A Manca

A Manca Pè un Sucialisimu Demucraticu è Autogestiunnariu, oghje più cà mai. http://www.a-manca.corsica

Surveillance du STC et attaques contre la Corse : halte à la stratégie de la tensionA Manca condamne avec la plus grande...
08/05/2026

Surveillance du STC et attaques contre la Corse : halte à la stratégie de la tension

A Manca condamne avec la plus grande fermeté les méthodes policières qui visent des responsables du STC.

La pose de dispositifs consistant à écouter et filer des syndicalistes est totalement inacceptable. Cela constitue une atteinte gravissime à l’action syndicale que rien ne saurait justifier. Indubitablement, ce sont des services de police qui se sont rendus coupables de la mise en place de dispositifs destinés à mettre sous surveillance des militants syndicaux. Cela n’a pu être exécuté sans les ordres de leur hiérarchie.

Nous constatons que se multiplient depuis ces dernières semaines des attaques frontales autour de la question de la langue corse et de son enseignement. Ces provocations sont à relier aux derniers événements visant le STC. Une nouvelle fois et à l’heure d’échéances politiques majeures, se met en branle une stratégie de la tension. Cela n’a hélas rien de nouveau. Déjà dans le passé, de telles méthodes furent employées afin de faire échouer toute perspective de solutions politiques concernant l’avenir de notre pays.

Sans tergiverser en aucune manière, ce gouvernement se doit de mettre un terme à des manœuvres de basse politique. Il ne peut y avoir de double attitude : l’une affichant une prétendue volonté politique et l’autre consistant à entraver dans l’ombre un processus dit d’autonomie.

Nous affirmons ici qu’au sein de l’appareil d’Etat agissent des forces radicalement hostiles aux intérêts du peuple corse. Ces factieux doivent être identifiés et sanctionnés. Rappelons qu’il en va de la responsabilité majeure des plus hautes autorités de l’Etat français et du gouvernement.

A MANCA.

SUSTEGNU à i travagliadori di A POSTA DI LISULA IN GREVAA Manca vole purtà un' sustegnu fraternu à l'inseme di i fattori...
05/05/2026

SUSTEGNU à i travagliadori di A POSTA DI LISULA IN GREVA

A Manca vole purtà un' sustegnu fraternu à l'inseme di i fattori è di l'agenti in greva di a Posta di Lisula.

Dumandanu ch'elli sianu impiegati più parsunali chì e so cundizione di travagliu s'impeghjureghjanu ogni ghjornu in u silenziu cù a criscenza di u numaru di pacchetti pustali inviati è da distribuisce sempre più prestu à sempre più ghjente.

A direzzione patrunale face nece d'ùn sapè a rialità di a sucetà di cunsumu 3.0 è ùn accunsenta à risponde li. In riposta, si sò impegnati cù forza in un'azione sindicale assignalata chè no sustinemu di core.

Di pettu à un' cuntestu di sfragellu suciale à prò di i patroni è di i più ricchi chì ammuntanu sempre più prufitti, in un' tempu di crisa generalizata à tutte e scale è à tutti i duminii, tempu d'offensiva massima contr'à u mondu di u travagliu, sta greva illimitata ci mostra un' andatura curagiosa da seguità.

Sola l'auto urganizazione in tutti i spazii d'azione pussibule pò rende a dignità à quelle è quelli chì si danu di rimenu pà stantà si un' buccone. Sta strategia s'arremba nant'à una cuscenza di classa, solu arnese di a lotta ch'ùn si pò mette in opposizione cù l'altri cumbatti indispensevuli pà un' emancipazione glubale di l'esse.

A Manca

Soutien aux travailleurs de La Poste de L’Île-Rousse en grève

A Manca souhaite apporter un soutien fraternel à l’ensemble des facteurs et des agents de La Poste de L’Île-Rousse en grève.

Ceux-ci demandent des embauches supplémentaires, alors que leurs conditions de travail se dégradent chaque jour dans le silence, avec l’augmentation du nombre de colis à traiter et à distribuer toujours plus rapidement à un nombre croissant de destinataires.

La direction fait mine d’ignorer la réalité de la société de consommation actuelle et refuse de leur apporter des réponses. En réaction, les salariés se sont engagés avec détermination dans une action syndicale que nous soutenons pleinement.

Face à un contexte de casse sociale au profit des employeurs et des plus riches, qui accumulent toujours davantage de profits, dans une période de crise généralisée à tous les niveaux et dans tous les domaines, marquée par une offensive accrue contre le monde du travail, cette grève illimitée montre une voie courageuse à suivre.

