus de 1000 pièce de bois qui descendait la Dronne de Ribérac à Coutras, nous n’en croirions pas nos yeux… et pourtant !
Guillem OTARD, négociant demeurant au bourg de Saint-Privat était chargé de fournir du bois de construction « pour les vaisseaux de sa majesté » à Rochefort.
Plus de 1000 pièce de bois de grande dimension ont été mises à l’eau en aval de Ribérac et ont cheminé sans encombre, franchissant une vingtaine de chaussées de moulin, jusqu’en amont du dernier moulin, celui de Coutras, appartenant à Moïse FORMEL. Le 11 octobre 1753, ce dernier refuse d’ouvrir les pelles de son moulin, craignant que les passages de ces bois n’abîment les équipements du moulin.
Pas moins de 7 actes notariés dressés par Maître DUPUY, notaire royal à Coutras ont été nécessaire pour faire avancer la situation. En vain ! Mais à force de tremper dans l’eau, les morceaux de bois commençaient à couler au fond de la rivière !
Face au refus par Moïse FORMEL d’ouvrir les pelles du moulin et en raison du bois qui s’abîme, Guillem OTARD prend la décision de faire sortir toutes les pièces de bois hors de l’eau et d’en faire dresser un inventaire par le notaire. 11 ouvriers ont travaillé 12 jours pour extraire 1142 pièces de bois ! Leur longueur moyenne était de 4 à 6 mètres, allant jusqu’à 11 mètres, leur largeur entre 30 et 50 cm et leur épaisseur de 5 à 13 cm.
S’il n’y avait pas eu cet « incident » avec Moïse FORMEL, peut-être nous n’aurions jamais su que la Dronne a été utilisée pour le flottage du bois… En matière historique, les procès jouent un rôle précieux pour nous apprendre des détails qui, sans eux, ne seraient pas connus.
Même sur la Dronne, la vie n’est pas un long fleuve tranquille !
(D’après un article publié en 2023 par Philippe RALLION)

Adresse

12, Rue Victor Hugo
Coutras
33230

Notifications

Soyez le premier à savoir et laissez-nous vous envoyer un courriel lorsque Histoire et Patrimoine du Nord-Libournais - GRAHC publie des nouvelles et des promotions. Votre adresse e-mail ne sera pas utilisée à d'autres fins, et vous pouvez vous désabonner à tout moment.

Contacter L’organisation

Envoyer un message à Histoire et Patrimoine du Nord-Libournais - GRAHC:

Partager