Seule l’auto-organisation, dans tous les espaces d’action possibles, peut redonner de la dignité à celles et ceux qui luttent pour vivre dignement de leur travail. Cette stratégie repose sur une conscience de classe, seul véritable outil de militantisme actif, qui ne saurait s’opposer aux autres combats indispensables à une émancipation globale de l’être humain.

A Manca

Prima di maghju : l’urgenza suciale è ecunomica contr’à l’indignità di i capiimpresa prufittatori di guerraBona festa in...
01/05/2026

Prima di maghju : l’urgenza suciale è ecunomica contr’à l’indignità di i capiimpresa prufittatori di guerra

Bona festa internaziunale di e travagliadore è di i travagliadori !

A Manca adirrizza un’ pinseru particulare à a mimoria di i dui morti à ghjornu tombi sfruttati da i so patroni in u silenziu in i cantieri di isse tarre.
Sò belle poche l’urganizazione pulitiche à dinuncià è prupone di mette fine à issu scandalu.
Vulemu à contu nostru purtà sta vulintà di fà sente a so voce è fà ricunnosce sta vargogna internaziunale : milioni di travagliadori morenu di cattivi trattamenti pà arricchiscenu patroni chì si ne impippanu.
U mondu di u travagliu pare sempre più invisibilizatu à tutte e scale d’urganizazione di a sucetà. È u raportu capitale/ travagliu hè sempre più à favore di i patroni.

Mandemu dinò un’sustegnu maiò dinò à tutte quelle numarosissime chì à cumpetenze pare, toccanu sempre guasi 20% di menu cà l’omi.
Infine, A Manca face soia a rivindicazione di sparte è tassà i prufitti indegni di guerra ch’elli ammansanu i capiimpresa di u sittore di l’energie pitruliarie è gaziere.

In issu prima di maghju, l’urgente primura ferma a ghjustizia suciale è l’ecosucialisimu, puntelli indibbuliti di un’autentica dimucrazia spanticati da i guverni liberali-autoritari di issu mondu.

A Manca

Sustegnu à Scola corsaLingua corsa, lingua viva in carrughju !A Manca chjama e so militante è i so militanti à participà...
27/04/2026

Sustegnu à Scola corsa
Lingua corsa, lingua viva in carrughju !

A Manca chjama e so militante è i so militanti à participà à a mubilizazione in difesa di Scola Corsa stu Marti 28 d’aprile in Aiacciu è in Bastia !
Ch’ella campi l’andatura immersiva.
Ramintemu ci chì a diglussia à favore di u francese cuntribuisce à fà more a lingua nostra.
Evviva a lingua corsa obligatoria in tarra soia !

A Manca

30/03/2026

La profanation de Teghjime marque l'aboutissement de l'imprégnation d'une idéologie d'extrême-droite, néo fasciste et identitaire largement présente dans notre pays. Les vieilles antiennes des racines chrétiennes de la Corse associées…

APPEL AU VOTE POUR LA LISTE BASTIA INSEME   Les électrices et électeurs de Bastia doivent refuser que le vote du second ...
21/03/2026

APPEL AU VOTE POUR LA LISTE BASTIA INSEME

Les électrices et électeurs de Bastia doivent refuser que le vote du second tour dans leur ville le dimanche 22 mars réduise sa portée et signification politique à un pitoyable « tous contre Gilles Simeoni » sans un gramme de contenu idéologique, au nom d’une simple bataille personnelle des ego en vue des prochaines échéances électorales.

Il est dans l’ADN politique de notre organisation A Manca de refuser tout chèque en blanc à quiconque mais également de se battre contre le confusionnisme et le délitement des repères idéologiques relevant de visions du monde diamétralement opposées. Or, ce confusionnisme s’incarne dans la longue liste de toutes celles et ceux qui ont comme seul thème de campagne du second tour le « n’importe qui sauf Simeoni ».

La droite claniste et affairiste bastiaise qui porte en étendard la spéculation immobilière comme le refus de la moindre politique écologique s’unit donc pour prétendre au pouvoir local en affichant une porosité croissante et indéniable aux idées néofascistes nauséabondes qui se placent en troisième position et font une OPA sinistre sur les quartiers sud de Bastia.
C’est là pour nous un des principaux périls que révèlent d’ores et déjà le premier tour.

A cette union des droites réalisée s’ajoute un effondrement idéologique net à gauche contre lequel nous devons clairement nous dresser. Il se voit particulièrement illustré par la faute morale de la liste PCF dont les dirigeants décident d’appeler à voter pour ceux qui dès lundi dernier proposaient de fusionner leur liste avec l'extrême droite néo-fasciste et néo-réactionnaire en offrant dans le même temps un poste d'adjoint à la sécurité au sieur Battini.

Ils les préfèraient alors déjà à la liste portée par Simeoni alors que ce dernier s’est déclaré prêt à ouvrir les ports de Corse aux réfugiés de Méditerranée face à la montée de la haine anti migratoire.
Le PCF a-t-il oublié qu’il manifestait pourtant avec nos miltantes et militants et ceux de la liste qu’il veut faire battre devant le cinéma Le Régent en refus de tous les discriminations ?

Les électrices et électeurs communistes ou sincèrement ancrés à gauche auront nous l’espérons la mémoire d’éléphant nécessaire pour s’en souvenir dans l’isoloir.
Et que dire de Sacha Bastelica qui entretient le flou artistique et pratique le « en même temps » d’un « pas de consigne de vote » mais « aucun voix à l’extrême droite ». C’est donc bien une simple et triste histoire de personnes et de querelles d’ego.

C’est pourquoi A Manca, dans un contexte dramatique de pertes de repères et de faillite de l’éthique politique la plus élémentaire, appelle à voter et faire voter pour la liste Bastia Inseme.
A MANCA.

20/03/2026

Dimanche 22 mars les électrices et électeurs d’Aiacciu auront la possibilité de rompre avec la calamiteuse gestion de l’ex-majorité sortante. Cette droite n’a eu de cesse que de favoriser la…

Calvi, l’histoire d’une politique d’incapable.Cela fait 31 ans qu’Ange Santini est au pouvoir à Calvi. 31 ans, ce n’est ...
13/03/2026

Calvi, l’histoire d’une politique d’incapable.

Cela fait 31 ans qu’Ange Santini est au pouvoir à Calvi. 31 ans, ce n’est pas rien.

En 31 ans, nous avons connu la naissance du Web grand public, Google, le passage à l’euro, ladroitisation du mouvement national corse, le 11 septembre, l’invasion de l’Irak, l’élargissement de l’Union européenne à l’Est, la crise financière de 2008, le Printemps arabe, l’intensification de la désertifications de nos villages de l’intérieur, le mariage pour tous, les grandes mobilisations contre le CPE et la loi Travail, la progressive construction des filières bilingues dans l’Académie, le triomphe du totalitourisme en Corse, , le Brexit, l’inscription de l’IVG dans la Constitution, l’espoir d’une Corse autonome et digne, le Covid-19, l’invasion russe de l’Ukraine, la guerre à Gaza, le retour de Trump.

En 31 ans, certain·es lecteur·rices de ce texte ont eu le temps de naître, de grandir, puis d’avoir à leur tour des enfants !

Et à Calvi, en 31 ans, comment la ville a-t-elle évolué ?
Qu’a eu le temps de faire M. Santini ?

Qu’on gère un camping ou une ville, au bout de 31 ans, il faut faire les comptes.
Alors, le fameux « ruissellement touristique » fonctionne-t-il ? Derrière la vitrine touristique de Calvi, la propagande et la pensée performative, que disent les faits ?

À Calvi, le taux de pauvreté atteint 21 %[1], contre 18,1 % en Corse et 14,5 % en France métropolitaine. Dans le même temps, 50 % de la population vit avec moins de 20 080 € par an et par unité de consommation, contre 22 390 € en Corse et 23 160 € en France métropolitaine[1]. Le niveau de vie médian local est donc inférieur à celui de la Corse comme de la France, et relativement proche du seuil de pauvreté, fixé à 1 158 € par mois pour une personne seule en 2021, soit 13 896 € par an.

Sous la mandature Santini, les résidences secondaires passent de 1 678 à 2 989 (+78,1 %), et leur part dans le parc grimpe de 45,3 % à 54,0 %[1]. Les résidences principales passent, elles, de 1 850 à 2 352 seulement (+27,1 %). Les prix des loyers ont explosé. Les Calvais·es sont chassé·es de leur ville.
A. Santini, c’est 31 ans d’une politique de dépossession.

Qu’a fait M. Santini pour freiner cette spéculation immobilière ? Eh bien : « Nous avons rendu plus de 200 familles propriétaires et réservé 10 % aux primo-accédant·es dans le PLU. » L’argument est aussi affligeant que révélateur.
Permettez-nous une mise en perspective : 200 familles aidées pendant que 1 311 résidences secondaires s’ajoutent. Cela représente 1 famille aidée pour 6,5 résidences secondaires. Quant aux 10 % pour les primo-accédant·es dans le PLU, cela veut aussi dire 90 % pour le marché libre.Quel exploit. Ange Santini va même plus loin : il limite la majoration de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires à 30 %, alors que la loi permet de monter jusqu’à 60 %.
A. Santini, c’est 31 ans d’une politique d’impostures.

A. Santini ne cesse de brandir, comme son argument fétiche, les fameux 24 millions de sa dernière mandature.
24 millions investis en six ans. Le chiffre impressionne — jusqu’à ce qu’on le mette en perspective. Bonifacio, ville de taille comparable, a investi 54 millions. Son taux de pauvreté est de 16 %, son chômage de 13,5 %[2]. Face à cette comparaison, M. Santini invoque une formule magique : « Comparaison n’est pas raison. » Curieuse rationalité, d’ailleurs très sélective : quand il s’agit de justifier que Calvi ne peut pas évoluer l’hiver, il n’hésite pas, lui, à la comparer à… Paris.

Puis vient l’argument massue : « Calvi, c’est 6 000 habitant·es. C’est impossible de faire plus. » Si M. Santini ne peut pas le faire, alors personne ne le peut. Quelle prétention. Quelle paresse intellectuelle.
Mais M. Santini, Calvi, ce n’est pas seulement 6 000 habitant·es. C’est 400 000 passager·ères aérien·nes par an. C’est 16 600 lits touristiques marchands. C’est 2 millions de nuitées pour le seul bassin Calvi-Balagne. C’est 2 989 résidences secondaires. C’est une ville qui, chaque été, voit sa population multipliée par dix.
C’est une ville qui doit fournir l’eau, les transports, les déchets et l’assainissement pour des dizaines de milliers de personnes — avec le budget et les ambitions d’un village.
A. Santini, c’est 31 ans d’une politique sans horizon ni courage, et les ravages écologiques d’un développement sans limite.

Mais la mandature A.Santini, c’est aussi :
L’eau la plus chère de France — ou presque. Le prix de l’eau et de l’assainissement à Calvi est supérieur de 60 % à la moyenne nationale. Pour une famille, cela représente un surcoût de 293 euros par an.
Des comptes présentant des problèmes de traçabilité pour 16 % des opérations comptables selon la Cour des comptes (CRC). En clair : l’argent de l’eau des Calvais·es sert à boucher les trous du budget.
Des fournisseur·euses payé·es à 81 jours, alors que le maximum légal est de 30. La ville de Calvi paie ses factures quand elle le peut — ou quand elle le veut.
C’est aussi un patrimoine bradé. L’affaire des concessions d’aménagement à la Semexval résume à elle seule la méthode Santini. Le montage initial prévoyait un excédent de 1,9 million d’euros. Le résultat réel ? Un déficit de 4 millions, soit un écart de 5,9 millions. Pour combler le gouffre, la commune doit céder gratuitement 2,8 hectares de terrain communal. Un terrain que la CRC évalue à 3,5 millions d’euros, quand France Domaine l’estimait entre 625 000 euros et 2,15 millions.
C’est aussi la Pinède : construire d’abord, piétiner les règles ensuite. En 2009, la mairie tente de rendre constructible une parcelle de la Pinède — classée ZNIEFF, site inscrit, espace boisé classé — pour y implanter un bâtiment et un parking. Petit détail : la mairie « oublie » de signaler au Conseil des sites que le terrain est en zone naturelle d’intérêt écologique. U Levante attaque. Le tribunal administratif annule la délibération en 2011. La cour d’appel confirme en 2013. Mais les bâtiments, eux, avaient déjà été construits, sans permis…
A. Santini, c’est 31 ans d’une politique de saccage du bien commun.

Et puis il y a la reconnaissance du peuple corse.
En 2021, 68 % des Corses votent pour les listes autonomistes et nationalistes aux territoriales. L’Assemblée de Corse adopte le projet constitutionnel d’autonomie à 46 voix contre 16. Même 51 % des Français·es y sont favorables. Et que répond M. Santini ? « L’autonomie n’est pas une fin en soi. Personne ne m’en parle à Calvi. On me parle de problèmes concrets… » L’argument est grotesque et malhonnête. Car la vérité est bien plus simple. Nommé au CESE par Sarkozy, soutien de Fillon puis de Pécresse, décoré de la Légion d’honneur par Darmanin en personne à Calvi en novembre 2024, décrit par la presse comme celui qui « murmure à l’oreille du ministre de l’Intérieur », M. Santini n’est pas le maire des Calvais·es. Il est le relais de Paris en Balagne.
Ange Santini, c’est 31 ans d’une politique d’opportunisme et de fidélité aux politiques de domination de l’État français.

Que dire de la jeunesse calvaise ? Qu’y a-t-il à Calvi pour un·e jeune de 18 ans en 2026 ? Rien. Pas de cinéma. Pas de conservatoire. Pas de MJC. Pas de skatepark. Pas de local ados. Pas de maison des jeunes. Rien. En 31 ans, une génération entière de Calvais·es a grandi, a cherché un cinéma — il fallait aller à l’Île-Rousse. A cherché un emploi — on leur a proposé quatre mois de saison à 10,50 € de l’heure. A cherché un logement — un T2 entre 600 € et 800 € pour un SMIC à 1 400 €. Alors ils et elles sont parti·es. Et on appelle ça une réussite.

Et la culture, dans tout ça ?
Elle existe — mais elle ne doit rien à M. Santini. Elle doit tout aux associations calvaises. La salle de spectacle ? L’intercommunalité. Et quand cette salle est enfin inaugurée — après 20 ans d’attente — les mêmes associations qui portent la culture calvaise à bout de bras ne sont même pas invitées. Elles manifestent dehors, sous une banderole : « Eppuru simu quì. » Tout ce qui vit à Calvi vit malgré la mairie.
Ange Santini, c’est 31 ans d’une politique de déconnexion du réel.

Une fois ce bilan posé, il n’y a plus grand-chose à discuter.
Ange Santini c’est la politique de l’incapable.
Après 31 ans de pouvoir, Ange Santini n’a pas préparé l’avenir de Calvi : il a accompagné un modèle qui enrichit la vitrine et fragilise la vie.
Une ville plus chère, plus inégalitaire, plus dépendante de la rente, plus difficile à habiter pour celles et ceux qui y vivent à l’année.
Aucun enjeu d’avenir n’est sérieusement affronté : ni le climat, ni le logement, ni la précarité du travail, ni la jeunesse. C’est la politique de la méritocratie de l’héritage et de la servilité.
Depuis 31 ans, une seule logique domine : laisser prospérer les intérêts installés pendant que le reste de la population s’adapte, s’épuise ou s’en va. Personne ne le fera changer.

Vous qui avez grandi sous ces 31 ans, ne faites plus semblant. Vous le savez. Vous avez vu les volets se fermer en octobre. Vous avez vu les loyers monter et vos ami·es partir. Vous avez fait la saison pour ceux qui viennent, puis cherché quoi faire quand ils repartent. Vous avez vu le patrimoine se vendre, l’eau augmenter, les promesses s’évaporer. Vous connaissez le prix de cette ville — pas celui des brochures, celui du quotidien. Vous savez que ce qui tient encore debout ici, ce sont les gens.

S’associer à M. Santini, c’est accepter la fatalité, la politique du « marche ou crève » et du « profite et tais-toi ». C’est accepter qu’une ville entière continue d’être sacrifiée à la rente et au renoncement.
C’est refermer le linceul sur une ville qui est passée de phare culturel de Corse à simple station balnéaire.
Voilà la vérité du système Santini : non pas gouverner, mais gérer l’usure ; non pas construire l’avenir, mais prolonger un ordre qui profite à quelques-uns.

Face à cette liste aux élans mortifères, il y a Calvi 365.
Et cette année, contrairement à ce que pense M. Santini, elle a toutes ses chances de faire trembler la citadelle.
C’est une action salutaire que d’essayer de mettre fin à 31 ans de règne claniste. Pour tenter d’y parvenir, cette liste prône une autre vision de la politique de la ville. Une liste plus à gauche que celle de M. Santini — ce qui n’est pas bien difficile — et une charte qui nous paraît davantage en accord avec les aspirations de notre peuple et plus ancrée dans les réalités du terrain[10] :

« Logement: combattre la spéculation, loger les Calvais d’abord ;
Jeunesse: conseil municipal des jeunes avec budget participatif ;
Culture et langue corse: patrimoine vivant, pas folklore pour touristes ;
Rigueur financière: fini les montages opaques ;
Démocratie: permanences ouvertes, consultations citoyennes ;=
Limitation à deux mandats»
Et même si, une fois encore, le monde du travail est traité comme un angle mort — comme si les travailleur·euses, les saisonnier·ères, les précaires et celles et ceux qui font tenir cette ville ne comptaient pas — nous souscrivons à cette charte comme base de travail.

Ce à quoi nous souscrivons beaucoup moins, en revanche, et que nous condamnons, c’est la participation dans cette liste d’une membre du RN. Parti fasciste, raciste, réactionnaire, néo-conservateur.

L’argument du « nous prenons toutes les idées » est une lâcheté politique déguisée en ouverture d’esprit.
Le fascisme n’est pas une idée. Les ancêtres SS de ce parti ont sur les mains le sang de Danielle Casanova, Fred Scamaroni, Jean Nicoli, Arthur Giovoni et tant d’autres résistant·es corses qui ont donné leur vie pour éradiquerla peste brune.
Pas de langue. Pas d’Assemblée. Pas de statut de résident. Pas d’autonomie. Pas de communauté. Pas de destin. Pas de Corses. Voilà ce que représente le RN en Corse. Comme nous l’avions déjà énoncé, la pollution idéologique de l’extrême droite gagne du terrain. Alors nous ne sommes pas étonné·es que le fascisme s’infiltre dans les interstices de listes nouvelles, traversées d’incohérences politiques et fragilisées par leurs propres contradictions : c’est son mode opératoire.

Mais même ici, la politique d’A. Santini a de l’influence. La volonté si forte de le chasser du pouvoir amènera certainement des Calvais·es à voter en se bouchant le nez.

Dimanche, les Calvaises et les Calvais seront seul·es dans l’isoloir — eux et la masse pléthorique des procurations.
Qu’importent ce qu’il avait promis ou ce qu’ils avaient déclaré : ils et elles seront seul·es.
Ils et elles auront le choix de mettre fin à un règne délétère ou non. S’ils et elles en décident ainsi, ce long cycle d’incurie prendra fin, et ce sera une bonne nouvelle pour l’avenir des Calvais·es.
À ce moment-là, l’opposition devenue majoritaire devra faire preuve de courage et se débarrasser du poison fasciste si elle veut respecter sa charte.

Dans le cas contraire, les Calvaises et les Calvais auront élu un nouveau roi, et il devra faire face à des militant·es déterminé·es à lutter contre ce qui serait un nouveau coup de boutoir porté à la ville.

A MANCA

Les sources :

Cela fait 31 ans qu’Ange Santini est au pouvoir à Calvi. 31 ans, ce n’est pas rien. En 31 ans, nous avons connu la naissance du Web grand public, Google,…

Conquêtes féministes : de faux problèmes et un moteur grippéQue pourraient encore vouloir les femmes en ce 8 mars ?La qu...
08/03/2026

Conquêtes féministes : de faux problèmes et un moteur grippé

Que pourraient encore vouloir les femmes en ce 8 mars ?
La question revient régulièrement, comme si l’essentiel des combats féministes avait déjà été gagné et qu’il ne restait plus que des revendications marginales. Elle se pose bien sûr dans les divers milieux où le patriarcat triomphe encore ouvertement, mais aussi, de façon plus étonnante, au sein même de certaines associations ou groupes féministes.
Alors qu’une guerre intestine virulente oppose trop souvent les féministes, les avancées arrachées ces dernières décennies suscitent ce que les observateurs et connaisseurs des sciences sociales appellent un « retour de bâton ». Examinons donc la situation de plus près.
Force est de constater que de profondes fractures idéologiques séparent celles qui, selon leurs propres mots, « n’ont rien contre les hommes » et se veulent des féministes modérées — soit les libérales — et celles dont la radicalité et le désir de revanche consisteraient à produire de la déconstruction chez les hommes : là seraient rangées les matérialistes, les intersectionnelles et tant d’autres composantes du mouvement féministe.
Disons-le clairement : cette distinction est loin d’être pertinente, et nous autres féministes corses d’A Manca en appelons à l’unité stratégique dans l’action. Derrière la prétendue modération se cache bien souvent une réticence idéologique face à l’ampleur des transformations nécessaires. Derrière l’accusation de haine des hommes se trouve en réalité une critique de la lutte contre le patriarcat que certains ou certaines préfèrent caricaturer pour mieux la disqualifier.
En effet, comment parler de modération lorsqu’il s’agit de conquérir les droits et le rôle social que l’on refuse obstinément aux femmes depuis des millénaires au moyen de la violence ? Peut-on être modérément égales ?
Quel positionnement sage et modéré permettrait d’arracher ce que de nombreux cycles de mobilisations, aussi intenses que réitérés à travers les âges, n’ont pas réussi à obtenir ?
Comment espérer la mort du patriarcat et le triomphe de l’égalité en oubliant la puissance du système capitaliste, qui fait des femmes les premières précaires dans des secteurs comme le tourisme, les loisirs, la santé ou l’éducation ? Comment rêver à l’effondrement du patriarcat sans éduquer les garçons de manière diamétralement opposée à la tradition ?
Car le patriarcat ne se limite ni aux mentalités ni aux comportements individuels. Il est inscrit dans des structures sociales, économiques et politiques qui organisent durablement les inégalités. En Corse comme ailleurs, ces mécanismes prennent souvent la forme d’une précarisation accrue des femmes, d’une invisibilisation de leur travail et d’une sous-représentation persistante dans les lieux de pouvoir.
Éduquer les garçons, s’opposer au virilisme chez les hommes de tous âges, tout en reconnaissant la solidarité de nombreux hommes engagés dans ce combat : tel est le défi d’un féminisme corse. Il se heurte également au contexte d’une montée d’identitarismes religieux cherchant à remplacer une religiosité populaire traditionaliste déjà problématique.
Là réside la nécessité d’un féminisme qui ne peut être source de rupture avec l’oppression que s’il est unitaire, ancré dans son territoire et capable de distinguer et de nommer clairement son adversaire : le patriarcat.
Alors que cette guerre intestine inutile nous prive de force et que nous nous perdons en faux débats nourris par des questions mal posées, la bête renaît de ses cendres.
Les remises en cause de conquêtes fondamentales comme le droit à l’avortement se multiplient dans des pays dits démocratiques, comme la Pologne ou l’Italie, sous l’effet de gouvernements conservateurs ou néofascistes. Dans les établissements scolaires, les adolescents influencés par des contenus néoréactionnaires sur les réseaux sociaux cultivent plus que jamais le virilisme. Dans le même temps, les violences et attentats inspirés par l’idéologie masculiniste apparaissent désormais en Europe, jusque dans l’école, sans pour autant susciter la réaction politique urgente qu’ils devraient appeler.
Plus saisissant encore, certains acquis comme la parité en politique, obtenue en France en 2000, se voient largement minorés par la réalité du terrain. Ce qui semblait acquis et consolidé se délite.
Ainsi, en ces semaines d’élections municipales, bien des listes dans les villages de Corse ont eu du mal à matérialiser la parité. Combien de rôles de gentilles potiches sont encore assignés à ces dames ? Combien de figurantes ?
Quant aux têtes de listes femmes, pensez-vous vraiment qu’elles soient à parité réelle avec leurs homologues masculins ?
Alors que d’aucuns vivent l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution française comme la panacée, l’acmé des combats féministes, qu’en est-il du front de l’égalité face au travail ? Les femmes gagnent toujours, en moyenne, près de 20 % de moins à diplômes et compétences égales. Nihil novi sub sole.
Et que dire de la prise en charge sanitaire des enfants ? Selon de récentes études, elle incombe encore à près de 80 % aux femmes, qui dans le même temps négligent leur propre santé.
Ces réalités rappellent une évidence trop souvent oubliée : les conquêtes féministes sont réelles, mais elles restent très fragiles et clairement inachevées.
En ce jour de visibilité donné aux luttes, rappelons l’urgence pour les féministes de cesser de s’opposer entre elles et de concentrer leur combat contre les structures patriarcales qui persistent malgré les avancées. Car l’égalité ne se décrète pas une fois pour toutes : elle se conquiert, se défend et se reconquiert sans cesse.

Donne di Manca

GUERRE EN IRAN : REFUSONS LE « SI TU VEUX LA PAIX, PREPARE LA GUERRE »   L’Iran est depuis quarante-sept ans une dictatu...
02/03/2026

GUERRE EN IRAN : REFUSONS LE « SI TU VEUX LA PAIX, PREPARE LA GUERRE »

L’Iran est depuis quarante-sept ans une dictature théocratique criminelle qui opprime les femmes et les minorités, exerçant une répression implacable sur toutes les formes d’opposition comme en témoigne la multitude d’opposantes et opposants politiques qui croupissent dans les geôles du régime.
Malgré l’héroïsme d’une majorité de femmes et d’hommes de ce pays, aucune mobilisation, même massive, n’a pu venir à bout de cette tyrannie sanglante : ni le mouvement « femmes, vie, liberté », ni le dernier épisode d’ampleur des 8 et 9 janvier, soulèvement réprimé avec une violence inouïe, à l’origine de plusieurs milliers ou dizaines de milliers de victimes, selon des ONG.

Ce régime, par sa politique nucléaire et sa course à l’enrichissement, fait pour couronner le tout peser un risque existentiel sur l’Etat d’Israël en œuvrant de toutes les manières à sa destructions depuis 1979.
Si la guerre lancée conjointement ce samedi 28 février par Israël et les États-Unis peut sembler de prime abord légitime dans un tel contexte, elle ne s’avère en réalité ni conforme au droit international ni porteuse d’une quelconque perspective démocratique pour la population iranienne.

En effet, c’est la Charte des Nations unies de 1945 qui encadre le recours à la force armée entre Etats. Son article 2 interdit le recours à la force sauf dans deux hypothèses : l’autorisation du Conseil de sécurité ou l’exercice de la légitime défense en cas d’attaque armée. En l’absence de telles situations, une intervention qualifiée de « préventive » ne trouver aucun fondement juridique reconnu par l’ordre international.

S’agissant des États-Unis, la Constitution fédérale confie au Congrès le pouvoir de déclarer la guerre Si le président est le commandant en chef des forces armées, l’engagement unilatéral des forces armées est strictement encadré. Le chef de l’exécutif doit envoyer une notification au Congrès dans un délai de quarante-huit heures en limitant dans le temps toute intervention non autorisée par celui-ci.

Dans ces conditions, une opération militaire engagée sans autorisation préalable du Congrès et sans base juridique internationale claire semble constituer un pas supplémentaire vers une forme de régime autoritaire.
Illégale, cette guerre ne pourra en aucun cas apporter de perspectives politiques démocratiques mais risque fort de plonger la région déjà lourdement éprouvée depuis des décennies dans un indescriptible chaos à la Syrienne. D’ailleurs qui pourrait encore suspecter Trump ou Netanyahou de vouloir installer la démocratie chez les autres alors qu’ils participent à sa destruction dans leurs propres pays ?

Au-delà du prétendu argument sécuritaire, cette guerre peut aussi servir un objectif géopolitique plus large : fragiliser l'Iran pour mieux menacer une source essentielle d'approvisionnement pétrolier pour la Chine et en cela, peser indirectement sur son économie.

Cette farce cynique de deux Etats volant au secours du peuple iranien, pourtant oublié en janvier dernier ne saurait un instant faire illusion et masque fort mal les objectifs de chacun. Il s’agit sans doute pour Trump d’une diversion électoraliste : faire oublier la compromettante et tentaculaire affaire Epstein tout en continuant à se présenter à son électorat comme un faiseur de paix en défense des « intérêts américains » alors que Netanyahou poursuit son obsession de remodeler par la brutalité des armes et les crimes sur civils l’ensemble du Moyen Orient afin d’y faire régner un Israël hégémonique aux visées expansionnistes voire coloniales.

Parce qu’un changement de régime aspirant à la démocratie repose sur le droit à l’autodétermination des peuples seul et ne peut jamais venir d’une agression extérieure, comme l’ont démontré tous les précédents de ces dernières décennies, au Moyen Orient comme ailleurs dans le monde, il faut cesser les habillages et les escroqueries.

L’opération conjointe israélo-américaine n’est que l’énième expression d’un retour des impérialismes dans un nouvel ordre mondial en cours de décomposition- recomposition. Ce nouvel état du monde brutalise les peuples tout en feignant de rechercher leur libération, prétend défendre les intérêts d’autrui tout en masquant la nature des siens propres.

La survenue brutale d’une guerre moyen- orientale d’ampleur va plonger sans nul doute les peuples et les sociétés dans la mort et le chaos dans tous les domaines du quotidien. Au-delà de cette triste perspective, les risques politiques comme les risques d’extension du conflit dans le cadre d’une mondialisation capitaliste des économies planent aujourd’hui sur une partie du monde.

Face à l’escalade militaire en cours, il est urgent d’exiger un cessez-le-feu immédiat et le retour au cadre du droit international. Comme nous l’avons dit, aucune guerre préventive, aucune intervention extérieure ne saurait ouvrir la voie à la démocratie : seule la mobilisation des peuples eux-mêmes peut fonder un changement politique durable.

Nous affirmons notre solidarité pleine et entière avec les femmes, les travailleurs, les jeunes et les minorités d’Iran qui luttent courageusement contre la dictature théocratique. Leur combat pour la liberté, l’égalité et la justice sociale ne peut être confisqué ni instrumentalisé par des puissances poursuivant leurs propres intérêts stratégiques.

Nous refusons toute logique de blocs et toute militarisation accrue des relations internationales. La paix, le respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes et la relance d’un cadre multilatéral de négociation constituent les seules voies responsables pour éviter l’embrasement régional et un nouveau cycle de chaos.

Plus que jamais, les peuples doivent s’opposer aux logiques impérialistes et à l’économie de guerre qui sacrifient les sociétés au profit des puissances et des industries d’armement. C’est par la solidarité internationale et la mobilisation populaire que pourra s’ouvrir une perspective de paix et d’émancipation.
A Manca

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